... je pense qu'on est d'accord sur le fond, quant aux m�thodes qui permettraient d'am�liorer le syst�me, elles ne sont m�me pas d�battues, ni par nos politiques, ni par nous-m�mes (qui n'avons aucun pouvoir de le faire �voluer) Quant au lait.. j'avoue humblement en avoir fait profiter mes 3 rejetons, � une �poque o� il m'arrivait d'�tre un peu trop souvent convoqu� par mon banquier quand il souhaitait m'informer qu'il ne verrait aucun inconv�nient � ce que change de banque....
Amicalement, GP Alain Vadeboncoeur MD a �crit : > > ..Bien s�r que les conflits d'int�r�t existent, mais pour autant faut-il > nier > > l'int�r�t des rencontres, colloques, congr�s, symposia, dont pratiquement > aucun > > ne pourrait se tenir sans l'aide de l'industrie? > > Effectivement. Mais est-ce normal? Par ailleurs, cette excellente > description du probl�me r�f�re aussi � un autre probl�me social criant: si > les m�decins en avaient les moyens, ils pouraient eux-m�mes se payer � diner > et n'auraient pas besoin d'y �tre accompagn�s par des repr�sentants > pharmaceutiques. Or, n'ayant pas ces moyens, et devant se remplir l'estomac > pour �viter de sombrer dans le coma et donc cesser de traiter les patients, > ils en sont r�duits � cette derni�re extr�mit�. Il faut donc nourrir les > m�decins pour diminuer cette influence indue. > > > Dans un monde id�al, tout l'argent investi par l'industrie dans le domaine > de la > > communication et de la formation serait contr�l� par la profession > m�dicale > > et/ou les autorit�s de sant� ou encore les diff�rentes soci�t�s savantes > et > > associations pour faire une "bonne" communication sur le m�dicament, et > > organiser de "bons" et "propres" congr�s m�dicaux. OK... mais c'est bien > > l'industrie qui met au point mat�riels et m�dicaments, pas les m�decins... > et ce > > sont eux qui d�livrent les moyens de l'�valuation scientifique de tout > ��... Le > > syst�me actuel a l'avantage d'une certaine transparence: > > 1/ L'industrie est l� pour vendre > > 2/ Les organisations scientifiques m�dicales sont l� > pour > > critiquer des m�thodes d'�valuation, organiser des �tudes de confirmation, > > �tablir des consensus et des recommandations... > > Tout � fait. Encore fautil en �tre conscient. Or, les �tudes sur le sujet > montrent que 1) La plupart des m�decins ne se sentent pas influenc�s par le > marketing des pharmaceutiques 2) Cette influence est pourtant r�elle. Donc, > si le syst�me est sans doute "transparent" sur "qui vend" et "qui > r�fl�chit", c'est peut-�tre notre propre manque de "transparence" int�rieure > face � cette influence qui doit �tre �claircie: ceci peut arriver par > l'�ducation et la discussion (ou bien la psychanalyse mais c'est plus cher, > pour des gens qui peinent � manger). D'o� l'importance de discuter ces > ph�nom�nes dans la formation des �tudiants. > > > Quant � l'argent de la communication des industriels qui pourrait �tre > utilis� > > pour apporter du lait � l'Afrique, �� me rappelle un vieux d�bat o� l'on > > pr�tendait que chaque missile � t�te nucl�aire repr�sente le prix de la > > construction d'un h�pital... la France a largement r�duit son budget > militaire, > > et je ne crois pas que cette r�duction ait �t� � l'origine de la > construction > > d'un seul dispensaire suppl�mentaire dans les pays en voie de > d�veloppement... > > Votre image est int�ressante mais l'id�e originale �tait beaucoup plus > simple quoique non explicite: une chose qui m'a toujours un peu horripil� > est la livraison soutenue, aux m�decins allaitant (ou � leur conjoint), de > caisses de lait maternis� par les repr�sentants pharmaceutiques, lait qui > pourrait certainement trouver un meilleur usage. Vous voyez aussi ce > ph�nom�ne dans la vieille Europe? > > > Beaucoup plus inqui�tant: le regroupement des laboratoires au profit > d'�normes > > groupes internationaux mettent ceux-ci en position de monopole pour de > > nombreuses classes de m�dicaments, et bient�t ils n'auront m�me plus > besoin de > > communiquer sur des produits qu'on devra de toute fa�on leur acheter.. > gageons > > que cette situation ne conduira pas � une diminution des prix, mais au > contraire > > � une augmentation extraordinaire des revenus... des actionnaires... > > Effectivement aussi inqui�tant. > > Bonne journ�e > > Alain V.
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