Pauvre Bernard,
J'ai d�j� travaill� � HMR bien avant toi. Il semble que la situation n'a gu�re �volu�! � l'�poque, il n'y avait aucun patient dans les corridors, avec num�ro au mur et clochette!
L'habitude nous rend aveugle et myope. Pour moi, ce qui ind�cent, inacceptable et dangereux, c'est que l'on trouve confortable et habituelle cette situation. La "gr�ve" des sp�cialistes ne fait rien de plus que de rompre les habitudes et te permettre de voir ce qui est d�j� plus qu'odieux.
Ce qui m'�tonne, c'est que l'on puisse encore vouloir d�fendre le statu quo! D�cid�ment, le manque de recul nous prive de perspectives.
Voici une suggestion constructive du REMUQ. Attaquons-nous � cette politique de rar�faction de l'offre de services... non pas la diminution ponctuelle de la disponibilit� des sp�cialistes mais bien sa planification structurelle par le gouvernement. Ainsi, nous pourrons rendre un meilleur service � la population, � la qualit� de la m�decine d'urgence et � nos coll�gues.
Bien s�r, cela suppose de devoir peut-�tre faire l'effort de perturber son "confort" habituel pour, � plus long terme, gagner au changement.
Finalement,le REMUQ n'attaque pas la FMOQ dans son entier. C'est un excellent syndicat pour la m�decine de bureau. Le REMUQ attaque les ententes FMOQ-MSSS qui d�valorisent la m�decine d'urgence et font perp�tuer la m�decine de corridor et la rar�faction structurelle de l'offre de services. Cette dynamique bien ancr�e empoisonne notre milieu de travail et la qualit� de services au patient bien plus et de fa�on bien plus soutenue qu'une gr�ve qui ne dure que depuis une semaine...
Tu aurais probablement int�r�t � faire un meilleur effort de r�flexion avant de jeter la pierre.
Luc Bessette
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Subject: URG-L: situation dans les urgences/mesures de pression des sp�cialistes
Date: Mon, 16 Dec 2002 18:20:45 -0500
Je suis �tonn� que la liste soit plus occup� � publier les attaques du ReMUQ contre la FMOQ qu'� partager des id�es constructives...
Le but de mon message est d'�valuer comment se vivent dans les autres urgences les mesures de pression des sp�cialistes.
Vous allez dire que HMR est TOUJOURS d�bord� et que cela n'a pas de rapport, mais ce n'est pas comme d'habitude, c'est pire. La radiologie a beaucoup diminu� son d�bit et les patients attendent pour avoir leur cong� sur les �tages. Nous avons atteint le point de saturation maximale jeudi dernier, (3 jours apr�s le d�but des mesures de pression), puis accalmie relative en fin de semaine (relative car il y avait moins de patients � l'urgence, mais proportionnellement il y avait encore moins d'infirmi�res), mais d�s ce matin nous sommes � nouveau satur�s: 95 patients sur civi�re, 40 patients de plus de 48 heures, 61 demandes d'admission en attente..... et 9 patients � coucher sans aucune place � leur offrir.... La moiti� des salles d'examen est en plus occup�e par des patients sur civi�re....
Cette situation est DANGEREUSE, et bien que les revendications des sp�cialistes concernant les conditions de travail soient tout � fait justes, l'horreur (annonc�e et maintenant r�elle) pour les urgences me semble une condition intenable. Qui va se retrouver en cour pour le premier d�c�s �vitable? C'est nous, pas les radiologistes ou les autres.
Comment vivez-vous �a ailleurs? Notre-Dame? Sacr�-Coeur? Quelles pressions exercez-vous? Ou bien alors comment gardez-vous votre calme et comment supportez-vous vos troupes??
Bernard Mathieu, MD
HMR
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