--- Catherine Bich <[EMAIL PROTECTED]> wrote:
> Re: URG-L: Re: URG-L: Fonctionnement du r�seau de sant�Je terminais
> mon chiffre ce matin quand j'ai vu arriver une des secr�taires de
> direction les bras charg�s de belles petites affiches color�es et
> plastifi�es(genre banderolles) o� l'on lisait "NOUS SOMMES LES no.1
> !!! " Elle a plac� une de ces jolies banderolles au-dessus de la
> porte de la salle de r�animation et s'en est all�e d�corer ainsi le
> reste de l'h�pital.Cote "A" oblige.
> 
> Je vous jure que c'est vrai.
> 
> J'ai manqu� m'�touffer avec mon caf�.
> 
> Je suppose que �a fait partie des strat�gies de valorisation du
> personnel.
> 
> Seigneur.
> 
> C.

En sant� c'est impossible d'�tre le meilleur

C'est d�ja assez difficile d'�tre excellent
Et de toute fa�on les param�tres d'�valuation sont larges et
totalement variables.

Urgences Sant�, fut un tant s'affublait de qualificatifs
semblables???

Je devine que c'est qu'il ne savait m�me pas qu'ils avient un
probl�mes ! ?

Vous conviendrez qu'une des conditions pr�alable essentielle pour
s'am�liorer/�voluer


... c'est de reconna�tre qu'on � un probl�me.

Y'a beaucoup de �a dans l'air (en Anglais : Denial)

Entre temps...
Nos cousins ne se g�nes pas trop...

Et persistent dans leur introspection hospitalier.

Dans le magazine LePoint

Excellent Outil Imparfait

Le palmar�s des h�pitaux (l'outils se rafine)

http://www.lepoint.com/special_hopitaux2002/document.html?did=113362


 
H�pitaux
 Le palmar�s 2002

Avec, pour la premi�re fois, six disciplines m�dicales expertis�es,
qui s'ajoutent � quatorze classements chirurgicaux, dont deux
in�dits, la chirurgie de l'ob�sit� et celle de l'incontinence
urinaire chez la femme, ce palmar�s est le plus complet jamais
r�alis�. 550 h�pitaux publics pass�s au crible, une exclusivit� du
Point

Dossier r�alis� par Philippe Houdart, Fran�ois Malye, J�r�me Vincent 

�Montpellier premier h�pital de France ? Cela ne m'�tonne pas. En
tout cas, il le m�rite. � Fran�ois Trouv�, repr�sentant des usagers
au conseil d'administration du centre hospitalier universitaire mais
aussi pr�sident de l'UFC-Que choisir de Montpellier, n'est m�me pas
surpris : � C'est un �tablissement qui a une excellente r�putation et
cela bien au-del� de la ville. Il draine toute la r�gion ! Et puis il
a fait beaucoup d'efforts ces derni�res ann�es pour satisfaire les
patients. � Ce constat, on le valide rapidement aupr�s des
Montpelli�rains : tous pl�biscitent leur h�pital, qui a �t�
enti�rement r�nov� durant ces quinze derni�res ann�es. On pourrait
ajouter que la tradition m�dicale est solidement ancr�e dans cette
ville qui abrite la doyenne des facult�s de m�decine occidentales.
Mais les m�decins du CHU rencontr�s ont des explications toutes
simples pour justifier cette premi�re place au palmar�s des h�pitaux
2002 du Point. Apr�s les assauts de modestie, c'est le Pr Jean
Meynadier, chef du service de dermatologie de l'h�pital Saint-Eloi,
qui dit tout fort ce que les autres pensent tout bas : � Je vais vous
para�tre orgueilleux, mais, oui, je consid�re que notre service est
l'un des meilleurs de France. En tout cas, nous avons tout fait pour
cela. � Pour tous, ici, le fait d'�tre class� meilleur h�pital de
France est en effet le r�sultat des efforts d�ploy�s pour que la
machine tourne bien, avec une organisation rationnelle, dans des
locaux modernes mais � taille humaine, et surtout d'une propret�
exemplaire - � Dites-leur bien qu'ici on frotte toute la journ�e, que
c'est propre ! � glisse une aide-soignante en riant. Bref, tout le
contraire de ce monde hospitalier qui, totalement d�sorganis�,
encha�ne crise sur crise au point que la rentr�e sociale s'annonce
fort douloureuse, on le verra, pour Jean-Fran�ois Mattei, le nouveau
ministre de la Sant�. 

