Le 28 décembre 2013 21:44, Christian Quest <[email protected]> a écrit :
> La relation c'est pour les adresses, mais le nom doit quand même figurer > sur le highway=* > C'est bien dommage car les highways en eux-mêmes devraient aussi pouvoir être modélisés en tant qu'ensemble de "routes" (le sens en anglais) comprenant un ou plusieurs chemins (les voies possibles dans chaque sens pour un type de transport donné (y compris les cheminements piétons), et les équipements attachés à la voirie. Les adresses en elles-mêmes ne font pas partie de la voirie puisqu'elles concernent les parcelles voisines le plus souvent (hormi les voies privées qui traversent les propriétés), mais au plan postal, on doit mentionner des points en bordure de ces parcelles à la frontière entre voirie publique et parcelles privées, ou parfois aussi entre deux parcelles privées sans voirie publique (juste un droit de passage). De fait les adresses postales ne correspondent pas géométriquement aux voiries, ce sont des ensembles de noeuds liés à un même nom de voie d'accès mais pas toujours reliés directement à cette voie. Et contrairement à la voirie, les voies d'adresses n'ont pas de sens de circulation, c'est un "cheminement" à part indépendant des moyens de transport, et théoriquement représentant des surfaces mais sans délimitation très précise: si on se fonde sur l'emplacement des boites à lettre c'est très vague car ces boites ne sont pas toujours sur la parcelle utilisant l'adresse ni meˆme en bordure de celle-ci. Bref les adresses sont des surfaces mais trop souvent sans frontière précise. la poste se contente d'utiliser les points le longs d'un parcours de distribution, et sinon utilise les numéros pour savoir dans quelle boite mettre le courrier, et ne va à la porte du domicile (en empruntant les droits de passage privés) que pour les recommandés et remises en main propre du destinataire (si elle ne peut pas le faire, elle laisse juste l'avis de passage dans la boite numérotée). Les adresses cependant ne constituent pas un pavage complet du territoire : il y a de nombreux trous sans adresse car les parcelles même privées n'ont pas de résident. Et du fait d'utilisation parcellaire des numéros, il n'y a pas tellement d'autre moyen que d'admettre des relations "associatedStreet" qui peuvent couvrir des adresses couvrant pourtant des voiries différentes. Pour moi "associatedStreet" fait partie du schéma postal (avec aussi les codes postaux dont une partie seulement est géographique). Les noms n'ont pas de correspondance 1-à-1 avec les voiries (très souvent plusieurs voiries sont regroupées dans une seule "rue" postale, et des fragments de voiries tombent dans une autre "rue" postale, par exemple les places traversées par une même route: au niveau postal, la rue perd localement sa numérotation et n'est plus mentionnée, la place prenant sa propre numérotation et son nom). Les tags de ces relations sont donc ceux du schéma des addresses (addr:*=*) et n'ont pas d'obligation à être couplés directement à la voirie. On est donc bien obligé de nommer à part les "highway=*" des relations "associatedStreet". Mais je ne vois cependant pas pourquoi on ne peut pas assembler les fragments composant un même "highway" dans une relation de type "route" (ou même de type "highway", si les tags "highway=*" sont consistants sur un ensemble de fragments, sans tenir compte des restrictions d'accès, limites de vitesse, carrefours traversés, changement de nombre de voie ou de sens de circulation, etc.) pour éviter la redondance des noms (y compris les noms alternatifs ou en plusieurs langues), ou des numéro de références de voirie. On peut donc imaginer un schéma similaire à: (1) relation de type "route" pour chaque sens de circulation ou embranchement dans le cas de petites branches attachée au même highway, ou pour chaque voie de service. Ces routes peuvent être attachées en tant que membre à un highway et/ou à un ou plusieurs réseaux de transport (qui peuvent désigner l'ensemble sous un nom particulier différent et sous un numéro de référence spécifique). C'est une représentation filaire (non surfacique) et orientée. Parmi les chemins membres (orientés) on peut toujours détailler des restrictions, des limites de vitesse différentes de celle par défaut dans la relation. (2) relation de type "highway" dont les membres sont des routes, des aires de stationnement, et peut-être des équipements comme les feux, carrefours et voies de jonction ou voies latérales de service (en somme une relation "highway" est vu un peu comme un "route_master" sauf qu'ici il n'est pas lié à un mode de transport ni un réseau de transport particulier, mais attaché plutôt à un territoire traversé afin qu'on puisse par exemple dresser une liste des rues d'une commune, avec un seul objet par rue référençant le reste pour les détails). La relation désigne l'ensemble de la voirie gérée par une même entité locale, mais pas les propriétés qui la bordent, et pas forcément toutes les adresses postales qui y sont situées. - a) Éventuellement cette dernière relation "highway" pourrait être modélisée *aussi* de façon optionnelle comme surface (toute l'emprise territoriale d'une autoroute, y compris ses aires de repos et de service et stations de péage) avec des contours externes (chemins membres de rôle "outer"/vide et "inner"), même si on y attache le filaire des membres de type "route" (sous un autre rôle "route", que ces membres soient des relations ou des chemins, ou des chemins fermés en surface comme une zone piétonne). Il n'y a pas d'orientation significative de ce type de relation "highway", ou des noeuds d'interconnexion ou points de passage obligé. - b) Ces relations devraient exister pour grouper tous les fragments relevant de la même collectivité ou autorité ou propriété ; si la voirie est divisée en plusieurs secteurs (par exemple, voies centrales au département, trottoirs et stationnement à la commune, contre-allées dans le domaine privé, site propre pour bus ou métro à la communauté d'agglomération...) on pourrait avoir plusieurs relations avec les références appropriées. (3) Ensuite la relation de type "highway" peut être l'unique membre de rôle "street" dans une relation de type "associatedStreet" (dont les autres membres sont les noeuds d'adresses portant le même nom que le highway sélectionné). La relation "associatedStreet" peut aussi avoir un membre "city" désignant la relation administrative de la commune (peut importe d'ailleurs le niveau administratif ou le type de ville ou village ou arrondissement municipal ou si c'est un quartier de ville ou un petit archipel ou une île au sein d'une commune) ainsi qu'un membre "postcode" désignant la relation codant géographiquement la surface désignée par le code postal (mais les noeuds d'adresse peuvent utiliser d'autres codes postaux non géographiques). (4) Les relations de codes postaux peuvent aussi utiliser des pseudos codes postaux de regroupement des codes postaux géographiques et des cedex, pour indiquer dans un membre le "bureau distributeur". Ces relations de codes postaux ont leur propre hiérarchie indépendante de l'administration territoriale et des collectivités locales (et il peut y en avoir plusieurs en parallèle selon l'opérateur, La Poste, Fedex, France Express, SNCF, réseaux de portage de presse et publicité, avec chacun des codes de routage spécifique ou pseudo-codes postaux plus ou moins géographiques, etc...). Encore aujourd'hui quand on indique un code postal en France, on sous-entend l'opérateur La Poste mais cela devrait être indiqué maintenant plus spécifiquement car il n'y a plus de monopole. Conclusion: On ne peut pas toujours tout mettre dans la même relation mais cela ne signifie pas qu'on puisse faire des regroupements de ways pour éviter de tout mélanger dans un même chemin highway (avec parfois des ambiguités ou conflits, et trop souvent beaucoup de redondance). La redondance des noms est significative tout de même et c'est dommage de ne pas utiliser les relations pour ça.
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