Le 6 mars 2013 14:12, Francescu GAROBY <[email protected]> a écrit : > Le problème d'un tel conseil d'édition est qu'il crée alors un doublon de > lignes superposées, ce que le validateur de Josm n'apprécie que très > modérément ! > Quand aux tracés des routes/cours d'eau, ils sont assez stables dans le > temps pour pouvoir être utilisé comme frontière. Les (rares) cas où un cours > d'eau change de lit tous les ans (en France) sont sans doute justement les > cas où la frontière n'a plus rien à voir avec le cours d'eau depuis > longtemps (je pense à la limite Bretagne/Basse-Normandie, où l'embouchure du > Couesnon n'est plus la frontière entre ces 2 régions depuis...)
Une rivière ne change plus radicalement de lit en France, hormis les ruisseaux de montagne. Elles sont presque toutes aménagées alors par l'homme, et tant que la ligne passe dans le lit, mêm esi ce lit change de largeur selon les nivaux d'eau, la ligne reste dans la rivière et il n'y a pas de raison d'avori deux tracés différents pour le cours central (imaginaire) et la ligne administrative (aussi imaginaire) : même si cette ligne bouge de quelques mètres la limite entre les deux communes reste tout de même cette rivière indépendamment du fait que ses rives peuvent bouger (sans jamais toucher la ligne centrale imaginaire). Le cas où c'est réellement défini de façon précise, avec des coordonnées exactes et des bornes d'alignement, c'est pour les frontières internationales (le tracé de la frontière franco-allemande par exemple au milieu du Rhin : il y a des points précis positionnés par exemple au milieu des ponts, et parfois des bouées ou balises. Ce qui bouge réellement alors ce sont les rives, pas la ligne imaginaire passant entre les rives (il n'y a pas de cas où une rive change d'une année sur l'autre de territoire, même si le partage des eaux peut bouger un peu, cela ne fait aucune importance car le cours d'eau est géré en collaboration sur toute sa surface entre les rives. L'autre cas plus problématique c'est pour les routes car là il y a bien des terrains qui entrent en compte et peuvent changer d'usage : si un rond-point est construit, il faut acheter du terrain pour une collectivité ou une autre. La France n'est pas le Bengladesh, les cours d'eau sont presque tous maîtrisés, hormis les ruisseaux de montagne dont le lit est très variable mais sur une surface déjà repérée comme inondable et normalement laissée à son état naturel (le lit est donc plus large que l'état actuel ou le plus courant du cours d'eau : cela se voit par es enrochements, les galets déplacés, les zones boueuses). C'est seulement si on décide de construire une route ou voie ferrée ou un immeuble le long de ce cours d'eau qu'on prend un risque que l'ouvrage soit emporté lors d'une crue, et qu'il est alors important de savoir à quel territoire on attribue l'ouvrage construit (et cela ne peut se faire sans accord mutuel des collectivités mitoyennes concernées, et une expropriation légale des éventuels propriétaires. Avant que cela arrive, il va s'écouler du temps. Si jamais survient une catastrophe (crue exceptionnelle par exemple, effondrement d'une falaise, glissement de terrain), il intervient une autre procédure légale (l'arrêté de catastrophe naturelle qui permet des indemnisations, ou de ne plus admettre d'autres constructions, et de désigner une collectivité qui prendra en charge les nouveaux terrains laissés après la catastrophe et éventuellement de reconstruire différemment). Ce sera de toute façon assez visible et l'effet sera durable (et on aura vite fait de modifier nos cartes dans OSM, la catastrophe ne passera pas inaperçue). _______________________________________________ Talk-fr mailing list [email protected] http://lists.openstreetmap.org/listinfo/talk-fr

