Cher Philippe, Rassure toi, nous n'avons pas oublié dans cette pétition la question d'équilibre économique qui te préoccupe :
"Nous demandons aussi aux gouvernements de soutenir les fournisseurs d'imagerie satellite dans cet effort, puisque les produits en seront des biens communs très précieux, et qu'il est juste que les coûts soient répartis équitablement." Pour information, la durée de mise à disposition du public (et donc d'OSM) accordée par DigitalGlobe pour ses images pour cette crise, pour un usage humanitaire, à la demande du gouvernement américain, est de 30 jours, à compter du 16 novembre - donc la moitié est déjà écoulée (je n'ai pas d'information sur les modalités financières). Je te laisse par ailleurs le soin de juger de la meilleure répartition du budget de la Croix-Rouge entre les rescapés philippins et les fournisseurs d'imagerie satellite, et de l'éclairer de tes bons conseils. Un objet de cette pétition, à terme, est de soutenir la reconnaissance du rôle que peuvent maintenant jouer directement les citoyens du monde, par exemple par l'intermédiaire d'OSM, dans l'aide à ceux d'entre eux qui sont touchés par des catastrophes naturelles majeures. Et donc l'insertion de la communauté OSM, en particulier, dans les mécanismes de réponse en place. Pour permettre ces nouveaux types de contribution, différents types de licences sont envisageables, et déjà utilisés (y compris, pour la première fois, la licence publique, par Astrium sur des images Pléiades acquises dans le cadre de la Charte internationale Espace et catastrophes majeures, voir ftp://ftp.astrium-geo.com/Philippines/). D'autres limitent les usages, par exemple à la numérisation pour OSM. (Mais même cette simple autorisation aurait certainement provoqué la ruine d'une entreprise aussi financièrement fragile que Google, par exemple, et ce doit être la raison pour laquelle ils n'ont pas pu accéder à notre demande cette fois, contrairement à ce qu'ils avaient accepté pour Haïti il y a trois ans. Ils ont dû avoir trop peur de ne pas pouvoir échapper à la faillite après cette folie. Pouvoir accéder à leur imagerie aurait pourtant été bien utile pour pouvoir évaluer précisément la population affectée sur certaines îles, par exemple, avec la pile d'outils OSM. Elle s'est révélée si efficace sur d'autres îles, où les images haute-résolution de Bing, dont l'utilisation est autorisée, se trouvaient être disponibles (numérisation des bâtiments dans la base OSM, et comptage d'objets après filtrage dans JOSM, par exemple)). Enfin, ce n'est pas aux lecteurs de ces listes OSM qu'on va expliquer la richesse d'innovation que peut apporter une licence libre... (Imprimer une image satellite comme fond de carte rapide, détaillée et à jour pour aller sur le terrain, etc...) Merci donc, mon cher Philippe, de ta précieuse signature. Bien cordialement, Jean-Guilhem Le 01/12/2013 17:03, Philippe Verdy a écrit : > Moi je veux bien signer l'appel, malgré tut les fournisseurs d'imagerie > sont privés et n'ont pas nécessairement envie de donner gratuitement des > images qui pourraient être utilisées librement pour n'importe quel usage > commercial, y compris hors du champ de la gestion humanitaire des crises. > > Sur des zones aussi étendues qu'une grande partie d'un pays, ils se > priveraient de ressources commerciales dans toute la zone et pour > longtemps s'ils acceptaient ces conditions, et ne recevraient alors plus > aucun contrat pour financer de nouveaux satellites ou les remplacer. > > Il faut un compromis : > - la limitation de durée me semble légitime (mais elle ne doit pas être > trop courte : 6 mois ou un an c'est trop peu pour les catastrophes majeures > - on devrait pouvoir aller jusqu'à 3 ans, mais avec une source de > financement : là des organisations internationales et des fondations > humaintaires peuvent collaborer pour obtenir un prix global unique et > réduit raisonnable. > - lancer des satellites, payer les assurances, les garder sous contrôle > pendant des années avec une veille permanente, depuis des stations au > sol où travaillent des personnes très qualifiées et bien payées, payer > les licences sur les fréquences utilisées, cela a un coût non > négligeable (et souvent un satellite est lancé à crédit avec un risque > de ne pas trouver de rentabilité sur la revente des images, les > investisseurs, privés ou publics, et leurs assureurs, veulent au moins > rentrer dans leurs frais ou limiter leur risque financier en n'acceptant > que des pertes limitées). > - des agences de l'ONU ou de l'UE ou du WTO, des organisations comme la > Croix Rouge (qui font appel à la générosité) et divers Etats peuvent > décider d'allouer un petit budget destiné à financer des achats de fonds > d'imagerie, à prix réduit, consenti en partenariat avec le fournisseur > d'imagerie (via son propre fond de participation aux oeuvres > humanitaires, et les octrois limités de crédits d'impôt pour de telles > participations) ceci afin de couvrir au minimum les coûts de mise en > oeuvre ou de maintenance, même si aucun bénéfice n'est dégagé (cela > garantit au moins la pérennité du projet satellitaire) > >
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