source : Rue Frontenac<http://www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/55-enjeux/7270-charles-poulin-paramedics>
Plus de 3000 paramédics québécois, dont ceux d’Urgences-santé, se préparent actuellement à une grève générale, qui serait déclenchée si jamais les négociations n’aboutissent pas d’ici la date butoir du 1erjuillet. Des paramédics de l’Estrie, de Montréal, de la Montérégie, de l’Outaouais et du Centre-du-Québec ont participé à une manifestation devant les bureaux de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie. Photo courtoisie CSN Le président du Syndicat préhospitalier (SP) d’Urgences-santé, Réjean Leclerc, envisagait la possibilité assez sérieusement pour se retrouver à Québec, jeudi, afin de mobiliser les troupes en vue d’un éventuel conflit. « Nous sommes présentement en médiation avec le ministère du Travail depuis lundi, indique M. Leclerc. Notre deuxième rencontre avait lieu jeudi, mais nous éprouvons des difficultés de rapprochement. Si rien n’a bougé le 1erjuillet, il faudra utiliser des moyens plus lourds. » Les négociations achoppent sur l’échelle salariale des paramédics. Le gouvernement en propose une à trois volets, qui ne tient compte que de la scolarité, alors que les syndiqués en veulent une seule qui considérerait scolarité, formation à l’interne et expérience. « Le diplôme d’études collégiales (DEC) n’existe que depuis 2006, fait remarquer Réjean Leclerc. C’est devenu une exigence minimale (d’embauche). Pourtant, les autres paramédics ont les mêmes tâches et responsabilités mais seraient désavantagés par l’échelle proposée par le gouvernement. » La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) détient un mandat de grève voté à 98 % par ses 3000 membres. La grève pourrait être déclenchée « à tout moment opportun », juge M. Leclerc. « S’il y a des signes d’ouverture, nous allons négocier de bonne foi, prévient-il. Nous ne saborderons pas de possibles avancées. Mais rien n’a bougé depuis six mois. »

