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(Québec) La menace de grève que laissaient planer les 3 200 ambulanciers du
Québec a eu son effet sur le gouvernement, qui a accepté de s'asseoir à la
table des négociations.

Le déclenchement de la grève générale illimitée, prévue pour demain, est
donc reporté au 4 juillet. « Le ton et l'attitude ont beaucoup changé. On
est toujours très loin d'un règlement, mais on est sur le bon sens, et c'est
ce qui est nouveau», a mentionné Jeff Begley, porte-parole des syndicats des
ambulanciers affiliés à la FSSS-CSN.



Cette reprise des négociations, qui se poursuivra jusqu'à vendredi, arrive
au moment où les syndicats venaient d'entreprendre une tournée des régions
pour préparer le déclenchement d'une grève après avoir, depuis plusieurs
mois, exercé de légers moyens de pression.

La convention collective des ambulanciers est échue depuis près de quatre
ans. «La nouvelle médiatrice a une influence positive, c'est certain,
puisque maintenant, on ne parle plus de trois échelles salariales, comme le
voulait le gouvernement, mais bien d'une seule. On n'a pas d'entente, mais
au moins, on parle de la même affaire», a-t-il dit. Du coté du ministère de
la Santé, même si on ne veut pas commenter le dossier, la porte-parole,
Karine White, a laissé entendre que «les échanges se poursuivront toute la
semaine et que les négos cheminent bien».

Le ministère proposait que les techniciens-ambulanciers qui ont davantage de
formation reçoivent un salaire supérieur, ce que refusait radicalement le
syndicat.

*Malgré une grève*

Selon M. Begley, si les négociations échouent et que la grève est
déclenchée, la population ne sera pas touchée.

« Nous sommes conscients que le service ambulancier est un service
essentiel, et le gros de la grève se déroulerait essentiellement au niveau
administratif «, a-t-il fait savoir. « *Si jamais on va en grève et qu'elle
fonctionne bien, la population sera encore mieux desservie qu'en temps
normal*», a mentionné le porte-parole, sans trop vouloir s'avancer sur les
gestes exacts qui seront posés. «Nous, on ne veut pas faire la grève, notre
objectif est de régler. Reste à voir l'intention du gouvernement.»

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