Une popote roulante pour les ambulanciers débordés<http://ruefrontenac.com/nouvelles-generales/sante/4720-popote-roulante-paramedics-montreal-laval> [image: PDF]<http://ruefrontenac.com/nouvelles-generales/30-sante/4720-popote-roulante-paramedics-montreal-laval?format=pdf> [image: Imprimer]<http://ruefrontenac.com/nouvelles-generales/30-sante/4720-popote-roulante-paramedics-montreal-laval?tmpl=component&print=1&page=> [image: Envoyer]<http://ruefrontenac.com/component/mailto/?tmpl=component&link=aHR0cDovL3J1ZWZyb250ZW5hYy5jb20vbm91dmVsbGVzLWdlbmVyYWxlcy9zYW50ZS80NzIwLXBvcG90ZS1yb3VsYW50ZS1wYXJhbWVkaWNzLW1vbnRyZWFsLWxhdmFs> Nouvelles générales - Santé Écrit par Louis Mathieu Gagné Samedi, 02 mai 2009 15:04 Mise à jour le Samedi, 02 mai 2009 16:08
Les paramédics ont trouvé une façon originale pour dénoncer leur surcharge de travail. Durant tout le week-end, une popote roulante circulera dans les rues de Montréal et de Laval pour leur permettre d’accomplir ce qu’ils n’ont pas toujours le temps de faire: manger! «Avec la surcharge qu’on a encore connue la fin de semaine dernière, on a décidé de prendre le taureau par les cornes, étant donné que l'employeur semble incapable de le faire. Manger, c'est non seulement un besoin primordial, surtout dans un métier, mais également un droit fondamental», affirme Réjean Leclerc, président du Syndicat du préhospitalier qui compte quelque 800 membres. Les ambulanciers paramédics disposent ce week-end d’une popote roulante en guise de protestation contre leurs horaires de travail surchargés qui les empêche à l’occasion de manger. Photo de Pascal Ratthé L’idée est née des problèmes du week-end dernier où, par mesure exceptionnelle, les ambulanciers ont vu leur droit à des pause-repas être suspendu en raison du volume d’interventions jugé trop élevé par l’employeur. Les choses ne se sont guères améliorer la nuit dernière. Un plan de contingences a dû être mis en place à la suite d’un nombre d’appels en attente trop importants. «Urgences-Santé a dû contacté les personnes en attente pour leur demander de se trouver une alternative de transport», soutient M. Leclerc. Manque de personnel, augmentation du nombre d’appels d’urgences, les ambulanciers paramédics se disent débordés de travail. Ils disent peiner à répondre aux appels dans les délais normaux, ce qui leur fait craindre un été «particulièrement difficile», selon le président du syndicat. Les travaux d’un comité mandaté par le ministère de la Santé en mars 2008 lors de la signature de leur nouvelle convention collective pour revoir leur organisation du travail se sont terminés dans l’impasse le 29 avril, selon M. Leclerc. «Urgences-Santé a rejeté la trentaine de solutions qu’on a présenté. Elle disposait même d’un budget de 500000$ pour faire des essais, mais elle ne l’a pas fait», déplore M. Leclerc, qui proposait notamment des incitatifs financiers et de nouvelles règles de disponibilité pour accroître le personnel. Le Syndicat du préhospitalier demande au ministère de la Santé d’intervenir. «On est sur le bord d’une pandémie (de la grippe A (H1N1)) et le taux d’absentéisme est à 30%. On ne peut pas continuer comme ça», dit M. Leclerc. «Le manque d’ambulanciers coûte à l’état, en temps supplémentaire, 1,5 millions de dollars par année. C’est de l’argent qui pourrait être utilisé à régler le problème», ajoute-t-il. À son avis, Urgences-Santé fait fausse route. «Elle mise sur l’embauche massive d’ambulanciers formés dans tous les collèges et l’augmentation de leur cohorte d’étudiants. Ça va peut-être régler le problème à long terme, mais pas dans l’immédiat», poursuit-il. La popote roulante s’est mise en route dès minuit dans la nuit de vendredi à samedi. Elle cessera ses livraisons 48 heures plus tard. Ses responsables iront nourrir les ambulanciers qui n’ont pu profiter de leurs heures de repas réglementées.

