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La grande séduction des paramédics
 

Par François Drouin
 
 


  
Les ambulanciers Joël Dubé et Patrick Dumont ont procédé à un exercice de RCR. 
Photo: François Drouin 
 

Vendredi dernier s’est déroulée l’opération charme des paramédics du 
Grand-Portage, de Témiscouata et de Québec. Ils ont donc convié à 
Rivière-du-Loup les différents médias pour une journée découverte du métier de 
technicien ambulancier. Une invitation que n’a pas refusée Info-Dimanche. Au 
menu, démonstration de réanimation d’une personne en arrêt cardiorespiratoire, 
cours de RCR et conduite d’une ambulance. Émotions et découvertes ont été au 
rendez-vous.
 
Pour accueillir les journalistes, l’enseignant et panelliste à LCN Réjean 
Léveillé et le directeur des communications à la Corporation Urgence-Santé de 
Montréal, André Champagne, étaient présents. L’objectif est avoué, faire sortir 
les paramédics de l’ombre, mettre en lumière la qualité, l’importance et la 
complexité de leur travail. 
 
Voyez un extrait du cours de RCR :
  

La voix hors champ est celle de Nicolas Leblanc, conseiller à l'amélioration 
continue  de la qualité des services préhospitaliers d'urgence à l'Agence de 
santé.
 
« Ce type d’activité contribue à faire connaître le travail du paramédic aux 
journalistes qui sont plus à même de le transmettre à la population », raconte 
M. Champagne. M. Léveillé ajoute : « Il n’y a pas que les pompiers et les 
policiers sur les lieux d’accidents. Seulement, quand nous arrivons pour les 
fins du reportage, les paramédics ont déjà quitté les lieux. Faire un petit 
bout dans leurs souliers permet donc aux journalistes de mieux comprendre 
l’attitude et le travail des paramédics ». C’est en 2001 que le panelliste a 
été initié au métier de paramédic. 
 
Entrevue avec Réjean Léveillé : 
  

Dès l’avant-midi, les journalistes ont été conviés à une démonstration de 
réanimation d’un arrêt cardiorespiratoire. Ils ont ensuite eu droit à une 
rapide formation en RCR. Ils ont été sensibilisés à l’importance pour 
l’ensemble de la population de suivre cette formation. Puis, après un goûter, 
les journalistes ont eu droit à une rapide formation sur la conduite d’un 
véhicule d’urgence. Ils se sont donc retrouvés au stationnement du Centre 
commercial, au volant d’une ambulance. Virages, freinages, sirènes, rapidement 
la simulation a pris des airs de réalité, le stress et les émotions étaient au 
rendez-vous.
 
En après-midi, après un cours de conduite, les journalistes ont alors eu la 
chance de prendre place derrière le volant d’une ambulance et de se lancer sur 
le parcours. Photo : Joël Dubé
 
Nous les appelions brancardiers et ambulanciers, aujourd’hui ils sont 
paramédics. Ce sont de véritables professionnels. En cas d’urgence, ils sont en 
première ligne. « Sur le moment, nous ne voyons que ce que nous avons à faire, 
rien d’autre. Nous sommes totalement concentrés. Puis quand tout est fini, 
c’est là que ça nous rejoint, parfois, il m’arrive de me dire : mais qu’est-ce 
que je fais là? Mais c’est mon travail », raconte le paramédic Patrick Dumont.
 
En moyenne, par année, les paramédics du Grand-Portage doivent directement 
intervenir dans plus de 200 cas d’arrêts cardiorespiratoires. Chaque semaine, 
ils doivent intervenir dans une quarantaine de cas nécessitant un appel à la 
centrale 911. En cas d’urgence, le paramédic est le premier rempart à notre 
survie. Leurs nerfs d’acier, leur compétence et leur courage méritent notre 
reconnaissance.
Voici à quoi ressemble l’intérieur d’une ambulance. L’exiguïté des lieux et 
l’importance des opérations de réanimation font partie des nombreux défis 
qu’ont à relever les paramédics. Claustrophobe s’abstenir.Photo : François 
Drouin
 
Paramédic
Les techniciens ambulanciers préfèrent utiliser le terme « paramédic » 
puisqu’il leur donne un standard canadien. « Ça nous place sur l’échiquier 
mondial, nous sommes l’équivalent en soin primaire de n’importe qui au Canada 
ou aux États-Unis, ça nous donne une reconnaissance comme gens qui donnons des 
soins », précise M. Champagne.
 
RCR
 
Initiation à la RCR. « Vous êtes le premier maillon, celui qui est le plus 
important. Quand vous entreprenez des manœuvres de RCR, nos chances de sauver 
des vies augmentent considérablement », souligne le conseiller à l’amélioration 
continue de la qualité des services préhospitaliers de l’Agence de santé, 
Nicolas Leblanc. D’ailleurs, chaque minute qu’une victime passe en arrêt 
cardiorespiratoire fait chuter les chances de réanimation de 2 à 10 %. 
 
L’administration rapide de la RCR est vitale puisqu’elle permet de poursuivre 
l’oxygénation des tissus et la circulation sanguine. Elle augmente le temps de 
fibrillation du cœur. « Une personne qui tombe en arrêt cardiorespiratoire a un 
temps de fibrillation de quatre minutes, après il y a fibrillation fine pour 
une minute et ensuite c’est la systolie complète. Avec la RCR, on peut 
maintenir la fibrillation pendant près de 10 à 12 minutes. Il faut savoir que 
dès la quatrième minute d’inactivité, il y a possibilité de lésion cérébrale », 
explique M. Leblanc.
 
Le paramédic Joël Dubé a réussi l’exploit de conclure le difficile parcours en 
moins d’une minute sans toucher un seul cône.Photo : François Drouin
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