Ton analyse est très juste,  Luc,  et plus on parlera des SMU dans les médias,  
plus le public sera conscientisé et réagira aux actes à poser devant une 
urgence.  Mais pour ça,  ça prendrait du leadership dans plusieurs champs 
d'intervention,  et tant que le public ne fera pas pression sur les 
gouvernements,  on n'aura droit qu'à des initiatives locales,  sans impact 
majeur,  à l'inverse de la ville de Seattle.

Et ce n'est pas avec du personnel-cadre non-paramédic,  autant dans les Agences 
qu'à Urgences-santé,  qu'on y parviendra...

Regarde l'état des infrastructures:  Québec vient d'annoncer $30 milliards sur 
5 ans !  Pourquoi ?  Parce qu'ils en ont senti l'urgence,  et la pression de la 
population.  Imagine l'impact d'investir quelques 200 ou 300 millions dans les 
SMU,  quelle différence ça ferait !

Alors pour l'instant,  les gens se contentent de mettre une serviette mouillée 
d'eau froide sur le front du patient en attendant l'ambulance,  ou couchent 
bien à plat le monsieur en infarctus,  et évitent bien sûr d'utiliser un DEA à 
portée de la main,  pourtant "idiot-proof"... Soupir !


André Beaulieu
paramédic Montréal-Laval
membre APPQ et SPH




----- Original Message ----- 
From: "Luc" <[EMAIL PROTECTED]>
To: <[email protected]>
Sent: Monday, October 29, 2007 11:54 PM
Subject: SMU-L: Solution: Défibrilateur inutile...


> Sans savoir exactement ce qui s'est passé puisqu'il y a peu de détails à 
> ce lien, les appareils public (PAD) ne nécessitent aucune formation pour 
> leur utilisation.
> Ceci étant dit,
> - plus il y aura de DEA (PAD) dans des organisations,
> - plus le public les remarquera,
> - plus les gens formés en RCR maintenant ont l'obligation de connaitre 
> le concept de DEA,
> - tout cela fait en sorte que l'avénement des DEA est encore très 
> nouveau pour le public mais vous verrez au cours des prochaines années, 
> il y aura plus de gens qui interviendront dans ce type de situation, 
> c'est ma croyance.
> 
> Pour notre région, l'Abitibi-Témiscamingue, les organisation détenant un 
> DEA sont invités à contacter l'Agence de santé pour les aviser d'un tel 
> appareil dans la batisse, de ce fait, une liste est établie avec les 
> coordonnées des intervenants sinon la localisation exacte des appareils 
> et cette liste est mise à jour et acheminée au CCS de 
> l'Abitibi-Témiscamingue. Lorsqu'un ACR survient, ils détiennent 
> l'information qu'il y a un DEA près de l'incident et peuvent suggérer à 
> l'appelant ou à une autre personne (ou encore appeler sur place) et 
> aller le chercher et ainsi donner les consignes d'utilisation si 
> requise....comme ca on boucle la boucle...
> 
> De mon avis, aujourd'hui avec les cellulaires, il est trop facile 
> d'appeler le 911 pour demander l'ambulance dans le cas d'un ACR et ainsi 
> être à quelques pas d'un DEA sans le savoir.(anciennement on avisait le 
> personnel de l'entreprise ou on téléphonait à partir d'un bureau, comme 
> ca les gens étaient au courant et pouvait aider les citoyens) ....on a 
> ici  chez nous un exemple d'une personne qui a louée une salle de 
> conférence dans une batisse qui détient un DEA mais cette personne est 
> de l'extérieur, lorsqu'il y eu un malaise, l'ambulance a traité et 
> transporté le pt (heureusemenet pas en ACR) et c'est seulemenet à la vue 
> de l'ambulance que le personnel s'est approché avec le DEA au cas 
> ou....sans savoir ce qui se passait parce que l'appelant a contacté le 
> 911 avec son cell. Depuis ce temps, on supporte TOUS les organisations 
> qui font l'acquisition d'un DEA de différent moyens et on dresse la 
> liste régulièrement de la localisation des DEA.
> 
> C'est mon humble avis....
> 
> Luc Tremblay, TA
> Rouyn-Noranda
> 
> --- SMU-L
> Les moderateurs de la liste d'echange du prehospitalier sont Andre 
> Beaulieu, Jean Blanchette et Stephan Gascon. Vous pouvez les joindre 
> a [EMAIL PROTECTED]
>

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