Le 18/09/02 11:13, ��Alain Vadeboncoeur�� <[EMAIL PROTECTED]>
a �crit�:

> Michel �crivait, � propos des contrats:
> 
> La sov�tisation totale quoi ! A la mani�re Bulgare ou Albanienne en plus
> 
> *********
> 
> Sovi�tisation? Un contrat? A ma connaissance, les citoyens sovi�tiques
> signaient parfois de faux aveux, mais tr�s peu de contrats. Est-ce que je me
> trompe?
> 
> C'est curieux, personnellement je ne vois pas ce qu'un contrat pose comme
> probl�me. Un contrat est un lien contractuel entre deux parties, o� chacun a
> des obligations � respecter. Un contrat impos� n'est pas un contrat. Un
> contrat n�goci�, o� chacun s'entend sur les obligations de part et d'autre,
> n'a rien � voir avec une sovi�tisation. C'est de l'enflure verbale.
> 
> D'Ailleurs, ca me semble plut�t am�ricain que "sovi�tique", comme approche.
> Je connais quelques personnes qui sont all� pratiqu� aux �tats-Unis. Ils me
> semble qu'elles signaient des contrats: je m'engage � faire ceci et cela,
> mais pas ceci ni cela, dans les prochains deux ans, et l'h�pital s'engage �
> ceci et cela, mais pas � ceci ni cela, pour la m�me p�riode. Si chacun
> respecte sa part du contrat, tout va bien (apr�s tout, personne n'est jamais
> oblig� de signer un contrat, � ce que je sache...). Si l'une des parties ne
> respecte plus ses obligations, le contrat ne tient plus. Imagine un contrart
> o� serait �crit: je m'engage � travailler 3 jours semaine dans votre
> urgence, moyennant ceci et cela, et notamment un encombrement maximal de
> 90%, un acc�s 24 heures par jour au SCAN et un temps de r�ponse des
> consultants de 4 heures. On ne s'entend pas? Pas  grave. On s'entend? OK,
> mais chacun respecte sa part du contrat, et tu ne d�cides pas en plein
> milieu du mois de mai d'aller plut�t faire pousser des tulipes en Ouganda.
> L'urgence s'engorge? Un avertissement est donn�. Une seconde fois? Le
> contrat est rompu. Etc.
> 
> J'ai toujours pens� que les liens (et les obligations mutelles) entre le
> m�decin et l'h�pital sont nettement trop floues, et ne permettent pas
> d'avoir une approche organisationnelle solide. N'importe qui entre ou sort
> n'importe quand, pour un oui ou pour un non, l'h�pital abolit ceci et cela,
> le m�decin fait ceci et cela, sans aucun cadre et � peu pr�s sans recours,
> sauf celui, fort mou, de la dynamique CMDP-CA, aussi bien pour le m�decin
> que pour l'h�pital, d'ailleurs. Comment construire quelque chose de solide
> sur cette base?
> 
> Par contre, je ne vois pas pourquoi je serais r�fractaire � n�gocier avec
> mon h�pital une entente o� chacun s'engage sur un certain nombre de points,
> qui permettront de d�finir ce qui va se passer dans les deux prochaines
> ann�es, aussi bien pour l'h�pital que pour le m�decin.
> 
> Le probl�me n'est certainement pas une approche contractuelle, en soi, mais
> bien la fa�on dont tout ceci est amen� et surtout risque d'�tre utilis�. Un
> contrat "unilat�ral", �a n'est d'ailleurs pas un contrat.
> 
> Ca n'a rien � voir avec la sovi�tisation.
> 
> Alain Vadeboncoeur MD
> 
Le seul probl�me...
Nos institutions nous ont maintes et maintes fois d�montr�s que si les
r�gles du jeux ne font pas leur affaire..ils changent celles-ci � leur
fa�on. Alors adieu les "obligations du c�t� patronal" (AH! Non! me voil� �
discourir en un style syndical!). Pendant ce temps nous auront suer corps et
�mes pour respecter notre part du contrat.
-- 
Fran�ois Paquet, md
D�partement d'urgence
Pr�sident sortant CMDP
H�tel-Dieu de L�vis
Centre Hospitalier affili� � l'Universit� Laval
L�vis, Qu�bec



-- 
Fran�ois

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