Bonjour,

casser en disant "yaka faire du routage surfacique",
c'est méconnaître ce que cela implique techniquement :
il y a un gros travail de prétraitement à faire.
je ne retrouve plus hélas l'article qui était publiée sur osmweekly
mais la moindre place avec qlq rues est transformée en un nuage
de way qui connectent tous les paires de points de la surface.
en passant, cela veux dire aussi qu'une place surfacique
avec 8 nœuds consomme 9x l'espace disque et mémoire
comparé à sa version linéaire et ce n'est pas en un claquement
de doigt qu'on augmente la puissance d'un serveur gratuit.

je pense que les outils continueront de s'améliorer simplement
à la demande de leur utilisateur, en fonction des ressources dispo.

Dans la plupart des cas, le routage surfacique n'est pas un problème quand même. Je mets volontairement de côté une place aussi complexe que https://www.openstreetmap.org/relation/8365033 (même le rendu a du mal au passage…) pour se concentrer sur des espaces sans trous (tels que les espaces dans l'erreur Osmose initiale https://osmose.openstreetmap.fr/fr/map/#item=1270&zoom=18&lat=47.497894&lon=-0.580999&level=1%2C2%2C3&tags=&fixable=).


La plupart des moteurs de routage ne vont pas gérer le routage surfacique à travers la place (qui est un problème compliqué). En revanche, tous vont pouvoir traiter la place comme un way fermé (le contour) et tous savent a priori emprunter des portions de way. Du coup, le routage ne sera pas "joli" (on ne va pas traverser la place comme on le voudrait, simplement contourner en suivant la bordure), mais le routage restera néanmoins fonctionnel.

Dans un cas simple comme ceci, à mon avis, il n'y a aucune raison de tracer des continuités des chemins à travers les places, si ce n'est alourdir la base avec des ways inutiles (et qui n'existent pas sur le terrain). La description en termes d'air a une réelle plus value (notamment pour le rendu, mais pas que), et reste parfaitement utilisable, à condition que les aires portent bien les attributs corrects (highway et droits d'accès).

Sur un cas similaire à l'exemple initial d'Osmose :
* BRouter suit le contour, http://brouter.de/brouter-web/#map=19/45.77393/3.08337/standard&lonlats=3.083773,45.77412;3.083596,45.773869 * Géovélo aussi, https://www.geovelo.fr/clermont/itinerary/search?profile=MEDIAN&bikeType=TRADITIONAL&wayPoints=45.774108,3.08372%7C45.7739,3.0836 * GraphHopper et OSRM aussi, https://www.openstreetmap.org/directions?engine=graphhopper_foot&route=45.77411%2C3.08376%3B45.77387%2C3.08360


Mon avis serait donc que sur des places simples (sans trou), il suffit de connecter le polygone aux chemins voisins et tout tracé de chemin en travers du polygone relève plutôt du "tag to router", en créant des chemins qui amélioreront le rendu du routage, mais en aucun cas sa justesse.

D'ailleurs, malgré l'erreur Osmose, le routage se fait très bien http://brouter.de/brouter-web/#map=19/47.49783/-0.58158/standard&lonlats=-0.581248,47.497738;-0.581433,47.498012.


Ma remarque ne tient plus évidemment lorsqu'on considère des surfaces avec des trous (multipolygone) où le routage est épouvantable et catastrophique s'il n'y a pas de chemins intérieurs "fictifs", comme le montre http://brouter.de/brouter-web/#map=17/48.84022/2.32019/standard&lonlats=2.319813,48.841791;2.321146,48.841137&profile=hiking-beta par exemple (BRouter ne gère pas le routage surfacique). Ce point est beaucoup plus sujet à débat à mon avis et des chemins "fictifs" pourraient être justifiés, même si certains ont des avis assez tranchés sur la question https://www.openstreetmap.org/note/1654211.
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Phyks

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