Le 15 mai 2012 17:48, Ab_fab <[email protected]> a écrit : > La contribution financière n'est pas grand chose par rapport à ce que > l'entreprise possède sur son compte en banque. Mais elle est arrivée à un > moment où la fondation en avait besoin.
Là je suis d'accord, mais Google devrait réaliser que ce qui fait la plus-value (financière) de Google Maps ce n'est pas le fond de carte qu'il produit lui-même (et qui lui coûte cher), mais toutes les données propriétaires (essentiellement commerciales) qu'il vient lier à sa carte via lse fonctions de recherche et la revente de référencement publicitaires, et les marges qu'il obtient de la part des sites qui utilisent son API pour être référencés. Bref, son fond de carte, il devrait plutôt le mettre en accès libre et collaboratif, d'autant plus qu'il a déjà perdu son exclusivité pour la couverture mondiale, et qu'il ne la retrouvera jamais. En allant vers une coopération libre des données similaires à celles qu'on trouve dans la base OSM, il bénéficiera en revanche de sérieuses économies, de davantage de collaboration, de cartes plus riches lui permettant d'yn référencer aussi plus de données propriétaires. Et en terme de maintenance, il aura davantage de confiance aussi pusiqu'il bénéficiera aussi du retour positif de tous les SIG. Google peut donc réfléchir et finalement se dire qu'il peut en faire autant avec un effort qui ne lui coutera pas grand chose, que les SIG territoriaux qui ont ouvert leurs données, et qui maintenant bénéficient largement d'un retour d'information et même d'une meilleure visibilité de la part des citoyens (qui ne sont pas que des consommateurs). Une carte mondiale libre ce n'est pas un luxe, c'est même générateur de richesse au plan global par de nouvelles utilisations possibles, même au plan commercial. Sachant aussi qu'il y a des centaines de milliers de personnes prêtes à aider un peu à faire des vérifications de terrain et affiner la connaissance publique qu'on a des territoires et de tout ce qu'on peut y faire (ou ne pas faire). Rien n'interdit à Google donc de contribuer ses données, même si au delà il souhaite garder un contrôle qualité sur ce qu'il trouvera dans OSM. Car malgré tout les "Google Car" coûtent très cher à Google, et ne sont pas non plus toujours très appréciées sur le terrain quand elles prennent des données qui n'auraient pas du être intégrées automatiquement sans un retour citoyen. Bref que Google ouvre les données qu'il a pour son fond de carte, et se mette aussi à contribuer d'une façon différente que ce qui lui coute actuellement, en investissant l'équivalent pour maintenir la qualité des données, aider à les vérifier, participer aux développements communautaires. Il trouvera alors une carte plus riche et encore plus facilement utilisable par lui pour l'intégration de ces données propriétaires géolocalisées sur ses services Google Map, Google Earth et les applis Google qui les utilise aussi indirectement. Google peut rendre des services considérables à la communauté sans se priver de faire du commerce. Il peut raisonner comme il l'a fait en ouvrant Google Books pour aider à numériser des tonnes de livres qui étaient en danger pour leur conservation. Le projet OSM est devenu aujourd'hui assez mature et supporté pas tellement de monde pour mériter un tel investissement de la part de Google. Je ne vois pas comment Google peut se passer de la visibilité par tous les contributeurs et utilisateurs d'OSM, dont de nombreux SIG de collectivités territoriales ou d'entreprises diverses, qui seraient aussi une excellente audience pour ce que Google pourrait leur offrir en terme de service commercialisé. Google a cru pouvoir se débarasser de toute concurrence dans le monde cartographique, il a pratiquement tué tout le monde dans ce domaine (Mappy est moribond), sauf les institutions publiques qui restent des sources incontournables (mais qui pourtant collaborent maintenant de plus en plus massivement avec OSM). Si Google croit que c'est avec le forcing qu'il réimposera Google Maps, il oublie que les besoins d'OSM pour exister restent modeste et que la Fondation peut maintenant compter sur des soutiens nombreux et solides, même si chacun ne constituent que de petits dons. C'est comme la Fondation Wikimedia. _______________________________________________ Talk-fr mailing list [email protected] http://lists.openstreetmap.org/listinfo/talk-fr

