> ..Bien s�r que les conflits d'int�r�t existent, mais pour autant faut-il nier > l'int�r�t des rencontres, colloques, congr�s, symposia, dont pratiquement aucun > ne pourrait se tenir sans l'aide de l'industrie?
Effectivement. Mais est-ce normal? Par ailleurs, cette excellente description du probl�me r�f�re aussi � un autre probl�me social criant: si les m�decins en avaient les moyens, ils pouraient eux-m�mes se payer � diner et n'auraient pas besoin d'y �tre accompagn�s par des repr�sentants pharmaceutiques. Or, n'ayant pas ces moyens, et devant se remplir l'estomac pour �viter de sombrer dans le coma et donc cesser de traiter les patients, ils en sont r�duits � cette derni�re extr�mit�. Il faut donc nourrir les m�decins pour diminuer cette influence indue. > Dans un monde id�al, tout l'argent investi par l'industrie dans le domaine de la > communication et de la formation serait contr�l� par la profession m�dicale > et/ou les autorit�s de sant� ou encore les diff�rentes soci�t�s savantes et > associations pour faire une "bonne" communication sur le m�dicament, et > organiser de "bons" et "propres" congr�s m�dicaux. OK... mais c'est bien > l'industrie qui met au point mat�riels et m�dicaments, pas les m�decins... et ce > sont eux qui d�livrent les moyens de l'�valuation scientifique de tout ��... Le > syst�me actuel a l'avantage d'une certaine transparence: > 1/ L'industrie est l� pour vendre > 2/ Les organisations scientifiques m�dicales sont l� pour > critiquer des m�thodes d'�valuation, organiser des �tudes de confirmation, > �tablir des consensus et des recommandations... Tout � fait. Encore fautil en �tre conscient. Or, les �tudes sur le sujet montrent que 1) La plupart des m�decins ne se sentent pas influenc�s par le marketing des pharmaceutiques 2) Cette influence est pourtant r�elle. Donc, si le syst�me est sans doute "transparent" sur "qui vend" et "qui r�fl�chit", c'est peut-�tre notre propre manque de "transparence" int�rieure face � cette influence qui doit �tre �claircie: ceci peut arriver par l'�ducation et la discussion (ou bien la psychanalyse mais c'est plus cher, pour des gens qui peinent � manger). D'o� l'importance de discuter ces ph�nom�nes dans la formation des �tudiants. > Quant � l'argent de la communication des industriels qui pourrait �tre utilis� > pour apporter du lait � l'Afrique, �� me rappelle un vieux d�bat o� l'on > pr�tendait que chaque missile � t�te nucl�aire repr�sente le prix de la > construction d'un h�pital... la France a largement r�duit son budget militaire, > et je ne crois pas que cette r�duction ait �t� � l'origine de la construction > d'un seul dispensaire suppl�mentaire dans les pays en voie de d�veloppement... Votre image est int�ressante mais l'id�e originale �tait beaucoup plus simple quoique non explicite: une chose qui m'a toujours un peu horripil� est la livraison soutenue, aux m�decins allaitant (ou � leur conjoint), de caisses de lait maternis� par les repr�sentants pharmaceutiques, lait qui pourrait certainement trouver un meilleur usage. Vous voyez aussi ce ph�nom�ne dans la vieille Europe? > Beaucoup plus inqui�tant: le regroupement des laboratoires au profit d'�normes > groupes internationaux mettent ceux-ci en position de monopole pour de > nombreuses classes de m�dicaments, et bient�t ils n'auront m�me plus besoin de > communiquer sur des produits qu'on devra de toute fa�on leur acheter.. gageons > que cette situation ne conduira pas � une diminution des prix, mais au contraire > � une augmentation extraordinaire des revenus... des actionnaires... Effectivement aussi inqui�tant. Bonne journ�e Alain V.
