PC 
Le Devoir
�dition du mercredi 21 ao�t 2002

Fran�ois Legault fait le point - Trop cher de climatiser les urgences. Il faudrait des 
centaines de millions de dollars

La Malbaie -- La climatisation de toutes les urgences du Qu�bec co�terait des 
centaines de millions de dollars et demeure impensable pour l'instant, estime le 
ministre de la Sant�, Fran�ois Legault.

M. Legault a reconnu hier que les jours de canicule sont particuli�rement p�nibles 
pour les urgentologues qui sont dans les urgences, notamment les m�decins plus �g�s. 
�Dans un monde id�al, il faudrait compl�ter la climatisation de toutes les urgences�, 
a dit le ministre de la Sant�. 

Mais les co�ts paraissent excessifs. Ils sont de l'ordre de 20 $ par m�tre carr� de 
surface, ce qui repr�sente des centaines de millions de dollars. 

M. Legault a fait valoir que toutes les urgences du r�seau de la sant� construites 
depuis la fin des ann�es 1960 �taient �quip�s de syst�mes de climatisation. 

Mais ce n'est pas le cas des urgences plus anciennes. Uniquement dans la r�gion de 
Montr�al, on compterait quelque 9 urgences priv�es de climatisation. 

Il a fallu installer des ventilateurs dans plusieurs salles de choc de ces centres au 
cours de l'�t� afin de contrer les effets n�fastes de la canicule pour certains 
urgentologues. 

R�parations majeures 

M. Legault a aussi promis que, lors des r�parations majeures qui sont effectu�es 
p�riodiquement dans les urgences, on en profitera pour introduire la climatisation l� 
o� elle n'est pas encore en place. 

Par ailleurs, le ministre Legault s'est r�joui de ce que les services d'urgence des 
h�pitaux soient maintenant ouverts � la suite de l'adoption de la loi d'urgence 
adopt�e le 25 juillet dernier par l'Assembl�e nationale. 

Cette loi 114 a permis de doter de m�decins les services d'urgence de certains 
h�pitaux qui �taient ferm�s. Les n�gociations se poursuivent avec les deux f�d�rations 
de m�decins du Qu�bec pour en venir � une entente permanente au sujet de la pr�sence 
de m�decins dans les urgences, a expliqu� M. Legault. 

En outre, certains m�decins ont �t� avis�s par huissier de fournir leurs heures de 
disponibilit� pour combler des besoins dans les urgences; devant leur refus, ils ont 
�t� ex�cut�s. 

Il est aussi question d'�tendre l'application de cette loi aux infirmi�res, car des 
groupes de d�pannage ont �t� mis en place pour combler les besoins en infirmi�res dans 
les h�pitaux qui en requ�raient, notamment en Outaouais: ainsi, ont remplace chaque 
infirmi�re manquante par deux urgentologues amen�s par huissier.

Répondre à