source journal de montréal

http://www.canoe.com/infos/societe/archives/2009/05/20090513-052700.html


 Un homme de Laval se retrouve dans le coma après avoir attendu en vain une
ambulance pendant près d'une heure, alors qu'il était victime d'une
hémorragie et d'une crise d'asthme sévère.

Razmanali Hashuri, qui est âgé de 73 ans, s'est effondré sur le plancher de
sa maison du quartier Chomedey, vers 1h dans la nuit de samedi à dimanche.
Sa fille, qui vit avec lui, a aussitôt composé le 9-1-1.

«Mon père avait déjà fait une crise cardiaque. Il toussait en crachant du
sang et il avait de la difficulté à respirer», décrit Laila Hashuri, encore
secouée par l'émotion.

Les membres de la famille qui se trouvaient dans la maison ont attendu avec
anxiété l'arrivée de l'ambulance. Mais celle-ci s'est fait attendre. «Nous
avons appelé après 10 minutes, puis après 20 minutes. Les gens à l'autre
bout du fil nous disaient que l'ambulance allait arriver et de les rappeler
si la situation de notre père s'aggravait», pour-suit Mme Hashuri.

Mais aux yeux de la famille, la situation était déjà critique. Après plus de
45 minutes d'attente, leur père s'est évanoui. Deux des fils ont alors
décidé de le placer dans la voiture pour le conduire eux-mêmes à la Cité de
la santé de Laval.

«Nous avons roulé à toute vitesse, en brûlant les feux rouges. C'était
dangereux, mais nous n'avions pas le choix», raconte Imandad Hashuri.

À leur arrivée à l'hôpital, le médecin de l'urgence leur a demandé pourquoi
le transport avait été si long. «Il nous a dit que si nous étions arrivés
cinq minutes plus tard, notre père serait mort», continue Imandad Hashuri,
scandalisé.

*Manque d'effectifs *

Lorsque Le Journal a joint le porte-parole d'Urgences-Santé, hier
après-midi, celui-ci n'avait pas accès aux dossiers. «C'est difficile pour
moi de commenter, a répondu Benoît Garneau. Mais je peux dire que parfois
nous avons des difficultés à répondre à certaines situations moins urgentes
en raison d'un manque d'effectifs.»

Mais la famille Hashuri n'accepte pas ce genre d'explications qu'on leur a
aussi servi au moment de la crise de leur père. «On nous a dit que les
samedis soirs, c'était plus difficile. Mais qu'est-ce que ça veut dire? Mon
père a payé des taxes. Il a droit à ce service, même si c'est samedi soir»,
dénonce Mme Hashuri.

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