Pourtant La Poste aussi a créé nombre de relais chez les commerçants,
en fermant ses propres bureaux.
D'ailleurs les relais se multiplie aussi pour d'autres services, dont
l'administration fiscale, mais aussi des services municipaux quand les
communes réduisent leurs établissements (notamment les locaux loués)
pour les services sociaux et certaines démarches comme le paiement des
cantines scolaires (quand elles rouvriront...)
Parmi ces relais, nombre de bars-tabac-presse, épiceries,
boulangeries-pâtisseries, boucheries-charcuteries, stations services.
Parfois les points-service clients de certaines grandes surfaces bien
que les collectivités et services publics préfèrent les commerces de
proximité pour maintenir une activité proche de leurs centres et des
quartiers.
Comme pour les franchises en général, ça passe par un contrat de
service et la mise en place de certains équipements (présentoirs,
caisse adaptée, une réserve pour les colis, des emballages,
formulaires et étiquettes standardisés, parfois aussi une borne
électronique en libre-service).
Ceci dit la poste est totalement fermée chez moi depuis 3 semaines :
un courrier important pas arrivé, aucun avis de passage, rien dans le
bureau de poste central de remplacement (à plus de 8 kilomètres...).
Les courriers sont carrément perdus (même pas retournés au bout de 15
jours s'ils étaient suivis). De même les livreurs de diverses société
ont arrêté leurs passages (et pas de point-relais non plus pour
certains réseaux). De fait je n'achète rien en ligne (surtout pas chez
Amazon, là encore un colis pas arrivé). Plus que jamais on a besoin
des commerces de proximité encore ouverts pour la vente directe et
sinon de la grande distribution. Dommage que les AMAP du coin soient
aussi fermés; et toujours pas d'autorisation pour la vente ambulante
hors des gros marchés fermés, ou bien ils ne stationnent que dans
certains quartiers plus densément peuplés). Dans les zones rurales ou
périurbaines, le choix des services est très réduit, et la grande
distribution ouverte limite les gammes de produits à ceux les plus
chers (trop peu de réassort pour les produits de base), les promotions
sont quasi inexistantes (sauf les chocolats de Pâques...). C'est un
vrai problème pour les personnes à faible revenu qui ne peuvent pas
non plus se déplacer loin, pour qui la facture est "salée" et ceux
dont les revenus sont déjà réduits voire devenus inexistants par la
non-activité imposée (en attendant les aides sociales). Il est plus
que temps d'exiger auprès des mairies des autorisations d'ouvertures
d'AMAP "en roulotte". Les syndicats d'agriculteurs devraient se
mobiliser et aussi obtenir ce droit de vente directe sur les parkings
de grandes surfaces, sur les places de marchés fermées et désertées et
divers autres petits parkings devant les tas de commerces fermés.

La désertification du commerce doit pouvoir être constatée par les
mairies pour prendre des arrêtés locaux et distribuer territorialement
les points de stationnement tout en préservant la distanciation
sociale et continuant à limiter les déplacements nécessaires. De même
devrait être autorisé le fléchage des points de vente temporaires
(passer outre les interdictions habituelles et ne pas verbaliser comme
une forme de "publicité sauvage") car il y a des abus de position
dominante de certaines grandes surfaces qui en profitent aussi sur les
prix pratiqués du fait de la non-concurrence. et cela risque fort de
durer, même après le confinement, car des tas de petits commerces n'y
survivront pas (et il y aura aussi beaucoup plus de monde en
difficulté financière dans ce qui s'annonce comme une crise économique
grave avec un chômage record qui pour l'instant est encore "caché").
Il est urgent d'aider les AMAP et les épiceries sociales gérées par
des assos et aidées par des subventions des collectivités. Certaines
entreprises qui fonctionnent encore l'ont compris en favorisant la
coopération des comités d'entreprises et les achats groupés pour leurs
employés (mais pas seulement, elles s'intéressent aussi aux besoins de
leurs quartiers et peuvent diversifier davantage leurs activités
locales sans en faire un objectif de forte rentabilité).

Bref l'initiative "ça reste ouvert" risque fort d'être prolongée par
une redéfinition majeure et durable du paysage des commerces en France
(et ailleurs) et il faut espérer un assouplissement de la
réglementation concernant les implantations. Il faudra être vigilent
et les mairies locales doivent écouter les besoins des populations et
faire pression sur les préfectures dans ce qui sera une période de
transition pour permettre des implantations provisoires avec des
réglementations et un régime fiscal qui se renforceront seulement au
bout d'un certain temps (pas moins d'un exercice annuel) si ces
nouveaux commerces et services sont amenés à perdurer. Les syndicats
et assos de quartiers aussi seront partie prenante. La démocratie
locale des quartiers devra être plus effective qu'elle ne l'est
aujourd'hui. Même l'Etat devra innover y compris dans ses services
statistiques (la cartographie des quartiers devra un objectif fort
pour l'Insee qui va devoir trouver de nouveaux instruments de mesure
pour répondre aux besoin locaux demandés par les communes et les
assos).

Dans toute cette pagaille, ce sont les régions (et même les
départements) qu'on n'entends plus. Les nouvelles super-régions ne
servent plus à rien. L'initiative sera locale et sociale avec un rôle
accru de la "société civile" qui comprend mieux les situations, que ce
soit dans les "quartiers populaires" ou les campagnes. Le seul acteur
public encore efficace sera à l'échelle communale (ou le quartier dans
les grandes villes). L'ère ne sera plus à la réduction du nombre des
collectivités par une augmentation de leur surface, sauf si celles-ci
se voient imposer une cartographie locale de leurs services et des
instruments de mesure et plus de coopération public-privé avec les
assos si on veut conserver une vie démocratique. Ces assos locales
devront être reconnues et prendre du pouvoir et acquérir une autorité
dans le processus législatif et réglementaire. Les communes (ou
l'arrondissement de commune) seront le lieu privilégié de cette
coopération (et peut-être il faudra réactiver le niveau des
sous-préfectures, dont les conseils ont disparu il y longtemps, au
détriment des conseils départementaux et régionaux, indépendamment de
celui des EPCI qui n'impliquait que l'administration communale avec
presque aucun rôle pour la société civile qui comprend aussi les
branches professionnelles: chambres, et syndicats compris).



Le sam. 4 avr. 2020 à 21:08, Francescu GAROBY <[email protected]> a écrit :
>
> Tout à fait d'accord : détourner "amenity=post_office", c'est un coup à 
> foutre un bordel !
> De plus, je pense que le tag "[quelque chose]:operator=Mondial Relais" pose 
> aussi problème : n'y a-t-il pas des commerces qui font points relais pour 
> plusieurs réseaux (Mondial Relais, Relais Colis,...) ?
> Du coup, il faudrait plutôt faire un truc du genre : "[quelque 
> chose]:mondial_relay=yes"
>
> Francescu
>
> Le sam. 4 avr. 2020 à 19:47, JB <[email protected]> a écrit :
>>
>> Le 04/04/2020 à 19:18, Frantz a écrit :
>> > je verrais bien :
>> > amenity=post_office
>> S'il vous plait, non…
>> amenity=post_office, chez nous, bien ancré, c'est la Poste, d'une
>> manière ou d'une autre. On ne change pas le sens du tag principal par un
>> tag secondaire…
>>
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