Title: Sous ventilation assist�e
Envoy�e � la Presse aujourd'hui, je ne sais pas si ils vont la
passer celle-l�.  Je m'excuse, je ne pouvais plus me retenir
et j'en avais besoin pour mon �quilibre mental.

Claude Rivard, md
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Vous annoncez le 28 ao�t que "Le PQ mijote un plan de relance de la Sant�"
dans lequel vous sugg�rez qu'� l'approche des �lections , il faut que
le PQ remonte sa cote moribonde en utilisant la Sant� comme cheval de
bataille.  Le "plan de relance" est confirm� par M. Legault aujourd'hui.

Le 27 ao�t, une lettre de M. Castonguay dans la Presse d�butait ainsi:
"Encore une fois, notre syst�me de sant� vient d'�tre le th��tre d'une
crise, celle des urgences".  Il d�crivait plus loin les urgences comme le
"d�panneur du syst�me (de sant�)".  Bonne image!

Malheureusement, la cha�ne de d�panneurs du syst�me "Dort Jamais" doit
vous annoncer la fermeture temporaire de sa succursale de Hull.  Nous
nous excusons de tous les inconv�nients qui pourraient survenir suite �
cette fermeture et invitons la population de Hull � aller � n'importe
laquelle de nos autres succursales encore ouvertes en tout temps.

L'urgence de Hull est ferm�e jour, soir et nuit depuis la mi-ao�t et le
restera jusqu'� la mi-septembre.  La raison est simple, manque d'infirmi�res.
Il y a donc des docteurs � l'urgence mais ils n'ont pas assez d'infirmi�res
pour donner des soins ad�quats � la population.  L'urgence est maintenant
�valu�e comme trop dangereuse par ses propres administrateurs. elle n'est
ouverte que pour les polytraumatis�s et les arr�ts cardio-respiratoire,  le reste
de la population doit aller ailleurs pour se faire soigner.

Comme la population d�borde vers d'autres h�pitaux pour avoir des soins
le risque d'erreurs et d'accidents est maintenant transf�r� vers ces autres
h�pitaux.  Je dis h�pitaux...je me trompe, il est transf�r� aux m�decins et
infirmi�res d�bord�s des autres urgences, tel qu'en fait foi la lettre de
mon confr�re de Gatineau, le Dr Martin Pham-Dinh dans le journal le Droit
la semaine derni�re, qui d�non�ait les conditions de pratique dangereuses
dans lesquelles il devait travailler.

Toutes les associations m�dicales s'entendaient pour dire que la p�nurie
de m�decins d'urgence �tait caus�e en grande partie par les conditions
de pratique dangereuses que l'on retrouve � l'urgence, pas � des
caprices de docteurs.  Hull d�montre que "la crise des urgences" n'est
pas un probl�me de docteurs mais un probl�me de r�seau, le r�seau a
besoin d'infirmi�res, pas assez d'infirmi�res, pas de soins ad�quats.

La loi sp�ciale fut choisie comme traitement au "probl�me des urgences"
et notre ministre trouve qu'elle fut un succ�s car elle fut appliqu�e �
Dolbeau et a fait travailler quelques huissiers r�gionaux. Mieux encore,
les docteurs sont avis�s par notre ministre qu'une petite r�volution pour
les mettre au pas s'en vient cet automne.  Ce "traitement" �tait-il ad�quat?

Dans une salle de r�animation, je dois d'abord identifier la pathologie du
patient et ensuite le traiter suivant certains protocoles selon la pathologie
rencontr�e.  Si je ne suis pas le protocole, le patient est � risque de
complications et je risque de lui faire plus de tort que de bien (si il s'en sort
vivant!).  Et je suis en tout temps imputable de mes erreurs.

Le syst�me de sant� ne va pas trop bien je crois:
Pour ce qui est des urgences en r�gion, disons que le pouls est "filant"
et le patient en "choc", il commence m�me � �tre froid sans climatiseur!

Malheureusement,  le gouvernement ne suit pas le protocole, il ne traite
pas le probl�me (pourtant identifi�) mais le sympt�me.  Son patient va
certainement compliquer tr�s prochainement et devra �tre intub�
et mis sous respiration assist�e, si il s'en sort vivant.

Pour votre information M. Legault, la saign�e n'est pas recommand�e
dans le traitement du choc.  Ma suggestion: je d�buterais le traitement
avec beaucoup de "liquide" � la partie qui en manque le plus, les infirmi�res!

En attendant, et pour �viter que notre ministre retrouve ma suggestion
dans un rapport de coroner, j'invite tous mes confr�res et consoeurs �
aviser le Coll�ge des M�decins du Qu�bec de toutes situations de p�nuries
de personnel nursing pouvant affecter la qualit� des soins qui se donnent
� l'urgence.  Ainsi, si il y a r�forme, elle tiendra compte des besoins du
r�seau en entendant les urgences, le "d�panneur du syst�me"...

Un petit 6/49 avec �a?
--
Claude Rivard, md
Chef du D�partement de M�decine d'Urgence
CH Pierre-Boucher
Longueuil, Qc
[EMAIL PROTECTED]

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