A text by cassquarter to interest us (answer to my recall on the actual French events) Translation by my own so please to correct me if I have made countersense (I am so sorry of my bad Anglophone speaking)
Un texte qui nous intéresse de la part de cassquarter, (réponse à son interpellation de mon fait à propos des manifestations et de la grève générale contre le CPE en Fr) Traduction Fr par mes soins, c’est à dire très relative vu mon a-n-alpha-bêtiz-ation anglophone ; de plus, j’ai traduit “domestic equity capital” par capitaux intérieurs propres car je ne savais pas si le terme anglophone signifiait précisément le PNB ou le PIB ; à mon avis Boggs parle de PIB et les rédacteurs de Monthly review de PNB. Et cassquarter les dépasse dans une déconsruction logique des indicatifs économiques élargie aux réalités sociales critiques. Et de toutes façons merci de me corriger si vous trouvez des contresens. Rappel pour info : http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_national_brut En économie, PNB est le sigle de Produit National Brut. Le PNB est la valeur totale de la production finale de biens et de services des acteurs économiques d'un pays donné au cours d'une année donnée. À la différence du PIB, le PNB inclut les revenus nets provenant de l'étranger, c'est-à-dire le rendement sur les investissements faits à l'étranger moins le rendement sur les investissements étrangers faits dans le pays. Le PNB est national parce qu'il reflète la valeur ajoutée produite par les résidents du pays en question (principe de nationalité) mais il n'est pas intérieur parce qu'une partie de cette valeur ajoutée est produite à l'étranger (le PIB est lui basé sur le principe de territorialité). Le PNB, de même que le PIB, inclut la TVA du pays, ce dont la légitimité est contestée. ▪ PNB = PIB + solde extérieur ▪ PNB = PIB + revenus des facteurs en provenance de l'extérieur - revenus des facteurs versés à l'extérieur http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_intérieur_brut Le produit intérieur brut (PIB) correspond à la valeur totale de tous les biens et services produits dans un pays donné au cours d'une année donnée. C'est aussi la mesure du revenu provenant de la production dans un pays donné. On parle parfois de production économique annuelle ou simplement de production. Afin d'éviter que la même production entre plus d'une fois dans le calcul, ne font partie du PIB que les biens et services finaux, ceux qui servent à produire d'autres biens étant exclus. Par exemple, le blé avec lequel on fait le pain est exclu, mais non le pain Le produit intérieur brut représente le résultat final de l’activité de production des unités productrices résidentes. C'est un agrégat des comptes nationaux, obtenu en additionnant des grandeurs mesurées par catégories d’agents (ménages, entreprises, administrations). En France, il est apparu après la Seconde Guerre mondiale, tout comme la Comptabilité nationale, à un moment où la priorité était de reconstruire et de moderniser le pays. Le PIB sert souvent d'indicateur de l'activité économique d'un pays; le PIB par habitant, quand à lui, sert d'indicateur au niveau de vie. //////////////////////////////////////////////////////////////////////////// Liens des références (notes fr) http://en.wikipedia.org/wiki/James_Boggs_(activist) http://www.boggscenter.org/ http://www.monthlyreview.org/ http://fr.wikipedia.org/wiki/Thorstein_Veblen Notes de Detroit à minuit Following his discussion of the 1960s black movement in "From Rights to Power" Monthly Review Nov. 1983, James Boggs elicited noteworthy comments from the editors. In what had all the trappings of a dispute about the origin and function of foreign investment, the editors of Monthly Review (Paul Sweezy and Harry Magdoff) took exception with two assertions that Boggs made regarding the disposition of the economy during that era of turbulence. Après sa discussion sur le mouvement noir des années 60 dans "Des droits au pouvoir” dans la revue Monthly review de novembre 1983, James Boggs a obtenu des commentaires remarquables des rédacteurs. En quoi se trouvaient toutes les chausses trappes d’une dispute à propos de l’origine et de la fonction des investissements à l’étranger, les rédacteurs de “Monthly review” (Paul Sweezy et Harry Magdoff) se firent remarquer avec deux affirmations de Boggs concernant la disposition de l'économie pendant cette ère de turbulence. > The first assertion referred to the export of domestic equity capital. Boggs stated: "We will not allow them to send capital that comes from our labor out of the country; we need it at home to rebuild our communities and our deteriorating bridges, sewers and transport systems." And the second assertion spoke to the condition of labor as a consequence of new and novel modes of accumulation and circulation. Boggs announced: Today's rebellions will not work anymore because U.S capitalism in its present stage of multinational