Salut Bernard!

En passant je ne peux que me sentir vis� par le commentaire sur le ReMUQ vs
FMOQ.
Mes commentaires n'expriment que ma propre frustration.
Je n'ai pas consult� le CE du ReMUQ et ces commentaires ne sont pas n'ont
plus ceux de l'AMUQ m�me si je si�ge sur le CE.

Mon milieu est aussi parmi les plus occup� de la province et la perte de nos
effectifs est intimement reli�e � l'�cart de r�mun�ration avec le SRV.
La situation chez nous s'est d�t�rior�e une semaine avant le d�but des
moyens de pression (achalandage plus important et l'accumulation de plus en
plus importante de cas chroniques sur les �tages, manque de personnel
nursing), alors imagine maintenant !
Donc la raison de ma frustration est que les conditions deviennent pires et
que la solution pour ceux qui n'en peuvent plus demeure le SRV (ou
l'Ontario).
Les gens y font en moyenne 40-50% de plus qu'� l'urgence avec en boni
l'absence de stress ou d'heures ingrates.
Comment les convaincre de rester ???

Pour te r�pondre nous tentons du mieux que l'on peut de prendre �a un quart
� la fois.
Nous limitons le plus possible le recours aux consultants.
Nous envoyons des lettres de plaintes comme celles que l'ASMUQ nous a
propos�.
La semaine fut difficile et nous sommes conscient que nous reposons sur une
bombe...

Je crois que nous devons insister aupr�s de notre client�le pour qu'elle
rapporte aux organismes (coll�ge, r�gie, minist�re, d�put�, lettre ouverte
au m�dia) l'ampleur de cette ineptie croissante et de jeu d'autruche.
Et � nous de faire de m�me.



Laurent

Laurent Vanier MD PhD CMFC(MU)
Urgentologue
H�pital Charles LeMoyne



-----Message d'origine-----
De : [EMAIL PROTECTED] [mailto:[EMAIL PROTECTED]]De la part de perdriole
Envoy� : 16 d�cembre, 2002 18:21
� : URG-L Mailing List
Objet : URG-L: situation dans les urgences/mesures de pression des
sp�cialistes


Je suis �tonn� que la liste soit plus occup� � publier les attaques du
ReMUQ contre la FMOQ qu'� partager des id�es constructives...

Le but de mon message est d'�valuer comment se vivent dans les autres
urgences les mesures de pression des sp�cialistes.

Vous allez dire que HMR est TOUJOURS d�bord� et que cela n'a pas de
rapport, mais ce n'est pas comme d'habitude, c'est pire. La radiologie
a beaucoup diminu� son d�bit et les patients attendent pour avoir leur
cong� sur les �tages. Nous avons atteint le point de saturation
maximale jeudi dernier, (3 jours apr�s le d�but des mesures de
pression), puis accalmie relative en fin de semaine (relative car il y
avait moins de patients � l'urgence, mais proportionnellement il y
avait encore moins d'infirmi�res), mais d�s ce matin nous sommes �
nouveau satur�s: 95 patients sur civi�re, 40 patients de plus de 48
heures, 61 demandes d'admission en attente..... et 9 patients � coucher
sans aucune place � leur offrir.... La moiti� des salles d'examen est
en plus occup�e par des patients sur civi�re....

Cette situation est DANGEREUSE, et bien que les revendications des
sp�cialistes concernant les conditions de travail soient tout � fait
justes, l'horreur (annonc�e et maintenant r�elle) pour les urgences me
semble une condition intenable. Qui va se retrouver en cour pour le
premier d�c�s �vitable? C'est nous, pas les radiologistes ou les autres.

Comment vivez-vous �a ailleurs? Notre-Dame? Sacr�-Coeur? Quelles
pressions exercez-vous? Ou bien alors comment gardez-vous votre calme
et comment supportez-vous vos troupes??

Bernard Mathieu, MD
HMR
--- URG-L
Aimeriez-vous obtenir une adresse de courriel @URGENCES.CA?
Suivez-le lien http://www.groupegiroux.com/messagerie pour de plus
amples informations.

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