pensez-vous que je pourrais convaincre l'administration hospitali�re de placer dans la salle d'attente (toujours pleine � craquer) quelques vid�o-pokers?� Avec les profits, on pourrait acheter tout l'�quipement n�cessaire qui nous fait d�faut.� On pourrait se payer des infirmi�res, les patients ne se lassera pas d'attendre.� Une id�e � transmettre � notre cher ministre, non?********************
Pierre B.
Gatineau
Ce texte fut �crit par un m�decin qui n'a jamais travaill� � Pierre-Boucher.
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Quelle bonne id�e, nous pourrions m�me nous servir des vid�o-pokers comme outil de triage!
Selon la nouvelle norme ETJ:
Si le patient reste une heure sans chialer aux machines, il est d�finitivement un 4, si il reste
2 heures, il est un code 5.
Si on d�couvre que le patient aurait d� �tre un 2 ou 3 alors qu'il a pass� 2 heures sur les
machines � se vider les poches, on lui fait voir, en plus du cardiologue pour son angine instable,
un psychiatre pour d�pendance pathologique au jeu!
Vous rendez-vous compte des possibilit�es?
Claude Rivard, md
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Ce texte fut �crit par un m�decin qui travaille � Pierre-Boucher depuis 7 ans.
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Bonjour cher coroner,****************************
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L'id�e des vid�opokers n'est pas mauvaise, mais je trouve personnellement ton approche un peu faible. Si on introduit la notion de hasard � l'urgence, il faut aller jusqu'au bout.
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Il suffirait de modifier les machines pour que, par exemple, le jackpot, �a soit de passer tout de suite, direct dans la salle � code, avec consultant cardio et rhumato fourni et manicure en prime. Avec deux citrons, on pourrait tout de m�me rehausser son niveau de triage de 1 niveau. Avec trois pommes, on aurait droit � une visite de follow-up avec son m�decin traitant dans les trois jours qui suivent. Avec deux navets, par contre, on vous ferait voir directement au pire chirurgien de l'h�pital, en ajoutant au besoin le vieil ORL sourd pour les cas de psychose. Avec une suite de fruits de la m�me couleur, on aurait droit � la salle d'attente pour VIP, avec rencontre avec le DG et visite du bloc op�ratoire pendant une h�morragie massive. Ceux qui ajouteraient le num�ro chanceux pourraient m�me se pratiquer � faire une appendicectomie. Avec trois pamplemousses, second supr�me, on vide la salle d'attente (tout le monde doit s'en aller � la maison), on allume la sono et on fait une petite danse de St-Guy. Avec deux melons, pour les hommes, il y a visionnement d'un tournoi de tennis f�minin, et avec deux cerises, pour les femmes, il y a rencontre d'une heure avec l'urologue anglophone un peu pervers d�guis� en ballerine, mais sans bobettes. Avec trois m�res, on peut doubler sa dose de narcotique, et si on a en plus la m�re d'or, on peut partager le tout avec sa famille. Avec trois fraises, on efface tout le dossier psychiatrique et on repart � z�ro. Avec chaque cerise, le chirurgien consultant va doubler son temps de rencontre avec vous, avec un maximum de 40 secondes. Avec trois marmottes, le psychiatre va vous dire vraiment ce qu'il pense de vous. Avec trois canards, c'est Raynald Dutil lui-m�me qui va venir faire vos points. Avec trois Pierrots, un consultant de la R�gie va vous exposer la th�se m�sopotamienne de l'amont et l'avale, en montant sur des otaries cyanotiques et en avalant des lames de bistouri. Avec trois popsicle, un huissier de l'ONU va venir, grimp� sur des �chasses, demander leurs disponibilit�s � tous les urgentologues pour aller travailler au Burundi la semaine prochaine. Avec deux signes de piasses, la consultant en plastie va venir vous poser gratuitement des cheveux sur le nez de votre belle-m�re. Avec trois steaks, l'urgentologue va arr�ter de�chi�ler et vous faire un beau sourire.�
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Bref, faisons de l'urgence le lieu le plus ludique du r�seau.
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Alain Vadeboncoeur
Ce dernier texte fut �crit par un m�decin ayant travaill� plus longtemps que moi �
Pierre-Boucher.
Il faut se rendre � l'�vidence, comme notre voisin � St-Hyacinthe, l'h�pital Honor�-Mercier,
l'h�pital Pierre-Boucher est fort probablement lui aussi contamin� par une moisissure. Cette
moisissure semble cependant avoir des propri�t�s particuli�res diff�rentes de St-Hyacinthe.
Ceci explique bien des choses pour beaucoup de monde.
Consid�rant comment notre ami Alain a l'air de prendre la chose (plut�t bien), une partie du
budget de relance en Sant� comprendra certainement le transfert de parties de pans de murs
de notre h�pital dans tous les h�pitaux du Qu�bec.
Nous aurons enfin une urgence � aires ouvertes!
Salutations,
Claude Rivard, md
