? ? ?

Donc si je lis bien ce que tu dis
C'est que les femmes ont un seuil de la souleur SUPÉRIEUR aux hommes

Charles
Comme en répartition
2 information contradictoire 
Appel une troisième source pour confirmer ou infrmer


----- Original Message ----
From: Marcel Lapensée <[EMAIL PROTECTED]>
To: [email protected]
Sent: Tuesday, October 16, 2007 9:16:33 AM
Subject: SMU-L: RE: SMU-L: RE: SMU-L: :Re: URG-L: evaluation douleur échelles > 
10/10 ??

Salut Sébastien,
 
Tu disais: Le seuil de douleur varie d’une personne à l’autre, quel que soit 
son sexe.

La dessus, j'apporterais un petit bémol, les femmes ont un seuil douloureux 
inférieur à celui des hommes. Cela a été prouvé. Cette différence 
s’expliquerait par des variétés hormonales et serait de nature quantitative et 
qualitative. Les femmes ont une capacité "naturelle" de faire face à la douleur 
parce qu‘elles ont une voie plus holistique et intégrée dans l’approche de la 
douleur. Mais effectivement, hommes ou femmes, le seuil de douleur varie.
 
 

Marcel Lapensée
Paramédic 
Corporation d'Urgences-Santé 
Membre APPQ 

http://www.paramedicduquebec.org





From: [EMAIL PROTECTED]
To: [email protected]
Subject: SMU-L: RE: SMU-L: :Re: URG-L: evaluation douleur échelles > 10/10 ??
Date: Mon, 15 Oct 2007 19:58:04 -0400


Estimées consœurs, estimés confrères.
 
L’échelle de douleur reste avant tout une échelle subjective, ce qui signifie 
qu’elle se rapporte seulement à l’appréciation du patient.  Elle n’a aucune 
valeur mesurable et quantifiable.
 
Le seuil de douleur varie d’une personne à l’autre, quel que soit son sexe.
 
 
Prenons par exemple Bob Gainey, qui a une forte tolérance à la douleur.  Il a 
joué les séries éliminatoires (et gagné la coupe Stanley) avec des dislocations 
aux deux épaules.  Je ne connais pas beaucoup de gens qui peuvent en faire 
autant.  Prenons maintenant son confrère de l’époque, Larry Robinson, qui a 
manqué une partie des séries à cause d’une blessure à un genou.  Il ne pouvait 
tout simplement pas tolérer la douleur.  
 
Alors pourquoi demander au patient de quantifier sa douleur sur une échelle de 
1 à 10 (1 à 5, peu importe…).  C’est pour avoir un point de référence, tout 
simplement.
 
Si le patient accuse une DRS à 12 sur 10, c’est que ça lui fait mal.  Après 2 
nitros, la douleur est descendue à 3 sur 10.  Conclusion : la nitro a agit, et 
la douleur a diminué.  C’est tout.  J’ai déjà eu des patients en infarctus 
massif, confirmé par le 12 dérivés et le cardiologue, qui avaient une douleur à 
3 sur 10.  Pour eux, c’était douloureux mais encore supportable.  Et des 
patients avec des crampes abdominales à 9 sur 10.  C’était donc, pour eux, à la 
limite du supportable.
 
Donc, l’échelle de douleur nous sert plutôt à voir la progression de la 
condition du patient, avec le temps et les traitements que nous lui prodiguons. 
 Utiliser cette échelle d’autres façons dans un but, par exemple, diagnostic 
est complètement farfelu.
 
J’ai lu beaucoup de manuels, et dans aucun il n’est fait mention que « si le 
patient dit qu’il a une douleur à 7 sur 10 ou plus c’est plus dangereux ».  
Tous les livres s’entendent cependant pour dire que cette échelle fonctionne 
bien pour voir l’évolution de la condition du patient.
 
Voilà, c’est tout pour aujourd’hui.
 
Paramédicalement vôtre
 
Sébastien Gagnon, AEMCA
Paramédic.

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