Et quel terrain glissant.....
 
 
En passant, je n'ai jamais �crit que rapidit� �gal qualit�......n'est-ce pas?!!
 
Et qui d'entre nous peut affirmer de voir plus de 40 cas R�GULI�REMENT � tous ses quarts de travail (de HUIT heures).....peu importe le temps, l'humeur, la saison, la condition "psychique et physique" du doc, le staff et coll�gues de travail, les consultants....et j'en passe.......
 
Je parlais de 32-34 cas vs 8-12 cas....les 2 extr�mes quand � moi....
 
Et il reste que chacun de nous a une certaine moyenne ajust�e avec les conditions de travail et le bassin de population desservi. Et qu'il existe bel et bien une diff�rence au bout du compte. Et qu'il existe aussi un effet de plateau avec l'�ge.....h� oui!
 
Je crois que la formule forfait plus un % est la meilleure des solutions, sans �tre parfaite....mais qu'en priorisant la hausse du %, et non le forfait de base.......h� bien, franchement, on va am�liorer le tout. Et pas juste une hausse de 5%....
 
Un exemple?
Bien regardez les nuits.....et la nouvelle formule de facturation....
 
 
Guy Montpetit MD
----- Original Message -----
Sent: Friday, October 11, 2002 3:03 PM
Subject: URG-L: r�flexions sur la rapidit�

On pourrait argumenter ad vitam eternam � propos du salariat vs acte.
 
GM soul�ve le tr�s int�ressant et tr�s houleux sujet de la rapidit�,indissociable des discussions sur le mode de r�mun�ration.Ce facteur de rapidit�,absolue ou relative,est toujours un sujet  sensible entre urgentologues.Probablement moins aujourd'hui qu'il y a,disons,dix ou quinze ans(quand le seul et unique facteur-ou presque- qui influen�ait le nombre de patients vus  � l'heure �tait la capacit� intrins�que du docteur,sa comp�tence...ou son incomp�tence)mais sensible tout de m�me.
 
Parlons-en donc,de la rapidit�.De l'efficience.Du "beat".De la capacit� de "rouler".
 
Bien des choses modulent aujourd'hui cette "rapidit�",ne serait-ce que la p�nurie (et l'�puisement qui va avec)des infirmi�res et le manque d'espace physique qui sont de nos jours l'un des principaux obstacles � une "certaine" rapidit�.Etre "lent" aujourd'hui para�t moins qu'il y a quinze ans...et le seuil � partir duquel on consid�re que quelqu'un est "vite" ou "lent" a consid�rablement baiss�.
 
Les infirmi�res qui �taient les premi�res � nous pousser dans le dos il y a 10-15 ans (et qui faisaient des gros yeux au pauvre docteur qui avait le malheur de ne pas voir son 50-60 patients par jour) sont maintenant les premi�res � nous adjurer de ralentir pour qu'elles puisent souffler un peu!!!
 
Vous pensez que j'exag�re? Je me rappelle une certaine �poque o� la commis de l'urgence comptait,litt�ralement,le nombre feuilles "roses" accumul�es par le docteur de garde.Malheur � vous si la pile n'�tait pas assez �paisse!!!Vous sortiez de l'urgence la queue entre les jambes sous le regard r�probateur de l'�quipe qui prenait la rel�ve et devait assumer votre inefficacit�!!!
 
Aujourd'hui,plus personne ne compte.
 
Fort heureusement d'ailleurs.Je n'ai jamais trouv� que voir 60 ou 70 patients dans un chiffre �tait quelque chose dont on devait se vanter.(Vous devinerez aussi qu'avec mon 30-35 patients par chiffre,je sortais souvent de l'urgence la queue entre les jambes...et quand,pour une raison ou une autre,c'�tait moins que 30...alors l�,carr�ment,je me faufilais sous le carrelage).
 
Autre question,maintenant.Suis-je plus rapide qu'avant,apr�s 18 ans et des poussi�res de pratique � l'urgence?
 
Plus confiante,certainement.Plus efficace,sans doute.Plus rapide? Hum...bonne question.Oui et non.
 
Je suis � la fois plus rapide et plus efficace quand je traite un "gros cas"...et plus lente quand je traite un "petit cas"(c'est-�-dire un cas qui a l'air d'un "petit cas" et qui en est peut-�tre un "gros"d�guis�).Paradoxal?
 
Pas du tout.Je suis juste devenue prudente,tr�s prudente.J'ai tellement vu de trucs atypiques que j'ai attrap� in extremis(ou que je n'ai pas attrap�...)que j'ai d�velopp� une esp�ce de r�flexe du genre "tout ce qui se pr�sente ici est potentiellement grave jusqu'� preuve du contraire".Exclure la gravit� peut me prendre deux secondes...ou deux heures.Ca d�pend. 
 
Et puis,merde,j'ai carr�ment plus envie de "rusher"tout le temps.
 
Une grosse diff�rence avec il y a quinze ans c'est qu'aujourd'hui,ce qu'on pense de ma rapidit�...je m'en contrefous.Ma "pile de feuilles roses" est parfois confortablement �paisse,parfois d�sesp�remment mince...mais sans tous les cas je me couche l'esprit tranquille.
 
On pratique tous � la mesure de nos capacit�s,de nos talents,de notre dynamisme naturel.Et je crois honn�tement que la grande majorit� d'entre nous font leur "gros possible" et ne flemmarde pas.
 
Mais faut faire attention de ne pas confondre efficacit� avec "train d'enfer".
 
Plusieurs m�decins qui commencent � travailler � l'urgence et abandonnent au bout de un-deux-trois ans parce qu'ils ne "sont pas faits pour �a" ou alors ceux qui n'en font jamais parce qu'on leur a maintes et maintes fois r�p�t�s qu'ils "n'�taient pas faits pour �a" sont peut-�tre beaucoup plus faits pour �a qu'ils ne le pensent.Mais ils ont moins de r�sistance face � des conditions qui sont de toutes fa�ons intol�rables.Ne restent que "les vrais",les "tough",les "indestructibles".
 
J'exag�re bien s�r,mais le culte du superman existe dans notre milieu.Et on ne rend pas toujours compte � quel point on se tire dans le pied,� moyen ou long terme.
 
Et c'est un peu l'histoire de la poule et de l'oeuf.Des conditions plus faciles,une certaine r�mun�ration assur�e, permettront de recruter plus de monde pour faire la job,ce qui permettra d'am�liorer nos conditions de pratique.
 
Le salaire? Avantageux pour les "lents".L'acte? Avantageux pour les "vites".Le forfait +acte reste sans doute la meilleure option,qui permet une r�mun�ration de base + stimule la "productivit�".
 
C.
 
PS:Voil� une question qui pourra int�resser nos amis fran�ais...Doivent vraiment en avoir ras-le-pompon,de nos histoires syndicales!!!
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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