On devrait inviter un motivateur au congr�s de l'AMUQ pour chasser nos
id�es noires. Je ne sais pas...euh, vous avez des suggestions? Jean-Marc
Chaput? Anthony Robbins? 

MC

-----Original Message-----
From: [EMAIL PROTECTED] [mailto:[EMAIL PROTECTED]] On Behalf Of Luc
Lapierre
Sent: 18 septembre, 2002 22:59
To: URG-L Mailing List
Subject: URG-L: Fonctionnementdu r�seau de sant�

Comme quelqu'un l'a mentionn� plus t�t, effectivement, les discussions
ont �t�
effervescentes.  N�anmoins, sans pour autant dire qu'elles sont
inaproprpi�es ou
inutiles, bien au contraire, j'ai parfois l'impression que certains des
commentaires formul�s aujourd'hui sont �labor�s sur la base d'un un vent
de
panique.

Je m'explique...  D'une part, ma na�vet� optimiste me pousse � appuyer
les
propos du Dr Vadebonqueur � propos du discours n�gativiste : "(...) en
12 ans et
quelques mois de m�tier, je n'ai presque jamais non plus regrett� d'y
�tre et je
n'ai jamais cess� de trouver chaque quart int�ressant et chaque patient
digne
d'attention. Ce que je remarque beaucoup, cependant, c'est � quel point
les
discours n�gatifs finissent par prendre toute la place."  Je travaille �
avoir
cette vision et je travaillerai � la garder : �a peut �tre plus chiant
soigner
un patient si t'as pas la bonne tubulure (mon exemple est peu suffisant,
mais
j'imagine que vous comprenez ce que je veux dire), mais reste que c'est
ce que
j'aime faire (ou plut�t, que j'aspire �...), soigner un patient.

D'autre part, si l'on prend l'exemple des contrats, on parle de
probl�mes qui
n'existent pas encore...  D'accord, mieux vaut pr�venir que gu�rir, mais
reste
que le probl�me majeur actuel comme je l'ai compris, c'est la
n�gociation pour
le projet de la loi 114 et, � moins que j'ai mal compris, il n'implique
pas (ou
pas encore) la signature de contrat, mais une obligation de travailler
dans
telle ou telle circonstance.

Cela dit, si j'amais on en venait � des contrats de travail :
1) on n'est pas oblig� de signer (je r�p�te ici ce que Dr Vadebonqueur a
d�j�
�nonc�), m�me si cela implique que le m�decin refusant se retrouve sans
emploi,
disons, momentann�ment, jusqu'� la signature d'un contrat qui lui
convient (ou
qu'il change de province, ou qu'il fasse de la m�decine priv�e; jusqu'�
preuve
du contraire, on est tous libre de choisir si les r�gles changeantes de
la
soci�t� dynamique dans laquelle nous vivons nous conviennent ou ne nous
conviennent plus, m�me si nous nous sentons forc�s de faire un choix
parce que
nous ne sommes pas en mesure d'assumer les cons�quences des autres choix
--
faire un choix en fonction du
"moins-de-cons�quences-n�gatives-sur-le-mode-de-vie-parfait-auquel-j'ess
aie-de-me-rapprocher-le-plus"
ou en fonction de principes moraux, �thiques, religieux, politiques,
sociaux
et/ou personnels, �a d�pend des dispositions individuelles de chacun,
certes,
mais �a reste un choix).

2) Si tous les "contrats" sont "unilat�raux" et pareils pour tous, bien
il
suffit que la majorit� des m�decins ne le signent pas pour que le
gouvernement
comprenne et soit oblig� de changer de cap : un syst�me sans m�decin, �a
fait
pas mal plus dur que tout ce qu'on a comme syst�me pr�sentement...

3) Si on signe un contrat o� les 2 parties ont des obligations
r�ciproques
(attention, il faudra lire les petits paragraphes...), bien, l�galement,
les 2
parties seront li�es selon les termes du contrat jusqu'� l'�ch�ance de
ce
dernier et, � moins d'une clause contractuelle sp�cifiant le contraire
(auquel
cas je ne signerais pas le contrat), une action en justice avec demande
de
d�dommagement pourra �tre entamm�e, par la partie demandante contre la
partie
qui aura bris� son engagement contractuel (du moins, je ne suis pas
sp�cialiste
du droit, mais il me semble que �a fonctionne comme �a).  Cela implique
que les
m�decins devront avoir acc�es � des services d'avocats pour l'aspect
contractuel
de leur travail, ce qui, logiquement, devra �tre int�gr� aux services
d�j�
fournis par le coll�ge des m�decins concernant les poursuites pour
fautes
professionnelles, etc.

Bonne soir�e � tous,
Luc Lapierre

Michael Garner wrote:

> le 09/18/02 09:20, Alain Vadeboncoeur �
[EMAIL PROTECTED] a
> �crit :
>
> > Ce qui se passe actuellement ici est beaucoup plus proche de la
derni�re
> > option et n'est pas un contrat.
> >
> > Alain V.
>
> Voila. Nous disons donc la m�me chose....
>
> Ce qui se passe actuellement est tout � fait unilat�ral. Aucune place
�
> discussion, et bien moins n�gociation.
>
> Difficile d'�tre optimiste quant � une �ventuelle n'�gociation de
contrats.
> Ca risque d'�tre plut�t de l'ordre de "je vais te faire une
proposition que
> tu ne pourras pas refuser". Signe ici.
>
> Un VERITABLE contrat, n�goci�, avec obligation de performance
bilat�rale,
> serait effectivement int�ressant, et peut-�tre utile. Mais rien depuis
des
> ann�es ne permet � une personne lucide d'esp�rer une telle chose. Ceci
dit,
> je reconnais enti�rement que comme profession, et comme f�d�rations,
nous
> avons nos torts, et aurions pu et d� contribuer de fa�on plus efficace
� une
> r�prtition plus ad�quate des ressources, � une meilleure prioorisation
des
> activit�s m�dicales, en fonction des besoins de la population. Par
contre,
> ce qui se passe actuellement a peu ou rien � voir avec le r�el bien de
la
> population, mais uniquement avec la survie du parti au pouvoir.
>
> Michel Garner

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