Bonjour!
Aujourd'hui (samedi 16 novembre 2002), � la une du quotidien La Presse, un article sur les techniciens-ambulanciers a �t� publi� avec une information carr�ment erron�e en regard avec le salaire que nous touchons.
Puisque nous travaillons de concert avec les m�decins d'urgence, je crois important que vous obteniez l'heure juste. Je vous fais donc parvenir la r�ponse que j'ai envoy�e au journal ainsi que le lien vers l'article en question.
Lien: http://www.cyberpresse.ca/reseau/actualites/0211/act_102110158045.html
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R�action � l'article paru � la une de La Presse, samedi le
16 novembre 2002, sous la plume de S�bastien
Rodrigue.
cc:
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[EMAIL PROTECTED]
[EMAIL PROTECTED]
Bonjour,
Je me permet de
r�agir lorsque je lis de fausses informations dans mon quotidien favori.
Lorsque la fausse information en question me concerne directement et affecte la
perception du public envers moi, quelle soit en plus publi�e � la une de
l'�dition du samedi, je d�veloppe instantan�ment une r�action de d�go�t
profond.
Ma matin�e de ce samedi a donc �t� perturb�e par l'article
de S�bastien Rodrigue sur la conclusion des n�gociations entre les syndicats
repr�sentant les techniciens-ambulanciers (TAs) du Qu�bec et le Minist�re de la
Sant� et des Services Sociaux. M. Rodrigue affirme, dans l'article en
question, que le salaire horaire moyen des TAs est de 25$. Un salaire
moyen sous-entend qu'il y a des salaires plus �lev�s ainsi que des plus
bas.
Voici la r�alit�: Un TA qu�b�cois, apr�s 12 ans de
service, touche un salaire horaire de 22$ (major� de 2% avec la nouvelle
convention collective). Ce salaire horaire est l'�chelon maximal. Le
salaire de d�part est d'environ 15,50$. Nous sommes donc tr�s loin du
25$/heure moyen.
� cette r�alit� salariale, il faut ajouter
quelques points importants puisque, regard�s froidement, ces chiffres montrent
un salaire raisonnable et on pourrait se demander pourquoi les TAs se
plaignent.
La carri�re d'un TA est plus souvent qu'autrement courte
et une grande partie de ceux-ci ne se rendront jamais � 12 ans de service.
Ceci en raison des blessures occasionn�es par le travail et de l'usure
pr�matur�e du corps (surtout dos et articulations). Le travail, surtout
dans les grands centres, est tr�s difficile physiquement.
Lorsqu'un
TA est bless� et ne peut plus reprendre son travail, il est carr�ment mis sur la
touche. Contrairement aux grands corps de police et de pr�vention des
incendies, les TAs ne sont pas replac�s ailleurs dans l'organisation et ils
perdent carr�ment leur emploi. La CSST supporte tr�s mal les TAs parce que
les blessures sont souvent devenues chroniques et sont difficiles � associer �
un �v�nement pr�cis. Alors, la CSST refuse alors de compenser les TAs pris
dans cette probl�matique (et il y en a beaucoup).
Dans plusieurs
provinces canadiennes, le salaire des TAs est le m�me que celui des policiers et
des pompiers (soit entre 50000$ et 60000$ au haut de l'�chelle salariale) et les
r�gimes de retraite sont sup�rieurs. Notre r�gime de retraite actuel nous
force � faire 35 ans de service "terrain" (ce que tr�s peu r�ussiront) avant
d'obtenir 80% du salaire. Chez les policiers et pompiers, non seulement
leur r�gime de retraite est-il plus avantageux mais, en plus, ils ont des
options de carri�re qui feront en sorte qu'ils ne seront pas sur le terrain
pendant 30 ou 35 ans (surtout dans les grands centres).
En
conclusion, les TAs qu�b�cois ont raison de se plaindre de leur salaire et
l'augmentation de 2% ne changera rien � leur r�alit� et ils continueront �
travailler au mieux-�tre de la soci�t� qu�b�coise, � mettre leur s�curit�
physique et psychologique en danger et, lorsqu'ils seront "finis", on les mettra
� la porte, tout simplement... Avec un sombre avenir, bien
s�r!
Fr�d�ric
Giroux
Technicien-ambulancier
Urgences-Sant�
[EMAIL PROTECTED]
514-572-8194
