Philippe : * Primo, mon propos était une boutade ; * secundo : pour être né et avoir vécu 21 ans en Corse, je sais que les cochons ne sont pas en ville ! Par contre, les vaches en divagation que tu te prends en sortie de virage, je l'ai déjà vu...
Francescu (qui arrête là cette discussion) Le 15 juin 2015 11:12, Philippe Verdy <[email protected]> a écrit : > Le 15 juin 2015 08:31, Francescu GAROBY <[email protected]> a écrit : > >> En Corse, on ne met pas de panneaux pour les cochons ou les vaches, sinon >> il en faudrait tous les 10 mètres... >> > > Les cochons ne sont pas partout (pas en ville) mais dans les routes de > montagne. Concernant les vaches, c'est plutôt rare : elles restent dans > leurs enclos, mais pas les cochons qui se faufilent partout et n'hésitent > pas à bousculer aussi cyclistes et piétons. > > Cependant des touristes qui s'aventurent dans l'arrière-pays peuvent être > surpris et je pense qu'à l'entrée de ces routes qui sortent du milieu > urbain côtier avec leur véhicule de location, de tels panneaux seraient > utiles > > Espérons que les loueurs de véhicules préviennent leurs clients touristes > de la présence fréquente de ces animaux sur les routes corses, et aussi de > l'usage quasiment obligatoire de l'avertisseur sonore avant chaque virage > en montagne (ce qui demande aussi de rouler vitre ouverte, de baisser > l'autoradio, et de l'attention à la fois visuelle et auditive, d'autant > plus que les virages ont peu de visibilité, peu larges, et sont dangereux > par leurs accélérations : les limites de vitesse ne sont clairement pas > suffisantes, il faudrait là aussi des panneaux partout si on ne veut pas > forcer tout le monde à rouler partout à 30 km/h sur ces routes rurales). > > Maintenant c'est un marché tentant pour les vendeurs de panneaux (mais les > petites municipalités corses n'ont pas les moyens de se les offrir et les > entretenir). > > --- > > On a le cas similaire dans le nord des Deux-Sèvres avec les lapins > (souvent bien gros) présents en nombre sur les routes rurales le soir (même > les principales départementales) autour de Bressuire. Comme ces routes sont > assez tortueuses, avec des dénivelés importants et changeants souvent, la > visibilité est réduite en sommet de côte. > > Le danger d'ailleurs n'est pas que les lapins mais aussi les véhicules > venant en face qu'on voit au dernier moment et qui ne respectent pas les > lignes continues centrales... à cause du très mauvais état des routes, et > des virages en épingle à cheveux mal balisés qui peuvent surprendre même en > freinant. Ce n'est pas la montagne mais les routes sont faites comme en > montagne et il y a aussi des arbres et murets sur les bas-côtés (très peu > larges et très instables quand il y a un fossé). > > Ces routes ont été tracées il y a de siècles quand on circulait encore à > cheval, elles n'ont pas été reprofilées quand elles ont été bitumées et > même pas quand des villages et habitations se sont progressivement > construits autour, et le passage maintenant des poids lourds n'arrange > rien. Si on ne connait pas le coin et ne pas stresser longtemps en > conduisant, il vaut mieux allonger le trajet et rester sur les autoroutes > ou grandes nationales (la route Niort-Bressuire, les deux principales > villes du département, est une horreur surtout justement à près de Niort et > près de Bressuire, le reste ce sont de longues lignes droites mais en > montagnes russes avec des petits carrefours non signalés! il vaut mieux > allonger un peu en passant par Parthenay mais ce n'est même pas la route > indiquée sur les panneaux... et par les navigateurs GPS qui facilement vous > envoient "à l'aventure" et qui facilement vous trouvent des chemins qui ne > sont que des chemins de cailloux et de boue, pour tracteurs où on peut > s'enliser car le bitume a disparu il y a longtemp ou est complètement > fracturé par les hivers successifs: il n'y a plus aucun entretien mais là > encore aucun panneau avant d'y entrer pour prévenir que ce n'est que pour > les résidents locaux ou les engins agricoles). > > Bref, taguer les panneaux pour animaux je veux bien, mais il y a du ménage > à faire aussi sur le réseau routier à déclasser (pas que dans OSM > d'ailleurs, car ce n'est pas mieux avec les cartes de NavTec ou Google > basées sur des imports de données très anciennes ou des images aériennes > prises dans des périodes très favorables où elles semblent en bon état et > même sembler plus larges qu'elles ne sont réellement dans leur partie > "roulable") ; même le cadastre n'est pas à jour, il n'a gardé en fait que > les limites de parcelles mais pas de trace de la bande roulable même quand > elle est sensée être entretenue par la commune ou le département ! > > Il faut encore attendre qu'il y ait un accident grave pour qu'il y ait des > travaux ponctuels et quelques panneaux posés suite à l'intervention du > préfet (mais vite oubliés ensuite). Les routes étaient nettement mieux > entretenues de façon continue (et même préventive par des inspections > saisonnières régulières pour vite boucher les fissures avant que se forment > des trous) jusque dans les années 1980. C'est fini maintenant, les > cantonniers ont disparu et les DDE se contentent du réseau départemental et > ne couvrent plus des tas de routes laissées à l'abandon. > > Il n'y a plus de veille publique organisées de l'état des routes. C'est à > nous de jouer avec les cartes collaboratives et sans doute des applis > innovantes à développer (applis libres SVP, pas Coyotte sur abonnement!) > pour signaler les dangers sur une carte. > -- Francescu
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