Le "lac" sous l'Opéra est plutot un bassin artificiel construit il y a longtemps comme réserve d'eau potable; l'eau provient de très anciens travaux (certains datant de l'époque gallo-romaine) amenant l'eau par un ensemble de fractures naturelles et divers ouvrages sous-terrains et canaux depuis les Vosges. C'est toujours en service car l'eau y est de qualité excellente, et c'est une réserve stratégique. Les bassins sont étagés à différents niveaux et ont profité ds anfractuosités naturelles, dans la roche sous la couche sédimentaire, à l'abri des eaux d'infiltration de la Seine et des ruisseaux divers (très pollués et de niveau instable) qui baignent le lit sédimentaire de la Seine. C'est très surveillé, le risque étant que cette nappe soit polluée par des infiltrations.
Maintenant pour en connaitre le détail aujourd'hui il faut être expert et ce n'est pas à notre portée. De toute façon comme ce n'est pas visitable et que les dernières parties qui pouvaient l'être étaient déjà très réduites, on doit se contenter de quelques photos des reporters qui sont autorisés de temps en temps à montrer les ouvrages, mais pas de quoi cartographier quelque chose d'une utilité quelconque: on se contentera de cartographier que les équipements visibles en surface qui en profitent (les fontaines, et les installations de contrôle, filtration et pompage et distribution). Ces bassins sous-terrains sont des ouvrages fabuleux, de vraies cathédrales souterraines (certains se visitaient, mais c'est maintenant protégé pour éviter justement toute pollution et aussi tout accident car il y a des risques de variation des niveaux dans les canaux qui l'irriguent). C'est une ressource très importante pour les eaux de Paris. L'eau y est parmi les plus pures de France. On n'a pas la même qualité d'eau tout autour de Paris, où l'eau provient de sources en surface ou de pompages dans la Seine, et qui doit être traitée de façon industrielle par des procédés couteux; cette ressource pour Paris est toutefois limitée: elle ne se renouvelle pas assez vite pour courir les besoins de l'Île-de-France et il n'est même pas envisageable d'en changer le niveau fortement, sous peine de provoquer des accidents géologiques majeurs: cette eau accumulée soutient tout le terrain au dessus. Et les accidents géologiques sont assez fréquents en banlieue parisienne avec les pompages dans la couche sédimentaire (ce qui provoque des glissements de terrain contre lesquels aucune construction de soutien ne résiste): les pompages dans la couche sédimentaire (et notamment pour les chantiers de construction) sont normalement très surveillés et doivent faire l'objet de mesures permanentes, et doivent être limités dans le temps. De telles mesures de protection des eaux souterraines se sont maintenant développées en divers endroits en France (on a vu ce que cela provoquait, comme des effondrements ou glissements de terrains, des fractures dans les immeubles, des immeubles condamnés. On le voit dans les anciennes zones minières et en Provence dans les zones d'enrochement calcaire: les anciennes galeries doivent être comblées et inondées. Mais dans certains sols fragiles ou dans les nappes entre couches argileuses, les variations d'hygrométrie en surface provoquent des soulèvements ou affaissements de terrains qui touchent des zones très vastes (avec de gros dégâts; ces accidents se multiplient avec les périodes à faible précipitations de plus en plus fréquentes et prolongées). Cela ne menace pas que les bâtiments, mais aussi les autres ouvrages souterrains dont les gazoducs qui peuvent craquer, les égouts qui peuvent se boucher, les canalisations d'eau potable qui peuvent se mettre aussi à fuire, et aussi peuvent toucher à la stabilité et la sécurité des tunnels de transport. Le souterrain (tout ce qui est en dessous des 7 mètres sous le plancher des vaches ou qui viendrait percer les roches d'appuis sous les couches sédimentaires) c'est un domaine très compliqué et très technique qui n'est pas à notre portée (ni même pour les spéléos tous seuls en tout cas pas les amateurs), c'est une spécialité des services géologiques qui ont des outils de mesure appropriés, et des exploitants de réseaux souterrains autorisés et au besoin font appel aux meilleurs spéléos bien équipés et encadrés, pour aller constater ce qui se passe et rechercher les causes de certains accidents ou installer des outils de mesure ou de surveillance. Le mar. 21 avr. 2020 à 20:19, Yves P. <[email protected]> a écrit : > Bonsoir, > > > Je ne trouve non plus pas de trace, je ne sais comment savoir s’il y en > a un ou non (il y en a un par exemple sous l’opéra Garnier). > Il faut demander aux spéléos et/ou aux cataphiles parisiens ;) > Eventuellement aux "services" de la ville (eaux, égoutiers) ? > > Paris et truffé de carrières, voir de cavités naturelles. Mais vu la > forme, c'est plutôt suspect. > > De plus, il manque à minima un tag layer=-1 ? > > __ > Yves > _______________________________________________ > Talk-fr mailing list > [email protected] > https://lists.openstreetmap.org/listinfo/talk-fr >
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