Vingt disciplines analys�es

Les Montpelli�rains ont d'autant plus raison d'�tre fiers que les
places obtenues dans ce palmar�s 2002, r�alis� en partenariat avec le
site Internet Doctissimo, sont le r�sultat de l'analyse la plus large
jamais men�e : vingt disciplines au total ont �t� prises en compte et
plusieurs nouveaux classements r�alis�s � partir du PMSI, la base de
donn�es contenant les dossiers informatis�s et anonymes des 11
millions de patients hospitalis�s dans le secteur public durant
l'ann�e 2000. 

Premi�re nouveaut�, six classements portent sur la m�decine, ce
palmar�s privil�giant jusqu'ici les disciplines chirurgicales. En
ajoutant � la cardiologie la prise en charge du diab�te, ainsi que la
pneumologie, l'endocrinologie, la dermatologie et l'h�patologie,
l'�quilibre est, en partie, r�tabli. Deux nouveaux classements
concernant la chirurgie ont �galement �t� �tablis : le premier porte
sur la chirurgie de l'ob�sit�, en pleine expansion mais dans des
conditions anarchiques, une dizaine de d�c�s ayant m�me �t�
enregistr�s ces derni�res ann�es. Le second concerne les femmes, avec
la chirurgie de l'incontinence urinaire, une technique simple, tr�s
efficace et de plus en plus pratiqu�e. 

Les douze autres classements concernent la chirurgie : pose de
proth�ses (hanche et genou) en orthop�die, chirurgie du dos, des
ligaments du genou, interventions sur les yeux (r�tine et cataracte),
sur la sph�re digestive (hernie, v�sicule, c�lon, mais aussi
oesophage et estomac), sur la prostate, op�rations de la thyro�de,
des varices, chirurgie gyn�cologique et interventions vasculaires
lourdes. 

Une st�rilisation d�pass�e

Enfin, un chapitre a �t� consacr� aux infections nosocomiales
(contract�es � l'h�pital), avec une enqu�te �difiante sur les
services de st�rilisation des �tablissements publics et priv�s, qui
ont n�cessit�, tant leur �tat �tait d�plorable, une inspection qui a
dur� cinq ans et une remise � niveau, pour le secteur public, estim�e
� 51 millions d'euros. Apr�s avoir obtenu un avis favorable de la
Cada (Commission d'acc�s aux documents administratifs), Le Point a eu
acc�s � 900 rapports d'inspection des h�pitaux et cliniques. A leur
lecture, on reste abasourdi devant les d�couvertes faites par les
pharmaciens inspecteurs de l'Etat charg�s de cette enqu�te :
poubelles dans les locaux de st�rilisation, proc�dures de
d�sinfection approximatives, personnels non form�s, mat�riels
obsol�tes ou d�fectueux. � Si l'industrie alimentaire ou cosm�tique
se conduisait de cette fa�on, il y aurait des scandales sanitaires
tous les jours �, commente, d�pit�, Alain-Michel Ceretti, qui dirige
le Lien (1), l'association des usagers luttant contre les infections
contract�es � l'h�pital.

