Bonsoir et bonne année à tous, j'ai trois questions à vous poser et chacune mériterait une longue discussion. Donc, je vais faire trois mails successifs en espérant qu'on pourra avoir les trois discussions qui correspondent.
Bon, on n'en a pas reparlé tous ensemble mais je vais vous donner mon sentiment : je pense qu'on s'en est bien sortis (et même qu'on a eu de la chance). Pour moi les points forts sont : - la qualité du programme ; on avait des choses très diverses, et dans l'ensemble très réussies et intéressantes ou drôles - la gestion du timing ; on est arrivés à faire tenir tout cela en moins d'une heure et je pense que personne ne s'est ennuyé (sauf les deux spectateurs qui sont partis en cours de route, mais bon, haters gonna hate) - la présence des guest stars : le quatuor et Marie (même si elle n'a pas beaucoup servi, je crois que tout les spectateurs en auront gardé un souvenir inoubliable) - on a une vidéo tout à fait correcte (dont j'ai récupéré les rushes de _chaque_ caméra, très important, et dont je suis en train de faire le montage, même si je manque de matériel adéquat pour du full HD à 35Go par fichier). Les points faibles dont j'ai eu vent : - Jean-François trouve qu'on a donné une impression d'amateurisme, notamment du fait qu'on rigolait (surtout moi) aux blagues des autres (surtout celles de Mike). Je ne pense pas que ce soit très gênant pour une première fois, mais j'y reviens plus bas. - Olivier Salon me dit qu'on aurait pu mettre deux fois moins de numéros et des explications deux fois plus longues. Je ne suis pas entièrement convaincu (parce que cela rendrait la soirée moins compréhensible pour les gens qui ne sont pas musiciens) mais ça aussi je vais y revenir. - Une impression de manque général de préparation ; et ça je ne m'en suis rendu compte qu'en regardant la vidéo, mais c'est vrai qu'il y a couramment 30-40 secondes de battement entre deux numéros. Pour moi, les trois points essentiels sont : - je ne veux PLUS avoir de SURPRISE quand on est déjà en scène. Entre Martin qui me dit dans le hall de la BnF "au fait, je voudrais rajouter un numéro", Jean-François qui explique sa pièce en ne faisant que des démarrages de phrases (je sais, tu ne retrouvais plus ta feuille :-), et Mike qui me plante sur scène debout face au public et se met à faire du breakdance... Tout ça est super marrant, et j'ai passé un excellent moment, mais il faut qu'à l'avenir on sache chacun à quoi s'attendre sur le travail des trois autres. (C'est valable pour moi aussi, qui ai plus ou moins saboté mon Gershwin à cause de ça.) - pour remédier à ce problème (et à celui des enchaînements -- et à celui des techniciens qui pètent les plombs parce qu'ils ne savent pas où on en est dans la conduite), une solution très simple : il faut qu'on fasse un FILAGE avant la soirée. "Oh, quelle bonne idée, un filage, n'est-ce pas ce que tu nous as proposé de faire au moins 140 fois dans l'après-midi, Valentin ?" No comment. - Dernier point, il faut qu'on soit un peu plus cohérents sur l'endroit où on place le curseur sur l'axe spectacle/conférence. D'un côté on s'était préparés pour être clairement plus dans une optique conférence que spectacle : vous avez refusé qu'on ait un "dress code" harmonisé, qu'on demande des effets lumières, qu'on fasse un filage... Mais d'un autre côté, Mike était clairement dans la démarche "spectacle" plutôt que conférence (j'aurais dû m'en douter quand je l'ai vu enlever ses chaussures), et même Jean-François nous a poussés à aller saluer... Alors qu'on avait décidé en loge, 50 minutes plus tôt, qu'on ne saluerait pas ! Reste une question importante : le nombre de spectateurs. Nous avons eu un peu moins de 50 personnes, ce qui n'est pas beaucoup mais on a de la marge de progression. Quelques idées : - il faut que l'Oulipo nous annonce de façon plus correcte que ça. C'est même vital. Jean-François et moi allons être pris par cette connerie de Chant'Oulipo lors des deux prochains jeudis de l'Oulipo, mais il aurait fallu qu'ils nous fassent carrément monter sur scène pour vendre notre salade. - il faut que la BnF nous mette plus en avant. Je leur en ai parlé : dans la prochaine édition de leur journal, il y aura un encadré sur nous. - je pense (surtout vu qu'on a déplacé le curseur un peu plus du côté "spectacle" que "conférence") qu'on peut se permettre de sortir quelques flyers et une affiche. Cela demande de réfléchir un peu à l'identité graphique, mais je lancerai Inkscape un de ces jours et on en reparlera. - Dans le pire des cas, l'année prochaine on peut demander à être programmés le jeudi soir (comme l'Oulipo mais pas les même semaines), ce qui nous permettrait de bénéficier du même public (en grande partie du moins). Dans l'immédiat, la question se pose pour la prochaine soirée (celle du 3 mars) : est-ce qu'on préfère rester dans le Grand Auditorium, ou bien est-ce qu'on aurait pas intérêt à aller plutôt dans le Petit Auditorium ? C'est quand même une salle de 200 places, donc même dans l'hypothèse où on triplerait notre public ça reste largement suffisant : https://www.google.fr/search?tbm=isch&source=hp&q=biblioth%C3%A8que+nationale+%22petit+auditorium%22&btnG=Search+Images&gbv=1 L'avantage est que ça donne un rapport avec le public complètement différent : on serait plus proches des spectateurs, et eux-mêmes seraient plus rapprochés les uns des autres. Au niveau lumières, il y a des éclairages relativement variés (pas de contre-projecteurs, en revanche). La vraie grosse différence est la profondeur de scène (moins de deux mètres), donc on ne peut pas se permettre d'avoir un avant-plan/arrière-plan comme dans le Grand Auditorium. (Par exemple si on invite l'Ousonmupo en juin, le Grand Auditorium sera inévitable.) Bref, la question nous est posée et on est totalement libres pour y répondre (dans le doute ils ont réservé les deux de toute façon). Thoughts? Valentin.
