Copie d'une petite lettre qui para�tra demain ou apr�s demain dans la presse.Je l'envoyais � Mme Ouimet,�ditorialiste � la Presse,� titre d'opinion apr�s avoir pris connaissance de son �ditorial.Elle l'a retenu pour le courrier des lecteurs.
 
Bye
----- Original Message -----
Sent: Thursday, July 25, 2002 9:29 AM

Bonjour Madame Ouimet,
 
Je viens de terminer la lecture de votre article.Plusieurs �l�ments de votre article que j'aimerais commenter...mais je serai br�ve.
 
Ce que je d�sire souligner,et qui m'appara�t extr�mement important,est le fait que cette loi qui s'appr�te � nous tomber dessus ne contraindra que les m�decins omnipraticiens les plus impliqu�s dans notre syst�me de sant�,� savoir ceux et celles qui travaillent d�j� � l'urgence ou y ont r�cemment travaill� et qui cumulent souvent bien d'autres t�ches (hospitalisation,travail aux soins intensifs,bureau priv�),surtout en r�gion.
 
En outre,d�rision supr�me,elle contraindra � priori les m�decins qui travaillent dans des r�gions en p�nurie.
 
Belle logique.
 
La r�alit� et la probl�matique des urgences urbaines et des urgences en r�gion semi-urbaine ou rurale est compl�tement diff�rente.Le probl�me des grandes urgences urbaines en est surtout un de congestion chronique, d"overcrowding" qui les transforment en v�ritables enfers pour ceux et celles qui y travaillent et ceux et celles qui s'y font soigner.Et quand je dis "enfer",je p�se mes mots.Ces urgences ont chroniquement des probl�mes de recrutement et de r�tention d'effectifs,mais arrivent g�n�ralement � tenir le fort et � demeurer "ouvertes".
 
Le probl�me des urgences rurales en est essentiellement un d'accessibilit�:trop peu de m�decins pour assurer une garde 24/24,ces m�mes m�decins �tant souvent tenus d'assumer une multitude de t�ches.N'oublions pas qu'en r�gion rurale,si vous �tes admis � l'h�pital avec un infarctus du myocarde ou une pneumonie,vous serez pris en charge par le m�decin de famille qui vous admis et non par un cardiologue ou un pneumologue comme � Montr�al ou � Qu�bec.
 
Bref,vous travaillez � Montr�al,en bureau priv� depuis 10 ou 15 ans,en dormant toutes vos nuits et en cong� tous vos week-ends? Pas de probl�me.Cette loi ne vous concerne pas.
 
Vous travaillez � Sept-Iles,Baie-Comeau,Shawville ou Maniwaki,votre r�gion de dispose que de 50% des effectifs m�dicaux n�c�ssaires au cumul de toutes les t�ches,vous faites de l'urgence,de l'hospitalisation,vous tentez tant bien que mal de suivre vos patients en bureau (quand vous avez le temps)...Watch out!!!Cette loi s'adresse � vous.
 
Je travaille � temps plein � l'urgence depuis 18 ans(et j'ai bien l'intention de continuer).Cette loi cr�era infiniment plus de probl�mes qu'elle n'en r�glera.
 
Ce n'est pas tant la coercition qui me fait grincer des dents que le fait que cette coercition s'appliquera aux m�decins omnipraticiens les plus impliqu�s de notre syst�me de sant�.
 
On conscrit les m�decins qui se battent d�j� au front.
 
Catherine Bich
m�decin d'urgence
Outaouais
 
 
 

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