capitalism no longer needs our labor, no longer feels the need to placate us with social reforms, doesn't care whether we or our communities or even our country survives or goes under." Sweezy and Magdoff responded to both assertions with a five-pronged argument. La première affirmation se rapportait à l'exportation des capitaux intérieurs propres. Boggs dit : "nous ne les laisserons pas envoyer hors du pays le capital qui vient de notre travail ; nous en avons besoin à la maison pour restaurer nos communautés, nos ponts, nos égouts et nos systèmes de transport abîmés." Et la seconde affirmation concernait l'état du travail par suite des actuels et nouveaux modes d'accumulation et de circulation. Boggs déclara : les révoltes d'aujourd'hui ne fonctionneront plus parce que le capitalisme des États-Unis à son stade actuel de capitalisme multinational n'a plus besoin de notre travail, il n’éprouve plus le besoin de nous calmer avec des réformes sociales, il ne s'inquiète pas que nous ou nos communautés ou même notre pays survivent ou s’abaissent." Sweezy et Magdoff répondirent aux deux affirmations avec un argument cinq fois mordant. In taking up the issue of the export of domestic capital, the Monthly Review editors begin by expounding, " the fact that more capital is obtained from the rest of the world as a result of foreign investment than is exported from the United States." "This can be seen", they say, "in the following data for the period 1970-80." Their data shows that the flow of investment capital from the United States to the third world was $8.0 billion. The data also shows the return flow from the third world to the United States, in dividends, interest, branch profits, management fees and royalties, to be the sum of $63.7 billion." "Clearly", they argue, " the flow of money is from the third world to the United States, not the other way around", as Boggs suggested. They go on to say, "in addition to the almost $64 billion sucked out of the third world, the multinational corporations during the same years reinvested $23.3 billion of earnings that were made and retained in the third world. Thus, the growth of direct investment in the third world is financed not so much by the export of capital as by the reinvestment of retained earnings (and by funds raised in the host countries)." "The plain truth", the Monthly Review editors conclude "is that direct foreign investment does not represent a depletion of U.S capital," as Boggs suggested, but a source of capital growth obtained by extracting the surplus of the third world." Concernant la question de l'exportation du capital intérieur propre, les rédacteurs de Monthly Review commencent par exposer : "il est un fait qu’il soit obtenu du reste du monde davantage de capital résultant de l'investissement à l’étranger qu'il n’en est exporté des Etats-Unis." "Ceci est visible", disent-ils, "aux données suivantes concernant la période 1970-80." Et leurs données de prouver que le flux des capitaux d'investissement depuis les Etats-Unis vers le tiers monde a été de 8,0 milliards de dollars ; les données montrant également le retour du flux du tiers monde vers les Etats-Unis, dans les dividendes, l’intérêt, les bénéfices de secteur, les honoraires de gestion et les royalties, soit une somme de 63,7 milliards de dollars." "Clairement", argumentent-ils, "l'écoulement de l'argent va du tiers monde vers les Etats-Unis, non selon l’autre voie", comme Boggs le suggérait. Ils poursuivent, disant : "en plus des presque 64 milliards de dollars aspirés au tiers monde, dans les mêmes années les sociétés multinationales ont réinvesti 23,3 milliards de dollars de revenus qui ont été faits et sont restés dans le tiers monde. Ainsi, la croissance de l'investissement direct dans le tiers monde n’est pas tant financée par l'exportation de notre capital que par le réinvestissement des excédents non distribués (et par des fonds accrus dans les pays d'accueil)." "la vérité plate", concluent les rédacteurs de Monthly Review “est que l'investissement étranger direct ne représente pas une dilapidation du capital des Etats-Unis”, comme Boggs l’a suggéré, “mais une source de croissance du capital obtenue par l’extraction de l'excédent du tiers monde." Having shown that the preponderant flow of capital is from the third world to the United States; Sweezy and Magdoff take up the implication in Boggs's first assertion that the export of domestic equity capital results in its depletion. First, they have established that the reinvestment of retained earnings on initial foreign investment represents, not a depletion of U.S capital, but a source of capital growth. Secondly, they insist, "there is no shortage of domestic capital. The amount of money absorbed in corporate mergers and in real estate operations, stock market and futures speculation etc. could go a long way 'to rebuild our communities and our deteriorating bridges, sewers and transport systems.' They