Pas mal aberrant comme situation...  Voir texte plus-bas.

http://www.csn.qc.ca/Communiques/CommJuillet07/Comm19-07-07a.html


André Beaulieu
paramédic Montréal-Laval
membre APPQ et SPH


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Violence au travail
Le MSSS et l'Agence de la santé et des services sociaux de la Côte-Nord tardent 
à agir


Le Rassemblement des employés techniciens ambulanciers-paramédics du Québec 
(RETAQ-FSSS-CSN) demande que l'Agence de la santé et des services sociaux de la 
Côte-Nord et le ministère de la Santé et des Services Sociaux prennent les 
mesures qui s'imposent pour relever de ses fonctions de paramédic Réjean 
Hovington. Reconnu coupable de voies de fait, ce dernier est aussi 
copropriétaire du Service d'ambulance Sacré-Cour inc. Le syndicat considère que 
l'agence ne peut, en outre, maintenir le permis de cette entreprise dans le 
réseau en raison de son laxisme à contrer la violence au travail. 

Dans son jugement rendu, le 4 avril dernier, la juge Nathalie Aubry de la Cour 
du Québec a déclaré M. Hovington coupable de voies de fait sur un autre 
ambulancier-paramédic, lors d'une altercation survenue, le 29 novembre 2005, 
dans le garage du service ambulancier, à Sacré-Coeur, après un appel de 
service. Le 11 juillet dernier, l'ordonnance émise par la Cour condamne M. 
Hovington à une peine d'emprisonnement avec sursis d'un mois, à purger au sein 
de la collectivité sous certaines conditions, et à deux ans de probation. 

Malgré ce jugement de culpabilité, ni l'Agence de la santé et des services 
sociaux, ni le ministère de la Santé et des Services Sociaux, n'ont cru bon de 
relever M. Hovington de ses fonctions. Le syndicat dénonce cet immobilisme de 
la part des autorités, pourtant promptes à agir dans d'autres situations 
similaires. « Quand un employé est trouvé coupable de voies de fait, la 
direction d'un établissement prend immédiatement des mesures disciplinaires qui 
peuvent aller de la suspension au congédiement. Comment se fait-il que les 
autorités du réseau n'ont pris jusqu'à maintenant aucune mesure dans ce cas-ci? 
Il ne devrait pas y avoir deux poids, deux mesures lorsqu'il s'agit de 
violence. Dans aucun cas, que ce soit un employé ou un cadre, l'utilisation de 
la violence ne devrait être tolérée pour régler un différend », affirme Deono 
Émond, président du RETAQ-CSN. 

Le RETAQ souligne que le syndicat souscrit à la politique de la Fédération de 
la santé et des services sociaux ainsi qu'à celle de la CSN pour contrer la 
violence sous toutes ses formes dans les milieux de travail, que ce soit avec 
un autre employé, un bénéficiaire ou un cadre. « Si M. Hovington avait été un 
de nos membres, nous n'aurions pas pu, dans ces circonstances, prendre sa 
défense », ajoute M. Émond. Lors de l'altercation, M. Hovington a, entre 
autres, secoué et traîné sur une vingtaine de pieds son collègue de travail qui 
a attteri dans une poubelle remplie de rebuts et de déchets biomédicaux et, où 
il lui a encore asséné une vingtaine de coups de poing. 

La victime n'a pas pu reprendre le travail et garde des séquelles 
psychologiques. Elle a déposé trois plaintes devant la Commission des relations 
du travail, une pour violence au travail, une autre pour harcèlement et une 
troisième pour s'être vu refusée de reprendre le travail. M Hovington l'a en 
effet congédiée en 2006 plutôt que de lui permettre un retour progressif au 
travail. 

Le RETAQ considère aberrant que M. Hovington soit toujours en poste. Le 
syndicat demande que celui-ci soit relevé de ses fonctions de paramédic et de 
cadre. Si M. Hovington a pu continuer à pratiquer jusqu'à maintenant, ce n'est 
pas étranger au fait qu'il est copropriétaire à part égale avec deux autres 
personnes de ce service ambulancier. Ses partenaires semblent avoir fermé les 
yeux sur ce comportement de violence inacceptable. 





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