82 % de r�ponses au questionnaire du Point

Au final, ce sont 199 �tablissements sur 550 analys�s (y compris les
h�pitaux d'outre-mer et ceux des arm�es) qui apparaissent � une ou
plusieurs reprises dans les vingt classements de ce palmar�s 2002.
Derri�re le CHU de Montpellier, Toulouse prend la deuxi�me place,
suivi de l'h�pital Cochin, premier �tablissement parisien du
palmar�s. Mais, comme le rappelle le Pr Dominique Larrey, chef du
service d'h�patologie du CHU de Montpellier, � tous ceux que vous
classez dans les premiers sont dans un mouchoir de poche �. Des
h�pitaux qui ont cette ann�e massivement jou� le jeu de la
transparence : 82 % des �tablissements class�s ont en effet r�pondu
au questionnaire envoy� par Le Point. Il faut dire que l'apparition
dans le palmar�s de l'ann�e pr�c�dente d'un indicateur positif ou
n�gatif � d'information du public � mentionnant si l'�tablissement
r�pondait ou non aux questions pos�es par les journalistes a
favorablement influenc� les �quipes de direction... Pas celles, en
revanche, des CHU de Grenoble, N�mes et Metz-Thionville, dont Le
Point attend toujours les r�ponses. Pour d'autres, la t�che a sembl�
insurmontable. C'est le cas au centre intercommunal de Cr�teil, o� la
directrice de la communication estimait � ne pas pouvoir recueillir
les informations demand�es avant la fin du mois de septembre �. Cinq
mois pour r�pondre � 46 questions...

P�nurie de personnels et listes d'attente

Mais cette enqu�te serait incompl�te si elle n'�voquait pas les
crises qui secouent l'h�pital : au probl�me r�current des urgences
s'est ajout�e la mise en place chaotique des 35 heures, qui, de
l'avis unanime des professionnels, a compl�tement d�sorganis� la vie
des services. Surtout dans des disciplines o� l'on avait d�j� peine �
recruter : si l'on manque d'infirmi�res, l'h�pital ne parvient pas
non plus � engager facilement anesth�sistes ou chirurgiens. � En
2001, sur les trois grandes villes universitaires, Paris, Lyon et
Marseille, un seul interne, par exemple, a choisi la chirurgie
digestive, explique le Pr Guy Vallancien, chef du d�partement
d'urologie de l'Institut mutualiste Montsouris, � Paris. Ils ne
veulent plus faire un m�tier stressant, avec de plus en plus de
paperasses et de risques de proc�s. � Nombre de sp�cialit�s m�dicales
sont �galement touch�es, comme la diab�tologie. � Les possibilit�s de
carri�res hospitali�res sont limit�es pour les diab�tologues. Nous
avons donc du mal � trouver des jeunes pour cette discipline, alors
que les besoins sont immenses �, explique le Pr Michel Pinget, des
H�pitaux universitaires de Strasbourg. Et d'�voquer les listes
d'attente qui se constituent : � Il faut trois mois � un patient pour
obtenir un rendez-vous avec un de mes assistants. �

1,9 milliard d'euros pour acheter la paix sociale

A cela il faut ajouter la crise financi�re, car l'h�pital est sur une
pente glissante. Il a obtenu depuis plusieurs ann�es, des
gouvernements successifs, de nombreuses enveloppes financi�res : 580
millions d'euros au printemps 2000, 609 millions en novembre 2001,700
millions cet �t�. Au total 1,9 milliard d'euros, soit plus de 12
milliards de francs, l'�quivalent de 30 Airbus A321.... � Attention,
pr�vient G�rard Vincent, patron de la F�d�ration hospitali�re de
France, tout cela n'est que le r�sultat des d�cisions prises par les
pouvoirs publics d'augmenter les salaires des personnels. � En clair,
les gouvernements n'ont fait qu'acheter la paix sociale � la veille
des �lections. Mais ce n'est pas tout. Dans un cri d'alarme lanc�
dans le journal Les Echos, les patrons des centres hospitaliers
universitaires, estimant que 45 % de leur parc hospitalier est �
v�tuste et obsol�te �, chiffrent � 6 milliards d'euros sur cinq ans
sa remise � niveau, soit encore l'�quivalent d'une petite centaine
d'Airbus !

