Enfin, je ne suis plus si s�r que les soci�t�s am�ricaines consid�rent encore
Unicode comme quelque chose de strat�gique, il s'agit surtout d'efforts individuels
de la part de techniciens passion�s dans ces entreprises, passionn�s qu'on laisse
encore faire sans doute parce que cela cr�e un bon capital de sympathie multiculturel.
C'est d'ailleurs ce qui me fait do�ter de plus en plus de l'int�r�t de continuer � soutenir Unicode, s'il n'ob�it m�me plus � des objectifs �conomiques jug�s utiles par les seuls membres am�ricains capables de soutenir son d�veloppement uniquement depuis les Etats-Unis, alors qu'Unicode n'est pas encore au point pour bon nombre d'autres pays qui, eux, ont des imp�ratifs �conomiques � soutenir leurs propres langues.
S'il n'y a plus grand chose � faire concernant les �critures latines, ou cyrilliques, et si les id�ographes chinois sont maintenant laiss�s � la gestion du Rapporteur Id�ographique travaillant en Extr�me-Orient, il serait peut-�tre bon d'envisager que le d�veloppement d'Unicode concernant les �critures Africaines, ou du Moyen-Orient se fasse dans des lieux plus appropri�s que les Etats-Unis, notamment concernant les d�cisions.
L'Europe offre des lieux de rencontre semble-t-il plus appropri�s pour ces alphabets mal support�s par Unicode, dont les d�cisions sont fond�es sur des rapports distants, sans implication �conomique s�rieuse de la part des soci�t�s encore participantes (si elles continuent � soutenir et payer leurs coll�gues encore engag�s pour ce travail de "passionn�s").
Il semble que bien des soci�t�s ou organisations Europ�ennes ou du Moyen-Orient, ou d'Afriquepourraient participer plus facilement au sujet des langues qui leur tiennent � coeur, en effectuant ces r�unions de d�cision dans un lieu plus centr�.
Il est d'ailleurs dommage, � l'heure des communications virtuelles, qu'Unicode s'en tienne encore, pour la question du vote final, � vouloir faire cela uniquement lors de comit�s restreints aux Etats-Unis, comme si le vote �lectronique n'existait pas! Cela n'emp�chera pas la tenue de r�unions de discussions ou d'arbitrage en diff�rents lieux mais Unicode et ceux qui le soutiennent fairaient pas mal d'�conomies en travaillant de fa�on moins centralis�e, et en acceptant de d�l�guer une partie de son travail.
Il est symptomatique par exemple de voir que la moiti� des votants potentiels d'Unicode n'utilisent jamais les ressources �lectroniques en ligne (que rien n'interdit de mettre en forme selon des proc�dures administratives propres � Unicode), en ne prenant leurs d�cisions que sur la base de documents imprim�s (chers � produire et distribuer) lors de "conventions" (ch�res aussi pour y assister, � cause de frais de d�placement, h�bergement, et des heures de travail suppl�mentaires pay�es uniquement pour ce sujet!), et que des documents importants puissent de ce fait �chapper � leur analyse...

