Très bon articles, surtout le dernier :

"Détresse psychologique 
Là où les statistiques sont inquiétantes, c'est au chapitre de la détresse 
psychologique. «Le taux de détresse psychologique est très élevé, surtout chez 
les ambulanciers. Dans les dernières études au Québec, on affirme que plus de 
50 % d'entre eux vivent une détresse psychologique», affirme le psychoéducateur.

Les signes de détresse sont nombreux: isolement, perte d'énergie, irritabilité, 
perte d'intérêt, absentéisme et difficultés de concentration en sont 
quelques-uns.

Il ne faut pas oublier que chaque personne réagit différemment en fonction de 
l'événement, d'où l'importance des rencontres après chaque intervention. «Dans 
certains cas, on ne rencontre pas les intervenants parce que l'événement ne 
semble pas traumatisant ou dérangeant. Et on se ramasse deux ou six mois après 
et la personne est en dépression. C'est une conséquence de ne pas avoir traité 
l'événement», indique M. Chagnon.

L'un des défis chez les intervenants est de détecter s'ils ont besoin d'aide. 
«Dans le milieu de l'urgence, c'est majoritairement masculin. Socialement, on 
est coupé de nos émotions et on a appris à ne pas s'y connecter trop trop, 
mentionne le psychoéducateur. Malheureusement, il faut le faire pour savoir si 
on a besoin d'aide.»"

J'ai deux collègues dans ma compagnie qui ont "pêté un gasket". Mon ancien 
partenaire a carrément changé de domaine suite à une intervention il y a 
quelques années (suicide par arme à feu), il est maintenant revenu mais à temps 
partiel. L'employeur a même contesté son dossier à la CSST un moment donné, 
comme s'il avait besoin de ca. Un autre jeune dans la vingtaine est 
actuellement en dépression majeure, sans doute relié au 7/14 sur lequel il 
travaillait et les appels à répétition à toutes heures du jour et de la nuit. 
Un des amis de mon ancien partenaire a quitté lui aussi la profession après 
avoir été ramassé sa propre mère (suicide), il est actuellement conducteur de 
camion lourd.

Je suis sûr que des histoires pareilles et des collègues qui ont quittés pour 
des raisons semblables, vous en connaissez tous....

Ce que je déplore c'est qu'un peu partout dans la province on a pas de service 
d'aide. J'en ait parlé il y a quelques années et on nous réfère au CLSC avec un 
numéro de téléphone à composer. Le service d'aide, ca semble seulement exister 
dans les grosses compagnies. Pour nous, c'est 2 rendez-vous payés chez le psy 
par TES assurances et c'est toi qui se débrouille avec tout ca, aucun support. 

Justement, j'ai la femme d'un de mes amis proche qui est travailleuse sociale 
dans un CLSC en ville. Elle me disait que des ambulanciers, elle en voit à la 
tonne, même que ca la surprenait pas mal. Les gens consultent pour des 
problèmes de stress aigu, dépression etc.
J'ais vu un reportage sur les métiers de l'urgence aux USA voilà pas si 
longtemps et un policier expliquait une notion qui n'était pas stupide du tout. 
Il disait que, tout comme un voiture, quand tu commence ta carrière ton 
réservoir est vide, et il se remplit au fur et à mesure que tu progresse dans 
le temps. Pour certaines personnes, le réservoir se remplit plus vite que 
d'autres....



From: Francis Chalifoux 
Sent: Sunday, August 23, 2009 8:01 AM
To: [email protected] 
Subject: SMU-L: reportage


Voici une série de reportage dans la Voix de l'Est sur les métiers d'urgence et 
la détresse psychologoque associée.

 

http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/actualites/200908/22/01-894841-cest-quelque-chose-qui-rentre-dans-toi-et-qui-nen-sort-pas.php

 

http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/actualites/200908/22/01-894843-ce-nest-pas-toujours-facile-sylvain-laplante.php

 

http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/actualites/200908/22/01-894840-des-marques-indelebiles.php

 

http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/actualites/200908/22/01-894837-lhumain-derriere-le-secouriste.php

 

bonne lecture

 

Francis 

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