====> CRITICISM OF THE ORDINARY DEVOTION ====> by Mehdi Belhaj Kacem * http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1981
"It is good, and rare, and healthy that a book of thinkings again to do a scandal. It is good, and rare, and healthy, that the controversial background of intellectual French shakes the skylight for the best reasons the world. That is what "After Badiou" manages to do. (...) MBK " Response by the author from "After Badiou" (coll. Figures, Grasset, March 30 2011) facing the tribune published against his book by Fabian Tarby (his former friend in Philosophy): "Hatred according Kacem" (Nouvel Observateur). http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20110413.OBS1271/tribune-la-haine-selon-kacem.html The philosophical debate here (in French): http://jeancletmartin.blog.fr/ Reference of the discussion: http://en.wikipedia.org/wiki/Alain_Badiou - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - http://translate.google.com/# Présentation Chaque parution d’un ouvrage de Mehdi Belhaj Kacem installe ou procède d’un accident. Le petit dernier du 30 mars, un essai dans la collection Figures, chez Grasset : Après Badiou. À peine paru il fait la bombe à toutes les Unes. C’est-à-dire que l’ange exécute (dans le sens mauvais car s’il ne se brûlait lui-même le reniement ne serait accompli) Dieu — le philosophe maître. Et c’est bien la moindre des choses pour l’initié qui jouit de poursuivre d’advenir à ses propres révélations et à son propre champ qu’il tue son maître. Mais il n’y a plus que MBK pour entreprendre de ritualiser un tel crime, de celui qui fut aussi son protecteur, avec toute la cruauté nécessaire à la lucidité de l’expression radicale des causes de la rupture. Disons que c’est la désaffection de l’illusion admirative, celle qui s’était enchantée à séduire, quand elle livre sa référence à une indifférence soudaine, qui façonne le couperet de la guillotine. Badiou non pas négligé mais mis dos opposé, dans la prise des distances du duel sans le temps de s’y préparer, résultant en fait accompli. C’est que la victime est similarisée par ce qui la digère en activisme intégral du fond par la forme, objet désigné du dogme abstrait de la vie commune, à éliminer de la vie concrète du citoyen comme conceptuelle de l’auteur. Tel le corps explosable sous le radicalisme du discours qui le vise avec les armes fulgurantes de l’évidence (une nouvelle situation change le point de vue), violence de l’expression impitoyable subjuguant la force de la domination en leurs temps décalés. Il s’agit de se délier de l’existence consentie de l’élève ou du partenaire avant d’être anéanti dans la totalité de la référence au pouvoir — qui n’a rien demandé. Et bien sûr, du sacrifice aux sacrifices jusqu’au potlatch des sacrifices, après la libération de la dictature en Tunisie soulevée par l’immolation de Bouazizi suivie des victimes désarmées de la répression massive, étrangement attribuées à la non violence comme dans tous les pays arabes en révolution après l’Égypte, on pense à la violence symbiotique de la guerre civile en Libye. À lire l’essai pour savoir s’il y a de la mimésis ou de la haine selon la lecture forcément émue de Fabien Tarby.* Par quel ouvrage Badiou pourra-t-il ou ne pourra-t-il pas répondre à cela ? Pourrait-il en retrouver une œuvre soudain métamorphosée, comme Mehdi toujours après ? C’est impossible, le maître n’advient jamais deux fois : au contraire de l’élève, il n’a qu’une chance, c’est irréductible (et pourquoi on ne peut l’avilir). Trop de contention protocolaire de la méthode, pour que l’œuvre de pensée soit intègre, exacerbe la libre vitalité en tout èthos qui l’attribue ou la pourvoit. Peu ont autre chose à dire que la voix de leur maître et s’il en reste quelques autres leurs nuances trahissent le manque d’envergure des petits essayistes à l’aune des petites exigences du petit mode de vie sécurisé du réseau réglé. Ce n’est pas le cas de MBK activiste de l’essai comme on voyage à pas géants dressés sur le front des précaires à la page des stars. Il a la puissance et cible le média. Il a de la "luciole" malgré tout, du mal sans entrave... Voici sa franche réponse (15 avril), à la critique de son ouvrage brutal par l’un de ses meilleurs amis de bataille, brusquement retourné en ennemi à travers la tribune du Nouvel Obs intitulée La haine selon Kacem (13 avril). Le miroir de la sérénité se brise. Alors on se gausse pour la dynamique de l'œuvre recensée ici : [ http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1185 ] ; c’était le temps de la parution de : "L’esprit du nihilisme : Une ontologique de l’Histoire", le terme prédit des bienfaits baldusiens, en décembre 2009. (A.G-C. pour La RdR) * ====> Mehdi Belhaj Kacem Note biographique Né le 17 avril 1973 d’une mère française professeure et traductrice de l’anglais et d’un père tunisien spécialiste en informatique, Mehdi Belhaj Kacem s’est construit une libre-pensée à l’égide de la double culture de ses résidences tunisienne et française. Il est un révolté qui explore les limites de ses ressources mentales, physiques, amicales et sociales ; de son potentiel expérimental il innove son univers intellectuel comme une œuvre d'artiste. Pour ce qui est public, son activité brillante de passion mais à mal vivre, il est d’abord romancier expérimental, puis philosophe essayiste. Son temps s’est écoulé en performance poétique intégrale et installée, quand il est encore lycéen, par l’activisme des stratégies critiques de la mode et de la ville. Des Goths aux Tricksters, à la fondation associée de revues (EvidenZ) ou à la "camaraderie d’active" (Tiqqun). Délibérément solitaire à 20 ans jusqu’à la ville d’Auch, pour "arracher" l’éditeur de son premier ouvrage (Cancer, chez Tristram). Sans oublier la diversité de ses rencontres à partir du moment où il est remarqué par Michèle Bernstein dans Libération et par le staff de Art Press qui le révèle dans sa performance contemporaine. Il explore tout, les zones, les cercles de la pensée, et du meilleur au pire avec une pureté désarmante. En même temps, il joue comme acteur à l’écran (prix Michel Simon du meilleur acteur 2001, pour son rôle dans le film de Philippe Garrel Sauvage innocence — lauréat du FIPRESCI Prize dans le cadre du Festival de Venise, la même année). Paradoxalement médiatique et hermétique, Mehdi Belhaj Kacem est l’un des rares intellectuels français novateur d’une pensée critique toujours à l’œuvre de se renouveler, création en temps réel de l’expérience sociale et de l’écriture, et dont chaque acte se manifeste dans le risque, avec une sensibilité radicale ou scandaleuse, et tel l’art contemporain en performance, conférant à l’événement. (Pour le contacter par le formulaire d’email de la rédaction de la revue des ressources, préciser en sujet du message : "Pour MBK"). * ====> Mehdi Belhaj Kacem Biblio-filmographie (extrait de http://fr.wikipedia.org/wiki/Mehdi_Belhaj_Kacem) * Romans * 1994 : Cancer, éd. Tristram. Nouvelle édition, J'ai lu, coll. « Nouvelle génération », n°5153 - ISBN 2-290-05153-5 - * 1994 : 1993, éd. Tristram - ISBN 2-907681-08-7 - * 1996 : Vies et morts d’Irène Lepic, éd. Tristram - ISBN 2-907681-09-5 - Essais * 1997 : L’Antéforme, éd. Tristram - (ISBN 2-207-25511-5) * 2000 : Esthétique du chaos, éd. Tristram - (ISBN 2-907681-50-8) * 2001 : Society, éd. Tristram - (ISBN 2-907681-30-3) * 2001 : L'Essence n de l’amour, éd. Fayard/Tristram - (ISBN 2-213-61126-2), nouvelle édition augmentée, J'ai Lu, 2010. * 2002 : Théorie du trickster, avec EvidenZ, Sens et Tonka éditeurs - (ISBN 2-84534-050-8) * 2002 : De la communauté virtuelle, avec EvidenZ, Sens et Tonka éditeurs - (ISBN 2-84534-049-4) * 2002 : La Chute de la démocratie médiatico-parlementaire Sens et Tonka éditeurs - (ISBN 2-84534-059-1) * 2004 : Événement et Répétition, préface d'Alain Badiou, éd. Tristram - (ISBN 2-907681-42-7) * 2004 : L’Affect, éd. Tristram - (ISBN 2-907681-46-X) * 2004 : eXistenZ, éd. Denoël - (ISBN 2-907681-51-6) * 2004 : Pop philosophie, entretiens avec Philippe Nassif, éd. Denoël - (ISBN 2-207-25511-5) * 2006 : La Psychose française, les banlieues : le ban de la République, éd. Gallimard - (ISBN 2-07-078065-1) * 2006 : Incipit « L'Esprit du nihilisme », éd. Ikko - (ISBN 2-916011-03-X) * 2007 : Manifeste antiscolastique, Nous éditions - (ISBN 2-913549-21-7) * 2009 : Ironie et vérité, Nous éditions - (ISBN 291354929-2) * 2009 : L'esprit du nihilisme, une ontologique de l'Histoire, éd. Fayard, coll. L'Ouverture Philosophique (ISBN 9782213638584) * 2010 : Inesthétique et mimésis. Badiou, Lacoue-Labarthe et la question de l'art, Éditions Lignes. (ISBN 978-2-35526-045-2) * 2011 : Après Badiou, Grasset (ISBN 978-2-2467-8392-3) Filmographie * 2006 : La petite souris de Cédric Walter (court-métrage) * 2001 : Sauvage Innocence de Philippe Garrel, Prix de la Critique internationale à la Mostra de Venise * 1995 : En avoir ou pas de Laetitia Masson - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1981 ______________________________________________ SPECTRE list for media culture in Deep Europe Info, archive and help: http://post.in-mind.de/cgi-bin/mailman/listinfo/spectre
