Je partage entièrement votre avis messieurs,  et pour Sébastien, 
personnellement j'inscrit encore Éval. sur mon 803, et juste pour t'amuser va 
vérifier dans le dictionnaire la signification d'apprécier, ça m'avait bien 
rigoler.... ça ramenait à évaluer :)  

Jean
  ----- Original Message ----- 
  From: Sébastien Gagnon 
  To: [email protected] 
  Sent: Sunday, August 09, 2009 4:50 PM
  Subject: SMU-L: que deviens l'APPQ?


  Salut Stéphan

   

  Tu résumes très bien ma pensée.  Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait?

   

  Pour ma part, j'en avais plein mon casque de me battre contre un système où 
on dit que le jugement des paramédics est apprécié, mais sur papier c'est une 
autre histoire.  On ne peut même pas évaluer la condition d'un patient, il faut 
se contenter de l'apprécier.  Est-ce que je suis le seul à m'être senti insulté 
quand j'ai lu ça??? J'espère que non.

   

  Quand je regarde les nouveaux PICTA-P, je me demande vraiment pour qui on 
nous prend.  Et c'est bien clair dans la tête de certains intervenants : nous 
sommes là pour transporter.  Pour le reste, on verra plus tard.  Entendu dans 
un cours de soins infirmiers dans un CÉGEP de la région de Montréal : « Quand 
vous êtes au triage et que les ambulanciers arrivent, ne vous fiez pas trop à 
ce qu'ils disent. ».  

   

  Et des exemples comme ça, j'en ai un camion plein.  L'infirmière scolaire qui 
nous appelle les « chauffeurs d'ambulance », le personnel hospitalier lors de 
transferts qui n'est pas foutu de nous informer si le patient a une maladie 
contagieuse, le MD à la salle de choc qui est convaincu que ces lettres veulent 
dire « Mon Dieu », et qui d'ailleurs se fout royalement de tout le monde, 
puisqu'ils sont là pour le servir.

   

  Et je passe par-dessus les civils qui nous disent comment faire notre travail 
« vous aurez pas besoin de la civière, c'est pas si grave », « conduisez plus 
vite, il souffre. », etc.

   

  Tout ça, à mon avis, c'est le résultat d'une grande méconnaissance de notre 
profession de la part du public et des autres professionnels de la santé.

   

  Donc, pour répondre à ma question « qu'est-ce qu'on fait? », je crois qu'il 
serait temps que l'APPQ fasse une grande campagne médiatique pour informer la 
population sur notre rôle, nos responsabilités, etc.  Imaginez une campagne 
publicitaire « qui sont les paramédics » à la télé, dans le journal, etc.

   

  Que la population sache enfin qui on est et ce qu'on fait.  Que la population 
réalise enfin qu'on en fait beaucoup avec pas beaucoup de formation, et qu'on 
pourrait en faire encore plus.  Imaginez dans la Presse du samedi « Les soins 
avancés sont efficaces, c'est prouvé scientifiquement.  Pourtant, au Québec, 
les paramédics n'ont pas le droit de les appliquer.  Appelez votre député (ou 
le DMN) et demandez-lui pourquoi. », en oubliant pas les # de téléphone 
appropriés.

   

  Et il y a aussi les points de presse, les entrevues, etc.  Tout ce qu'il faut 
pour que les politiciens commencent à se sentir un peu ridicules, et qu'ils 
appuient enfin un projet de loi.  Pourquoi l'APPQ n'engagerait-elle pas un 
agent de relations publiques?  Ça serait déjà plus concret.

   

  Ce sont des suggestions, j'espère qu'elles tomberont dans les bonnes 
oreilles.  J'ai enseigné au nouveau président de l'APPQ lors de son passage à 
Ottawa, il sait très bien comment me rejoindre si nécessaire.

   

  Que les paramédics deviennent membres de l'APPQ c'est primordial.  Mais que 
l'APPQ fasse plus parler d'elle-même et des paramédics un peu partout me semble 
quand même une bonne idée. 

   

  Paramédicalement vôtre

   

  Sébastien Gagnon, AEMCA

  Paramédic maintenant hors-Québec, mais qui pourrait y revenir un jour.

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