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salut voici la critique d'un de mes amis qui est partis passer
les f�te de No�l chez c'est beaux parents a New York
benoit
Sent: Thursday, January 23, 2003 10:09 PM
Subject: Trek and Co. Salut a toi, o grand
empereur!
J'ai un peu manqu� de temps
pour �crire depuis d�but janvier mais je te devais ce message d'abord pour te
souhaiter bonne ann�e et ensuite pour te rapporter ma critique de Nemesis,
auquel j'ai assist� fin d�cembre au pays du hamburger.
Dans l'ensemble, je pense que
tu ne seras pas d��u car le film reste dans la lign�e attractive et attachante
des autres films de la Next. Les personnages y sont toujours �gaux � eux-m�mes,
malgr� le fait que ce film sente un peu la "fin de r�gne", ceci �tant d� aux
d�roulements de l'histoire.
pour la suite c'est
S
P
O
L
I
E
R
Dans l'ensemble, voici le
r�sum� des faits: tout commence par l'assassinat g�n�ral du S�nat Romulien au
moyen d'une sorte de radiation/poussi�re/cochonnerie qui a pour effet de
destructurer mol�culairement le vivant, et d'en faire une sorte de statue de sel
friable, dans d'horribles souffrances bien s�r (c'est le but, non?) Donc le
s�nat passe � la casserole au d�but du film pour avoir refus� l'offre d'un
certain Shinzon, chef des R�mans (les habitants de R�mus, qui est en fait le
satellite ou plan�te jumelle de Romulus et qui n'est �clair�e que sur une face
en permanence; ses habitants vivant sur la face cach�e et prenant les traits
d'hommes chauve-souris bien proches de nos vampires). La sc�ne s'analyse
probablement comme la passage le plus gore sur l'ensemble des films de Star
Trek.
Donc, Shinzon, le myst�rieux,
prend le pouvoir, et l'Enterprise est envoy� dans l'espace romulien pour
n�gocier (la paix, l'amiti�, enfin, des pr�textes fallacieux), car il est
inscrit sur le front de Picard qu'il doit se payer toutes les gal�res de
l'espace, comme le lui fait comprendre Janeway, qui appara�t 30 secondes dans le
film pour lui faire part de sa mission (et qui a �t� promue amiral, pendant que
j'y pense). C'est sur ce postulat que l'histoire est lanc�e. Sur le chemin de
Romulus, Picard trouve les restes d'un prototype de Data, personnage sans
int�r�t en lui-m�me mais dont la d�couverte permet au groupe de s'offrir
une s�ance de karting sur une plan�te d�sertique pour meubler un peu le film. Le
r�cit est donc v�ritablement commenc� au moment de l'arriv�e de Picard dans
l'espace romulien: car on ne sait rien de Shinzon, dont on apprend la v�ritable
nature de clone de Picard au cours de l'histoire, et on ne sait rien de son
accession au pouvoir sur R�mus, ni comment il a fait pour s'attacher ses
chauves-souris de potes pour mettre leur p�t�e aux Romuliens et pour construire
un vaisseau qui poss�de, outre une conquantaine de batteries de disrupteurs (pas
mal, hein?) l'arme secr�te qui � grande �chelle peut faire tr�s mal aux
habitants d'une plan�te autour de laquelle le vaisseau (le Scimitar) viendrait �
orbiter.
Et c'est l� qu'on apprend que
Shinzon est sans doute un peu plus f�l� que le prototype original car il a mis �
son ordre du jour la destruction de la Terre. Pourquoi? Sans doute parce que,
comme Picard, il a un caract�re de merde et qu'� la diff�rence de Picard, il a
�t� �lev� non pour se discipliner mais pour laisser libre cours � ses instincts
de guerrier et de conqu�rant. Alors, nous n'ignorons pas toutes les conneries
que les hommes ont �t� amen�a � faire pour la gloire...
Au d�but, Picard ne sait rien
de tout cela ni des R�mans. Il ignore que Shinzon est un humain, mais qui, comme
les R�mans (et un certain Dracula) supporte mal la lumi�re du jour pour avoir
�t� �l�v� dans la nuit �ternelle. Il ignore �galement que les R�mans, comme les
chiropt�res si chers � Bram Stoker, ont quelques aptitudes psychiques et aiment
les exercer sur les femmes qui leur plaisent (comme Deanna Troi, la premi�re
humaine que Shinzon peut mettre dans son colimateur). Ca rappelle les
classiques: il est vrai que l'atmosph�re, sombre et vampirique du r�cit, y
apporte un ton qui laisse envisager une menace permanente: l'id�e de Nemesis,
sur ce plan, est bien rendu.
En revanche, le petit
d�faut du film repose sans doute sur la lin�arit� du sc�nario, qui manque un peu
de rebondissements ou d'impr�vus, et surtout qui s'empresse de traiter la
majeure partie de l'histoire au milieu de l'espace interstellaire pour �viter de
d�penser trop de frais dans les d�cors. Toute la seconde partie du film reste
centr�e sur l'affrontement Enterprise-Scimitar aux abords de la Zone Neutre,
apr�s que Shinzon ait fait part de ses v�ritables intentions � Picard, et l'ait
enlev�. Car si Picard a �t� sp�cialement choisi pour la mission, la raison, tu
t'en doutes n'est pas le hasard. Shinzon veut conna�tre son mod�le, qu'il hait
parce qu'il n'est qu'une copie. De surcro�t, l'ami clon� a �galement besoin du
sang du prototype original pour survivre (ah, les vampires...) Donc, la bataille
est in�vitable, apr�s un passage psychologique int�ressant au cours duquel le
face-�-face original-clone est tr�s bien men� (l'acteur jouant Picard jeune est
d'ailleurs cr�dible, ce dont je doutais au d�part). Si l'on exclut donc les
coupes franches dans le budget (le s�nat romulien est tout petit par exemple) et
la s�ance de karting, le film est globalement bon, sans �galer les
meilleurs de la s�rie mais pas loin derri�re. Et puis nous �craserons une petite
larme, car, je ne sais pas si je dois te le dire, mais tout le monde ne
reviendra pas de cette aventure. Tu sais que brent Spiner en avait marre de
jouer Data...
Voil�: j'esp�re t'avoir mis
l'eau � la bouche!
Autre chose; disposes-tu d'une
magn�toscope capable de lire le format NTSC? Si oui, j'ai 8 �pisodes de la s�rie
Enterprise repiqu�s aux States que je peux te faire passer par l'interm�diaire
de Pascal. Je pense, h�las, que tu ne pourras pas les copier (� cause du format,
qui ne passe pas sur une cassette fran�aise), mais si tu veux les voir, ce sera
avec plaisir. BOn, les �pisodes sont en anglais non sous-titr�, mais talentueux
comme tu es, je ne me fais pas de souci.
En attendant, je te salue bien
bas, grand empereur!
S
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