add, "obviously, capitalists don't invest in these needed and useful projects because they produce too little or no profits." Après avoir prouvé que le flux du capital prépondérant vient du tiers monde aux Etats-Unis, Sweezy et Magdoff prennent en compte l'implication de la première affirmation de Boggs selon laquelle l’épuisement du capital intérieur propre proviendrait de son exportation. D'abord, ils établissent que le réinvestissement des excédents non distribués de l'investissement étranger initial ne représente pas une dilapidation du capital des États-Unis, mais une source de croissance du capital. Deuxièmement, ils affirment : "il n’y a aucun manque du capital intérieur. Le montant d'argent absorbé dans des fusions de sociétés et dans les opérations immobilières, le marché des actions et la spéculation etc.. à long terme pourraient même permettre de reconstruire nos communautés et nos ponts, égouts et systèmes de transport détériorés.' Ils ajoutent, "évidemment, les capitalistes n'investissent pas dans ces projets nécessaires et utiles parce qu'ils produisent trop peu ou pas de bénéfices." The other implication in Boggs' first assertion, is that the export of domestic equity capital results in the closing down of factories in the United States. The Monthly Review editors maintain "that only a small fraction of overseas investment results in the closing down of factories in the host country. By far the largest part of foreign investment is devoted either to extracting and processing local agricultural and mineral resources or to supplying high-priced goods for the indigenous upper strata." They recognize, however, that this is not "to deny that in a number of manufacturing industries a large percentage of their production has been shifted to low-wage countries, and that severe difficulties for the displaced workers have thereby ensued." L'autre implication de la première affirmation de Boggs était que l'exportation des capitaux intérieurs en actions propres avait comme conséquence la fermeture des usines aux Etats-Unis. Les rédacteurs de Monthly review maintiennent que "seulement une petite fraction des investissements d'outre-mer proviennent de la fermeture des usines du pays de provenance. La partie de loin la plus grande de l'investissement à l’étranger est consacrée aux ressources agricoles, d’extraction minérale et de traitement locales, ou à fournir les marchandises chères pour les couches sociales indigènes supérieures." Cependant, elles reconnaissent impossible de “nier que dans un certain nombre d’industries manufacturées un grand pourcentage de la production a été déplacée vers des pays à bas salaire et que de ce fait des difficultés graves pour les ouvriers déplacés se sont ensuivies." > With regard to Boggs' second assertion, which is that of the condition of labor bereft of wages and social reforms; Sweezy and Magdoff argue that, " even though mass unemployment persists, it is nonetheless also true that 85 to 90% of the labor force is employed and very much needed by capital to obtain and enlarge its profits." Secondly, they go on to say in the same vein " without a doubt the move of certain industries abroad has increased the number of jobless workers. In addition, the spread of automation is contributing to an even larger extent to the unemployment problem." However they say, "neither of these factors would have been disastrous if the production of goods and services had increased sufficiently to absorb the displaced workers and the new entrants to the labor force. As frequently emphasized in these pages (of Monthly Review), the major reason for unemployment has been the onset of Stagnation". They conclude by articulating "The failure of capitalism is most clearly seen in its inability to grow at a high enough rate to reach and sustain full employment, not to mention its inability to provide the kinds of goods and services needed for the health and welfare of the people." En ce qui concerne la seconde affirmation de Boggs, celle sur l'état du travail dépourvu de salaires et de réformes sociales, Sweezy et Magdoff argumentent du fait que : "même si le chômage de masse persiste, il est néanmoins également vrai que 85 à 90% de la main-d'oeuvre soit utilisée et très nécessairement par le capital pour obtenir et agrandir ses bénéfices." Deuxièmement, ils continuent en disant dans la même veine "sans aucun doute le mouvement de certaines industries à l'étranger a augmenté le nombre d'ouvriers sans emploi. En outre, la diffusion de l'automation contribue à un degré plus élevé encore au problème du chômage." Toutefois ils disent : "ni l'un ni l'autre de ces facteurs n'aurait été désastreux si la production des marchandises et ses services avaient augmenté suffisamment pour absorber les ouvriers déplacés et les nouveaux débutants de la main-d'oeuvre. Comme fréquemment souligné dans ces pages (de Monthly review), la raison principale du chômage fut le début de