http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2009/04/20090414-055600.html
Hôpitaux
Plus d'ambulances dans les urgences
Éric Yvan Lemay
Le Journal de Montréal
14/04/2009 05h56
Les transports en ambulance ne cessent d'augmenter à cause du vieillissement de
la population.
© Le Journal de Montréal / Éric-Yvan Lemay
Le nombre moyen d'ambulances dans les urgences de Montréal a fait un bond
important au cours des derniers mois.
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Depuis le début de l'année 2008-2009, on compte une moyenne de 414 transports
par jour, contrairement à 409 l'année précédente. Ce qui frappe toutefois,
c'est la hausse stupéfiante enregistrée en décembre et janvier derniers, les
plus importants pics depuis février 2007.
Chez Urgences-Santé, on a remarqué une hausse qu'on chiffre à un peu plus de
2%depuis le début de l'année financière. Le vieillissement de la population
serait l'une des causes de cette hausse.
«C'est une cause très importante. Les gens sont plus pauvres, plus malades»,
dit un ambulancier rencontré dans le stationnement de l'Hôpital
Maisonneuve-Rosemont. Seulement à cette urgence, le nombre de transports en
ambulance est passé de 13 578 à 13 940 en un an.
Comme un taxi
Certains abuseraient également du transport ambulancier en utilisant de faux
prétextes. «Il y a de fausses urgences. Certaines personnes savent quoi dire au
téléphone pour avoir une ambulance rapidement», poursuit-il.
Ces appels sont toutefois rares et la plupart du temps, les patients ont besoin
de soins urgents. Ce qui cause toutefois des retards dans le service, c'est la
retenue de civière, qui est une pratique courante dans plusieurs urgences.
Civières retenues à l'urgence
Les ambulanciers doivent attendre de longues minutes, parfois des heures, avant
qu'on leur remette leur civière, à l'urgence. «On attend toujours. Ça fait
partie du quotidien. J'ai déjà attendu ma civière pendant deux heures et
quarante-cinq minutes», dit un autre ambulancier, sous le couvert de
l'anonymat.
La hausse de la demande, conjuguée à ces longues heures d'attente, n'est pas
sans conséquence. Certains jours, on doit carrément annuler les transferts
entre les hôpitaux, faute de personnel.
Lors de la présentation des chiffres au dernier conseil d'administration de
l'Agence de la santé, on parlait d'une hausse de 10 % par rapport à 2007-2008.
Ce chiffre a été revu à la baisse après que le Journal eut révélé que ces
données étaient erronées.