Bonjour,

Plutôt gâté en ce moment avec les sorties de films argentins sur nos 
écrans (quand ils parviennent jusqu'à nous. Si les deux derniers (Café 
de los Maestros et Histoire de Tango) touchaient directement au tango, 
ce n'est pas le cas de ces 2 nouvelles sorties du mercredi

Je n'ai pas encore vu El Otro d'Ariel Rotter mais je suis fan de 
l'acteur Julio Chavez (Extraño, l'Ours rouge....).

Quand à l'Assaillant de Pablo Fendrik, si vous n'avez pas vomi à 
Rossetta, vous tiendrez le coup pour cette caméra fluctuante. Film 
intéressant mais un peu longuet... C'est comme un sujet de nouvelle 
dont on aurait voulu faire un roman. Ne vous mettez pas aux premiers 
rangs...



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Critique
"El Otro" et "L'Assaillant" : plongées argentines dans les failles de 
la vie
LE MONDE | 07.10.08 | 14h01  •  Mis à jour le 07.10.08 | 14h01

Désormais doté de figures de proue dont la réputation a franchi ses 
frontières, le cinéma indépendant argentin témoigne aussi de sa 
vitalité en révélant régulièrement de jeunes talents. Les hasards de la 
distribution permettent cette semaine de découvrir deux d'entre eux, 
dont les films partagent des affinités.

À VOIR

Ariel Rotter (El Otro) et Pablo Fendrik (L'Assaillant), qui signent 
respectivement leurs deuxième et premier longs métrages, sont tous deux 
trentenaires. Leur film suit tout du long un personnage masculin, et 
leur réussite repose à la fois sur la grande qualité de leurs 
interprètes et sur une mise en scène minimaliste qui fait de la 
présence à l'écran de ces derniers un enjeu plus puissant et décisif 
que leur psychologie ou les péripéties de leur action.

Dans El Otro, c'est l'excellent Julio Chavez qui confère à son 
personnage sa dimension terrienne, son poids existentiel, sa beauté 
intérieure. L'histoire est celle d'un quadragénaire qui, pris entre 
l'annonce inopinée d'une future paternité et la dégradation physique de 
son propre père, disparaît du jour au lendemain en province, où il 
usurpe diverses identités.

Ce beau film n'est rien de plus que ce moment de suspension dans la vie 
d'un homme d'âge mur, bouleversé par l'inéluctable glissement des 
générations dont il se sait désormais le maillon central. Entre la mort 
annoncée de son père et la naissance de son enfant, ce personnage, à 
travers les expériences charnelles troublantes qu'il est amené à vivre 
dans cette petite ville, emprunte un itinéraire à la fois trivial et 
métaphysique.

SURPRENANT ÉPILOGUE

Le récit et la facture de L'Assaillant doivent au moins autant à son 
remarquable acteur principal, Arturo Goetz, qui est tout l'opposé de 
Chavez. Instable, mobile, inattendu, inquiet, versatile. Il incarne 
dans ce film, tourné en longs plans-séquences et en caméra portée, un 
quinquagénaire bien mis qui braque consécutivement plusieurs écoles 
privées de Buenos Aires.

Ce film fiévreux respecte les unités de temps, d'action et de lieu, et 
lève dans un surprenant épilogue le voile du mystère qui entoure le 
comportement de son personnage. L'Assaillant est un pur exercice de 
style qui se surpasse pour atteindre la dimension d'une tragédie 
contemporaine, sur fond de crise économique et de désarroi social.

El Otro d'Ariel Rotter avec Julio Chavez, Osvaldo Bonet, Maria Oneto (1 
h 25.)

L'Assaillant de Pablo Fendrik avec Arturo Goetz, Barbara Lombardo. (1 h 
07.)

Jacques Mandelbaum

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