la stagnation ". Ils concluent en articulant ensemble : "l'échec du capitalisme est à voir plus clairement dans son incapacité de croissance des taux à un niveau assez haut pour atteindre et soutenir le plein emploi, pour ne pas mentionner son incapacité de fournir le genre de marchandises et de services requis pour la santé et le bien-être des gens." The editors of Monthly Review understood the origin and function of foreign investment in terms of the contradictory and complementary, mutually reinforcing alternations of the economy. And James Boggs, in his role as an interlocutor in a Monthly Review discourse on Race and Class, understood the origin and function of foreign investment in terms of a black movement, in its passage from Rights to Power, constituted as a racially diverse and sexually liberated yet racially intolerant and sexually moralistic Social Capital. Les rédacteurs de Monthly review ont compris l'origine et la fonction des investissements à l’étranger dans les termes de la contradiction et de la complémentarité renforçant mutuellement des alternances de l'économie. Et James Boggs, dans son rôle d’interlocuteur cadré par le discours de Monthly review sur la question de la race et des classes sociales, a interprété l'origine et la fonction de l’investissement à l’étranger selon un passage de son ouvrage “Des droits au pouvoir”, dans les termes du mouvement des Noirs conçu comme un capital social racialement divers et sexuellement libéré, pour commencer racialement intolérant et sexuellement moraliste. It is from the long shadow of history that Boggs' first assertion serves as the site for the mutual recognition of both the growth of capital and the shortage of capital, at the same time, that it eternally addresses the dimensions of a life-time stored non-independently in the form of domestic equity capital. And that Boggs' second assertion also serves as the site for the mutual recognition of both the extraction of labor and the depletion of labor, at the same time, that it perpetually expresses the dispositions of a body in and under the condition of labor. Il en va de la grande ombre de l'histoire que la première affirmation de Boggs tienne lieu de la reconnaissance mutuelle à la fois de la croissance du capital et du manque de capital, en même temps que cela voue éternellement la forme du capital intérieur propre aux dimensions d’une longevité stockée de façon non indépendante. Et que la seconde affirmation de Boggs tienne également lieu de la reconnaissance mutuelle à la fois de l'extraction du travail et de la dilapidation du travail, en même temps que cela exprime perpétuellement les dispositions d’un corps dans et sous les conditions du travail. Speaking posthumously, (from a space where speech has not ceased to be disorderly and fearless) James Boggs might begin by proclaiming: The $ 8.0 billion which represents the flow of investment capital from the United States to the Third world is only a net figure. This net figure, as the editors have conceded, is the equity capital exported less repatriated capital. Noticing how the editors make their presentation more compelling by itemizing the $ 63.7 billion that is the return flow from the third world to the United States, Boggs may wonder why they didn't itemize the aggregate flow of investment capital from the United States to the Third world? Boggs might suggest the following: that Sweezy and Magdoff adjusted their data in a way that excluded repatriated capital from the net figure. In other words, they excluded the exported equity capital that failed. Or, put another way, they excluded the direct foreign investment that records the many unsuccessful and unsustainable investment performances (miscalculations, disasters, treachery, foreign resistance, domestic tariffs et. al.) "But that is still not the whole story", Boggs may surmise. The Monthly Review editors excluded repatriated capital for perhaps another reason. The growth of direct foreign investment is obtained by extracting the surplus of the Third world. Now, in order to extract this surplus, an appeal must be made to something that is only tacitly assumed in the argument of the editors: a strategic context within which the military capacities of a nation-state might be most advantageously utilized. "The plain truth" Boggs might pronounce; is that hegemony must be appealed to in order to carry out absolute surplus-value extraction. On the other hand, repatriated capital introduces the disturbing possibility that surplus-value extraction is not guaranteed by a nation's military prowess, which, in any case, may quite suddenly become incapacitated. Conversation posthume, (depuis un espace où la parole n’a pas cessé d’être désordonnée et courageuse) James Boggs pourrait commencer par proclamer : les 8,0 milliards de dollars que représente le flux des capitaux d'investissement des Etats-Unis au tiers monde est seulement une figure nette. Cette