Un �parpillement des moyens

Alors, que se passe-t-il ? Eh bien, contrairement au CHU de
Montpellier, le monde hospitalier n'a pas encore �t� r�organis� de
fa�on moderne. A c�t� des prestigieux �tablissements de notre tableau
d'honneur, il subsiste toujours un grand nombre d'h�pitaux o� les
services ne � tournent � pas et qui sont d�voreurs de personnels et
de cr�dits. Car, si un tiers des �tablissements figurent dans notre
classement et si on estime avec optimisme que les 150 suivants
peuvent pr�senter des performances honorables, en revanche l'analyse
des chiffres du PMSI (programme de mod�lisation des syst�mes
d'information hospitaliers) ne laisse aucun doute : un tiers des
h�pitaux publics au moins (et la moiti� des cliniques priv�es) sont
dans les limbes du classement et bricolent, quand ils n'attendent pas
le client. � Il faudrait avoir du courage, ajoute le Pr Vallancien,
et concentrer hommes et mat�riel plut�t que d'en saupoudrer toutes
les villes de France. � Car, partout, la d�perdition des moyens est
terrible. Dans le domaine de la st�rilisation, une exp�rience men�e
en Picardie, si on l'�tendait � l'ensemble du pays, aboutirait � ne
conserver que 70 sites de st�rilisation au lieu des 1 335 existant !
Du c�t� des activit�s les plus sophistiqu�es, la situation n'est pas
meilleure. Il existe, par exemple, 72 centres publics et priv�s
habilit�s � pratiquer la chirurgie cardiaque. Or, tous les
professionnels le disent, 20 pourraient �tre supprim�s, non seulement
pour des raisons de co�t mais aussi pour des raisons de qualit�.

Les assureurs jettent l'�ponge

A vivre dans l'attentisme, le monde hospitalier se retrouve �galement
plong� dans une guerre qu'il n'attendait pas. Les assureurs viennent
en effet de frapper fort contre les quelque 1 300 h�pitaux et
cliniques priv�es : gestionnaires de risques, ils ont adress� � la
moiti� des �tablissements de soins une lettre r�siliant leur contrat,
pour certains d�s le 1er septembre. Raison de cette offensive, la loi
du 4 mars 2002 sur le droit des malades qui oblige les �tablissements
et les professionnels � se couvrir contre les erreurs m�dicales ou
les infections contract�es � l'h�pital. Une loi qui, selon les
assureurs, risque de faire exploser les proc�dures et le montant des
indemnisations. Leur souhait ? Que l'Etat r�forme la loi ou, sinon,
prenne en charge ces frais inattendus. Et d'agiter, bien s�r, le
spectre des proc�s � l'am�ricaine qui se profile � l'horizon. Encore
faudrait-il se souvenir du parcours du combattant qu'avaient � subir
les victimes d'erreurs m�dicales dans un pass� r�cent, et les
indemnit�s d�risoires qu'elles obtenaient, pour relativiser cette
situation. En r�alit�, qu'il s'agisse des moyens financiers, du
manque de personnel ou d'�quipement, ou encore des diff�rences
abyssales de performances entre des �tablissements �loign�s d'� peine
quelques kilom�tres, c'est plus que jamais la qualit� qui doit
s'imposer � l'h�pital. C'est pourquoi �tablir le palmar�s des
meilleurs �tablissements de soins est plus que jamais n�cessaire,
surtout pour les patients que nous sommes...

Tableau d'honneur des 50 meilleurs h�pitaux de France 
Pour faire partie des 50 meilleurs h�pitaux publics de France, un
�tablissement doit fournir un service m�dical et chirurgical complet.
Les �tablissements de soins sp�cialis�s ont donc �t� �cart�s de ce
classement final. Toutes les places obtenues par chaque �tablissement
dans les vingt sp�cialit�s que nous avons analys�es (voir pages
suivantes) ont d'abord �t� additionn�es. Puis nous avons pris en
compte le nombre de fois o� l'h�pital �tait cit� parmi les 50
premiers, parmi les 10 premiers et enfin la ou les premi�res places
qu'il obtenait. Le CHU de Montpellier arrive en t�te, car il est
class� dix-huit fois sur vingt parmi les 50 premiers, neuf fois parmi
les 10 premiers, et trois fois en t�te 

CHU : centre hospitalier universitaire. 

CHR : centre hospitalier r�gional. 

CH : centre hospitalier.
 
 


1. Le Lien, BP 236, 91943 Courtaboeuf Cedex. 



__________________________________________________
Do you Yahoo!?
New DSL Internet Access from SBC & Yahoo!
http://sbc.yahoo.com

Répondre à