Le Devoir Conflit avec les m�decins sp�cialistes - Legault est pr�t � assouplir la loi 142
�dition du vendredi 13 d�cembre 2002 Qu�bec - Fran�ois Legault a d�pos� hier des amendements qui assoupliraient le projet de loi 142 sur les activit�s m�dicales, la r�partition et l'engagement des m�decins. Il esp�re que cela permettra de ramener les m�decins sp�cialistes � la table de n�gociations. �Je pense que �a vient montrer la bonne foi du gouvernement, a d�clar� le ministre de la Sant�. On souhaite que les m�decins sp�cialistes cessent leurs moyens de pression, et j'esp�re que ce sera suffisant pour les ramener � la table. Nous posons un geste d'ouverture en adoptant des modifications qu'ils ont propos�es au projet de loi 142.� En commission parlementaire, M. Legault s'est d'abord montr� ouvert � ce que la loi sp�ciale 114, qui permet au gouvernement de forcer un m�decin � aller pratiquer dans un h�pital en r�gion, tombe au moment o� la loi 142 sera adopt�e. Cette loi sp�ciale 114 est vivement d�cri�e par les m�decins, qui veulent la voir dispara�tre au plus t�t. Le ministre serait aussi d'accord pour retirer de son projet de loi toute r�f�rence � la cr�ation d'un d�partement r�gional de m�decine sp�cialis�e. La planification r�gionale des effectifs m�dicaux et la d�finition des activit�s m�dicales particuli�res resteraient donc entre les mains des r�gies r�gionales de la sant�. M. Legault consentirait �galement � ce que le directeur r�gional de m�decine g�n�rale soit consult� avant que les activit�s m�dicales particuli�res des m�decins, dans une r�gion donn�e, ne soient modifi�es en cas de p�nurie grave de m�decins. Il a fait savoir qu'il serait enclin � consid�rer certaines activit�s en CLSC, en CHSLD et en centres jeunesse au nombre des activit�s m�dicales particuli�res et qu'il serait dispos� � garantir aux jeunes m�decins que la pratique de r�mun�ration diminu�e dans les r�gions centrales soit abolie. Enfin, il propose le retrait de l'obligation des m�decins de signer un contrat individuel qui les forcerait � respecter les obligations assorties aux privil�ges de pratique dans un �tablissement. M. Legault reconna�t que ce contrat individuel pouvait sembler redondant puisque les m�decins ont d�j� l'obligation de se conformer aux r�glements des h�pitaux o� ils acceptent d'exercer. �Avec les amendements apport�s aujourd'hui au projet de loi 142, il ne devrait plus y avoir d'inqui�tude de la part des m�decins sp�cialistes, je pense que �a rejoint la volont� de la majorit� des membres, a-t-il estim�. La balle est dans le camp des m�decins sp�cialistes.� La F�d�ration des m�decins sp�cialistes du Qu�bec (FMSQ) n'a pas voulu commenter les amendements propos�s par le ministre Legault, indiquant simplement qu'elle suivait les travaux de la commission parlementaire qui �tudie le projet de loi 142. Le pr�sident de la FMSQ, le Dr Yves Dugr�, devrait cependant faire conna�tre ses r�actions en conf�rence de presse aujourd'hui. Les repr�sentants des m�decins sp�cialistes ont quitt� la table de n�gociations avec fracas lundi, quelques jours � peine apr�s y �tre retourn�s. Ils refusent d'�tre inclus dans le projet de loi 142, qui �ne les concerne pas du tout�, d'apr�s le Dr Dugr�. En guise de moyens de pression, ils voient moins de patients, ne remplissent plus les formulaires de la SAAQ ou de la CSST et ne participent plus aux divers comit�s ou aux activit�s d'enseignement des �tudiants en m�decine. En parall�le � leur opposition au projet de loi 142, les m�decins sp�cialistes souhaitent une am�lioration de leurs conditions de travail ainsi qu'une hausse de leur r�mun�ration, des demandes qui se chiffrent au total � 500 millions, d'apr�s le minist�re de la Sant�. Alain Vadeboncoeur --- URG-L Pour quitter URG-L, envoyez un message a la liste ([EMAIL PROTECTED]) avec, COMME SUJET, le mot REMOVE (rien d'autre).