figure nette, comme les rédacteurs l’ont reconnu, est le capital exporté en actions propres à déduire de celui rapatrié. Notant comment les rédacteurs ont rendu leur présentation plus précise en détaillant le retour du flux de 63,7 milliards de dollars du tiers monde vers les Etats-Unis, Boggs pourrait-il se demander pourquoi ils n'ont pas détaillé le flux global des capitaux d'investissement des Etats-Unis au tiers monde ? Boggs pourrait suggérer ce qui suit : Sweezy et Magdoff ont ajusté leurs données d'une manière qui exclut de la figure nette le capital initial rapatrié. En d'autres termes, ils excluent les capitaux en actions propres exportés qui auraient échoué. Ou, pour le voir autrement, ils excluent l'investissement direct à l’étranger qui compte les nombreuses exécutions d’investissement insoutenables et non réussies (erreurs de calcul, désastres, trahison, résistance étrangère, tarifs domestiques et autres...) "mais ce n'est encore pas l'histoire tout entière", pourrait conjecturer davantage Boggs : les rédacteurs de Monthly review ont peut-être exclu le capital initial rapatrié pour une autre raison. La croissance de l'investissement direct à l’étranger est obtenue en extrayant l'excédent du tiers monde. Maintenant, afin d'extraire cet excédent, un appel doit être fait à quelque chose qui n’est que tacitement assumé dans l'argument des rédacteurs : un contexte stratégique dans lequel les capacités militaires d'un État-nation pourraient le plus avantageusement être utilisées. "La vérité plate" que Boggs pourrait prononcer : l'hégémonie doit être requise aux fins d'effectuer l'extraction absolue de l’excédent-valeur. D'autre part, le capital rapatrié présente la possibilité inquiétante que l'extraction de l’excédent-valeur ne soit pas garanti par la prouesse militaire d'une nation, qui, de toute façon, peut soudainement devenir tout à fait frappée d’incapacité. When the Monthly Review editors insist that there is no shortage of domestic capital, Boggs would qualify that by uttering: in the 50s and 60s the surplus capital that the United States made available was largely domestic in origin, however since the 70s, the surplus capital that the United States requires is not preponderantly domestic, but foreign or global .or multinational. The editors go on to support their claim regarding the surfeit of domestic capital, by suggesting that the money absorbed in corporate mergers and in real estate operations, stock-market and futures speculation etc. could go a long way "to rebuild our communities and our deteriorating bridges, sewers and transport systems." In response, Boggs might enunciate: the absorption of money into financial assets mystifies a great deal of the itinerary of Capital. It mystifies the broader "mise en scene" where the creation of money is not synonymous with the creation of value. The creation of money measures and celebrates,(when it can confidently expect) the creation of value. The Monthly Review editors add that "obviously capitalists don't invest their surplus in needed and useful projects like rebuilding our communities and our deteriorating bridges, sewers, transport systems because they produce too little or no profits." Boggs might confess: this statement may hold true in the empirical realm of economic data sets and abstracts, but not when facing reality as a coercive principle of rationality. Boggs might recall: all during the 70s and 80s, what the city underwent passed far beyond any simple characterization of benign neglect. If asked to comment on the current acceleration of urban investment in downtown Detroit, Boggs wouldn't miss an opportunity to reveal that local decision-makers and the media aren't really ready to talk about why urban investment has become so urgent. And how, in the interval of awkward silence, this urgency gets mobilized in activities and euphemisms that fight blight and hopelessness and revitalize neighborhoods and the spirit of community. Boggs may speculate: if the Cass Corridor, for instance, has become a target for geographical and technological recomposition it is probably due, in large part, to the combined and cumulative effects of a configuration of investment (and repression) derived from a strategic, and often, hidden alliance of capitals, both domestic and foreign. Quand les rédacteurs de Monthly review insistent sur le fait qu'il n'y a aucun manque de capital intérieur, Boggs qualifierait cela en avançant : dans les années 50 et 60 le capital de plus value que les Etats-Unis ont rendu disponible était en grande partie d'origine intérieure, cependant depuis les années 70, le capital de plus-value que les États-Unis exigent n'est pas principalement l’intérieur mais l’étranger ou global — ou multinational. Les rédacteurs continueraient à soutenir leur déclaration concernant la surabondance de capital intérieur, en suggérant que l'argent absorbé par des fusions de sociétés et dans les opérations