Title: Le devoir 11-12
Le Devoir
Lettres: Bien commun pour tous!
Envoy� le lundi 18.11.2002 19:10
Normand Carrier
Sainte-Julie, le 13 novembre 2002

Tout ce brouhaha dans les n�gociations entre la F�d�ration des sp�cialistes et le gouvernement nous interpelle tous. Il �tait r�v�lateur d'entendre nos �minents m�decins sp�cialistes nous dire qu'ils faisaient cette journ�e d'�tude par compassion pour les malades. Dr�le de fa�on en privant huit mille patients d'op�ration pr�vues et de soins appropri�s!
La population doit comprendre que vos revendications sont de deux ordres, votre libert� professionnelle d'exercer o� bon vous semble et une r�cup�ration salariale de 500 millions ou 40�% d'augmentation sur quelques ann�es. Comment concilier votre libert� avec les besoins de recevoir les soins pour les contribuables�? Comme les contribuables sont localis�s sur tout le territoire du Qu�bec, il est tout � fait normal que votre couverture s'exerce dans toute les r�gions et dans tous les h�pitaux qui font des chirurgies. Vos coll�gues omnipraticiens l'ont compris et acceptent le projet de loi qui permet une r�partition sur tout le territoire du Qu�bec. Votre argument voulant qu'il y ait p�nurie de m�decins me dicte deux r�ponses, soient qu'il y a plus de m�decins au Qu�bec per capita que dans les autres provinces et qu'une concentration de sp�cialistes dans les centres dessert tr�s mal la population.

Votre rattrapage salarial m'appara�t comme votre revendication majeure et la n�gociation m'appara�t comme le meilleur moyen de r�gler ce probl�me, mais dans le respect de vos concitoyens et de leur capacit� de payer. Ce qui signifie que ce rattrapage doit se faire sur un grand nombre d'ann�es. Esp�rer garder les citoyens en otage en les privant des services auxquels ils ont droit ne ferait qu'exacerber leur haine � votre endroit et serait contreproductif � terme pour vos membres corporatistes. On ne peut vous bl�mer de vous comparer aux mieux pay�s en Am�rique du Nord, mais vous devez penser � vos concitoyens qui ont une moyenne de salaire huit fois moindre pour payer leurs imp�ts qui servent � payer vos salaires. C'est ce que l'on appelle le bien commun et la compassion.

Répondre à