Bonjour à tous Je suis un nouvel arrivant dans le métier. Cela fait à peine un peu plus de 3 ans que je pratique comme secouriste, secouriste-professionnel, ambulancier, technicien-ambulancier, technicien-ambulancier-paramédic ou paramédic. Prenez le terme qui vous conviendra dutiliser
Je me souviens très bien de ma formation au cégep Ahuntsic. Une formation tout de même complète, solide, intensive. Lorsque je me suis présenté à ma première journée de cours, en avril 2003, je navais aucune idée dans quoi je membarquais, mais je savais que je ferais le plus beau métier du monde. Je savais également que je subirais les horaires de faction, et jétais conscient que cela comportait beaucoup d inconvénients. Jétais tout de même prêt à mengager. Aujourdhui, je me rend compte que jétais totalement inconscient de ce qui mattendais. Les horaires de faction étant la pire invention du siècle. Il faudra que ce type dhoraire soit éliminé et ce, à la grandeur du Québec. Même là où il ny a que 50 appels par année Est-ce que cest un rêve que j ai ou si ça arrivera vraiment un jour? Je me souviens que les enseignants au cégep nous disaient que le métier était en crise mais que ça ne pouvait que saméliorer. Je crois quils étaient sincères. Ils nous disaient que le pire était passé. Tout le groupe les croyait. Jai également souvenir quun jour, un des enseignants nous avait dit ceci : « Larrivée au pouvoir du Parti Libéral ne peut quêtre bénéfique pour le pré-hospitalier au Québec. Ils ont déjà créée un comité pour améliorer les SPU. Le gouvernement a donc à cur le système pré-hospitalier. » Oui! Oui! Cest ce quil nous a dit! Malheureusement, rien na bougé, rien na avancé, rien na été amélioré, bien au contraire. Au point où, à peine 3 ans ½ après mon début dans le métier, je songe très sérieusement à le quitter pour entreprendre une carrière où je me sens respecté, écouté et surtout appuyé. Je me donne jusquà la prochaine négociation et si elle nest pas satisfaisante, je me retirerai. Les SPU nont jamais été aussi malades au Québec et ce qui est le plus déroutant, cest que le pire est à venir. Le gouvernement le sait, les compagnies ambulancières le savent et nous le savons également. La preuve étant celle-ci : le gouvernement na démontré aucune ouverture pour les SPU depuis leur élection. La preuve étant le torchon quon nous a forcé à signer sous une pluie de menaces venant tant du gouvernement que de notre chère RETAQ. Une autre raison pour laquelle je crois que le pire est à venir vient du fait où même entre nous, il y a énormément de dissensions. À lire les dizaines de courriers que nous avons reçu via SMU ces derniers temps, il y a une vive opposition entre Montréal/Laval et le reste de la province. Isolons US et nous retrouvons les mêmes divergences dopinions à même cette corporation. De plus, ce nest pas plus rose dans les régions. Il y a beaucoup de dissidence entre les régions elles-mêmes. Comment en arriver à une professionnalisation si tout le monde tire à boulets rouges sur les autres? Çen est déconcertant. Afin davoir un poids drôlement plus considérable auprès des instances gouvernementales, il faudra nous unir dans ladversité. Les gens des régions et ceux dUS doivent se tenir la main. Dans un courriel précédent, quelquun affirmait, et avec raison, que tant et aussi longtemps quune ambulance se présentera au chevet dun malade, même avec un délai de plus de 2 heures, les gens ne feront aucune pression sur les gouvernements pour que le système soit amélioré. Pourquoi? Car la population na aucune idée de notre métier et de nos préoccupations. À la limite, elle sen « fout » royalement puisquelle nest pas sensibilisée aux problèmes que vit le SPU présentement. Les médias nen parlent pas et lorsqu ils en parlent, cest un spot de 13 secondes entre la météo et la chronique culturelle dont personne nécoute. (sarcasme) Pourquoi nexisterait-il pas un comité inter-régional (lire Québecois) qui s occuperait uniquement à sassurer que les médias parlent de nous et de notre réalité? Ce comité pourrait faire en sorte que les problèmes dans les SPU soient bien connus de lensemble de la population. Javoue que cest quelque chose de très compliqué à mettre en place, mais je crois sincèrement que cest dans le domaine du possible. Cette façon de faire avantagerait la population, les employés du SPU et également les compagnies ambulancières. On a avantage à se faire connaître. Prenez exemple sur les pompiers et les policiers. Dès quun conflit semble se poindre à lhorizon, toute la population est mise au courant. Ils ont des relations-média très puissantes. Pourquoi ne serions-nous pas capable den faire autant? Loin est de moi lidée de faire le procès des compagnies ou des paramédics de la province. Mon seul but étant de faire connaître mon opinion et de proposer une réflexion. Nous sommes tous dans le même bateau et nous aurions grand intérêt à ramer dans le même sens si on ne veut pas couler. Tommy Bélanger Paramédic PSP Abitibi-Témiscamingue PERSONAL & CONFIDENTIAL - This email is intended solely for the use of the individual to whom it was addressed. 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