immobilières, le marché des actions et la spéculation etc. pourrait à long terme permettre "de reconstruire nos communautés et nos ponts, égouts et systèmes de transport détériorés." Dans la réponse, Boggs pourrait déclarer : l'absorption de l'argent dans les actifs financiers mystifie la majeure partie de l’itinéraire du capital. Elle mystifie "la mise en scène" plus large où la création de l'argent n'est pas synonyme de la création de la valeur. La création de l’argent seulement mesure et célèbre la création de valeur (quand cela peut être attendu en toute confiance). Les rédacteurs mensuels de revue ajouteraient que "évidemment les capitalistes n'investissent pas leur excédent dans des projets nécessaires et utiles comme reconstruire nos communautés et nos ponts, égouts, systèmes de transport détériorés, parce qu'ils produisent trop peu ou pas de bénéfices." Boggs pourrait admettre : cette déclaration peut être vraie dans le royaume empirique des jeux de données économiques et des résumés, mais non en faisant face à la réalité comme un principe coercitif de rationalité. Boggs pourrait rappeler : tout ce que la ville a subi pendant les années 70 et 80 est bien au-delà de n'importe quelle caractérisation simple d’une négligence bénigne. Si des remarques sur l'accélération actuelle de l’investissement urbain dans la ville de Detroit lui était demandées, Boggs ne manquerait pas l'occasion de révéler que des décideurs locaux et les médias ne sont pas vraiment prêts à parler du pourquoi l'investissement urbain est devenu si urgent. Et, dans l'intervalle de silence maladroit, comment cette urgence est mobilisée dans des activités et des euphémismes qui se battent avec la ruine et le désespoir et revitalisent les voisinages et l'esprit de communauté. Boggs pourrait spéculer : si Cass Corridor, par exemple, est devenu une cible pour la recomposition géographique et technologique, c'est probablement dû, pour une grande mesure, aux effets combinés et cumulatifs d'une configuration de l'investissement (et de la répression) tiré de l'alliance stratégique et souvent cachée des capitaux à la fois intérieurs et étrangers. > The Monthly Review editors acknowledge that a large percentage of U.S. production has been shifted to low-wage countries (like Mexico, India or Jordan), yet also maintain that only a small fraction of overseas investment has lead to the closing down of factories in the U.S. Being acquainted with the mediating and conciliatory rhetoric of the American Left, Boggs might opine: This is an argumentation that parses distinctions in order to see them in the light of related yet paradoxical claims. In the form of this type of proposition, the shift of production abroad renders drastically visible the closing down of factories, but renders invisible the subtle procedure of downsizing across the scale and scope of an industry. Boggs might intuit: Downsizing is rendered invisible through the shorthand of national accounting, where alongside foreign investment; Sweezy and Magdoff introduce "multinational investment". The category of "multinational investment" plays on two sums: (1) the net figure of exported equity capital and (2) the reinvestment of retained earnings abroad. Therefore, such investment is not devoted solely to extracting and processing local agricultural and mineral resources or to supplying high-priced military and bureaucratic commodities for the indigenous upper strata; it is also devoted to the reinvestment of retained earnings that facilitate the shift of production to low-wage countries. Here, "multinational investment" in all its ambiguity is responsible for the industrialization of the Third world. Les rédacteurs de Monthly review reconnaissent qu'un grand pourcentage de la production des Etats-Unis a été déplacé dans les pays des bas salaires (comme le Mexique, l'Inde ou la Jordanie), pourtant ils maintiennent également que seulement une petite fraction d'investissement d'outre-mer a pu mener à la fermeture des usines aux États-Unis. Étant mis au courant de la médiation et de la rhétorique conciliantes de la Gauche américaine, Boggs pourrait supposer : c'est une argumentation qui analyse des distinctions afin de les voir à la lumière de revendications reliées quoique paradoxales. Dans la forme de ce type de proposition, le déplacement de la production à l'étranger rend résolument visible la fermeture d'usines, mais rend invisible la procédure subtile de minimisation de masse de l'échelle et de la portée d'une industrie. Boggs pourrait se dire intuitivement : la minimisation de masse est rendue invisible par la transcription de la comptabilité nationale, où à côté de l'investissement à l’étranger ; Sweezy et Magdoff présenteraient "l'investissement multinational". La catégorie "de l'investissement multinational" joue sur deux sommes : 1) la figure nette des capitaux en actions propres exportés et 2) le réinvestissement des éxcédents non distribués à l'étranger. Par