Aller lire la loi au:
http://www.assnat.qc.ca/fra/publications/projets-loi/publics/02-f114.htm

Vous remarquerez que l'ASMUQ est nomm�e dans le projet de loi comme
une Association et est mise sur le m�me pied que les F�d�rations.
Les m�decins sp�cialistes en urgence seront-ils les premiers vis�s par cette
loi?

Section II:  La responsabilit� de la liste de garde de l'urgence d'un CH
en difficult� incombe au Directeur G�n�ral de la R�gie R�gionale.  Un
fonctionnaire nomm� par Qu�bec.

Le paragraphe 3 est particuli�rement int�ressant:
"Le chef du DRMG de la r�gie r�gionale concern�e....doit tenir compte des
habilet�s n�cessaires � la prestation, par  un m�decin, de services m�dicaux
d'urgence.  De plus, il doit prendre en consid�ration, notamment, la
localisation
du m�decin par rapport � l'�tablissement o� il sera appel� � fournir une
prestation
de services m�dicaux, la fr�quence selon laquelle ce m�decin sera appel� �
fournir
ces services ainsi que la prestation des services m�dicaux que ce m�decin
fournit
par ailleurs, particuli�rement aux services m�dicaux d'urgence d'un
�tablissement
de cette r�gion."

La localisation du m�decin doit �tre prise en consid�ration, mais rien
n'emp�che
le responsable de la liste de garde d'aller chercher un m�decin ailleurs au
Qu�bec
"juste pour deux nuits en ligne".

Et la section V paragraphe 23.
"Afin de permettre au chef du DRMG ou � la personne responsable.....de
dresser la
liste vis�e au paragraphe 1......., la R�gie doit, sur demande, lui
communiquer les noms
et adresses de pratiques des m�decins qui, au cours des quatre ann�es qui
pr�c�dent
l'entr�e en vigueur de la pr�sente loi, ont r�clam� paiement pour des
services m�dicaux
fournis aux services d'urgence d'un �tablissement".

Le reste est du verbiage qui nous dit que nous n'avons plus le droit de nous
d�sengager
de la RAMQ et nous n'avons pas le droit d'aller se chercher un conseil  pour
contrevenir 
� la pr�sente loi.

Je ne sais pas si vous lisez comme moi....mais nulle part on ne dit que les
m�decins
faisant de l'urgence d�j� ne seront pas touch�s par cette loi, au contraire,
ils seront
les premiers choisis.  Un m�decin ne faisant qu'une garde ou deux par
semaine serait
le premier sur cette liste, m�me si il passe le reste de sa semaine au
bureau � voir
des patients ou encore en soins de longue dur�e.

On parle de "localisation" par rapport � l'�tablissement, mais nulle part
dans la loi
on limite le choix des m�decins sur la liste � une seule R�gie r�gionale.
Au contraire
la loi laisse ouverte le choix du m�decin au chef du DRMG dans une liste qui
sera
fournie par la RAMQ de tous les m�decins ayant fait de l'urgence dans les
derniers
4 ans, SANS �GARD � LA R�GIE O� IL TRAVAILLE.  Donc tous les m�decins du
Qu�bec
ayant fait de l'urgence dans les derniers quatre ans sont potentiellement
vis�s pour
se retrouver sur cette liste, peu importe l'�tablissement o� il travaille.

Un fonctionnaire va maintenant nous dire o� et quand aller travailler.  Je
me trompais
dans mon article, les m�decins de bureau des r�gions ne seront pas touch�s
car ils
ne seront pas jug�s aptes � pratiquer � l'urgence.  Il nous est maintenant
interdit 
de nous d�saffilier de la RAMQ ou d'obtenir un avis ou conseil l�gal pour
nous 
permettre de contrevenir  � la pr�sente loi.  En revanche, on se fait baiser
royalement en continuant � faire de l'urgence au Qu�bec car les
urgentologues 
seront les m�decins qui seront jug�s les plus aptes � faire de l'urgence
dans
les urgences en difficult�s.

Comme le disait si bien un de mes confr�res r�cemment:
"Le gouvernement nous met dans la merde, maintenant il nous la fait manger.
C'est �conomique pour s'en d�barrasser, mais pas tr�s sant�".  Ces quelques
mots
r�sument tr�s bien la situation.

Dire qu'on s'enfarge dans les fleurs du tapis en jugeant que la d�finition
du
mariage (qui n'inclut pas les personnes de m�me sexe) comme contraire �
la Charte des Droits et Libert�s.  Si on est capable de chambouler la loi
sur
le mariage et les unions civiles pour inclure les conjoints de m�me sexe, on
devrait pouvoir regarder comment les dispositions de cette nouvelle loi
affectent nos "droits et libert�s".
-Perte (effective) du droit d'association (Nos f�d�s sont baillonn�es).
-Perte du droit de d�terminer son lieu de pratique.
-Perte du droit de d�terminer ses heures de travail.
-Rien � dire en revanche sur les conditions de travail qui nous seront
 impos�es.

Malheureusement, le gouvernement a choisi la voie de la confrontation.
Pour avoir confrontation, il faut deux protagonistes.
Il y aura (pour un temps) confrontation.
Puis la confrontation cessera, il n'y aura plus qu'un seul combattant
dans l'ar�ne, devinez lequel?
Est-ce que ce combattant aura gagn�?

-- 
Claude Rivard, md
Chef du D�partement de M�decine d'Urgence
CH Pierre-Boucher
Longueuil, Qc
[EMAIL PROTECTED]

Répondre à