conséquent, un tel investissement n'est pas consacré seulement aux ressources agricoles et minérales locales extractives et de traitement ni à fournir les produits militaires et bureaucratiques plus chers pour les couches sociales indigènes supérieures ; il est également consacré au réinvestissement des éxcédents non distribués qui facilitent le décalage avec les pays de production à bas salaire. Ici, "l'investissement multinational" est responsable de l'industrialisation du tiers monde dans toute son ambiguïté. On behalf of the second assertion, Boggs might notice how the Monthly Review editors utilize the same mystifying argumentation to reconcile two seemingly paradoxical statements of fact. They admit that " mass unemployment persists" but " 85 to 90% of the labor force is employed and very much needed by capital to obtain and enlarge its profits." Once again, Boggs might recite: These related yet autonomous propositions, (if we understand that they are autonomous only 'in-their-relatedness') render 'disastrously' visible the fact that the spread of automation displaces workers and exacerbates the unemployment problem. However, it renders practically invisible the fact that the restructuring of production and civil society requires and facilitates the absorption of new entrants to the labor force. Sweezy and Magdoff rationalize (or mask) the disparity between the 'displaced' (the discarded) and the 'new entrants' (the replacements), by claiming that the major reason for unemployment is stagnation, which they understand as the lack of growth due to weak investment. However Boggs, echoing Thorstein Veblen, might repeat: the economy's lack of growth is merely a symptom of stagnation not its cause. Boggs might ask: "What causes stagnation?" And Veblen might murmur: none other than the system's great capacity to accumulate. Au nom de la deuxième affirmation, Boggs pourrait noter en quoi les rédacteurs de Monthly review utilisent la même argumentation mystificatrice pour réconcilier deux états de fait apparemment paradoxaux. Ils admettent que "le chômage de masse persiste" mais "85 à 90% de la main-d'oeuvre est utilisée et très nécessairement par le capital pour obtenir et accroître ses bénéfices." Une fois encore, Boggs pourrait citer : ces propositions liées pourtant autonomes, (si nous admettons qu'elles soient autonomes seulement “dans-leur-relation") rendent ' désastreusement ' visible le fait que la diffusion de l’automatisation déplace des ouvriers et renforce le problème de chômage. Cependant, cela rend pratiquement obsolète le fait que la restructuration de la production et de la société civile requièrent et facilitent l'absorption des nouveaux débutants de la main-d'oeuvre. Sweezy et Magdoff rationalisent (ou masquent) la disparité entre les 'déplacés' (les exclus) et les 'nouveaux débutants’ (les remplaçants), en déclarant que la raison principale du chômage soit une stagnation, qu'ils comprennent comme un manque de croissance dû à l'investissement faible. Cependant Boggs, Thorstein faisant écho à Veblen, pourrait répéter : le manque de l'économie de croissance est simplement un symptôme de stagnation non sa cause. Boggs pourrait demander : "ce qui cause la stagnation ?" Et Veblen de murmurer : rien d’autre que la grande capacité d’accumulation du système. And finally until it is final, Boggs would admonish the new entrants to the labor force (immigrants and migrants; Latinos, Arabs, Asians et.al.) that: The success and failure of even the best of all possible neo-liberal models is most clearly seen in its ability to grow at a high enough rate to employ 85 to 90% of an available and willing, if properly screened and trained (or conquered and enlightened) labor force, not to mention its ability to provide the kinds of goods and services both needed and desired solely for the health and welfare of ideal-typical investors, workers and consumers. Et à la fin des fins, Boggs avertirait les nouveaux participants de la main-d'oeuvre (des immigrés et des émigrés : Latinos, Arabes, Asiatiques et autres.) que : le succès et l'échec de même le meilleur de tous les modèles néo-libéraux possibles est d’autant plus clair qu’il soit vu dans sa capacité de se développer à un niveau suffisamment haut des taux pour utiliser 85 à 90% du disponible souhaité, si la main d’oeuvre est correctement recrutée et formée (ou conquise et éclairée), pour ne pas mentionner sa capacité de fournir les genres de marchandises et de services requis et désirés seulement pour la santé et le bien-être des investisseurs, ouvriers et consommateurs idéaux typiques. > > > detroitmidnightnotes > > > //////////////////////////////////////////////////////////////////////////// / http://www.criticalsecret.com Hi! cassquarter Thanks ______________________________________________ SPECTRE list for media culture in Deep Europe Info, archive and help: http://coredump.buug.de/cgi-bin/mailman/listinfo/spectre
