Un premier h�pital num�rique
Presse Canadienne
Qu�bec
Eon Media, une petite
entreprise de Qu�bec qui a d�velopp� des �crans tactiles et un portail
multim�dia pour les lits d'h�pitaux, participe � la naissance du premier
h�pital num�rique au monde.
Dans cet �tablissement de sant� nouveau
genre, qui doit voir le jour � Birmingham, Alabama, en mars 2004, il ne doit
tra�ner absolument aucun papier. Ni notes de m�decin, ni radiographies, ni
prescriptions.
C'est Health South, une entreprise am�ricaine
propri�taire de 1900 centres de sant� � travers le monde, dont la plupart aux
�tats-Unis, qui m�ne ce projet de 250 millions $US de front.
L'id�e
s'est impos�e quand Health South a commenc� � plancher sur les plans de
r�novation du vieil h�pital de Birmingham. Les ing�nieurs ont vite convenu
qu'il en co�terait moins cher de construire un �tablissement flambant neuf que
de r��quiper les salles d'op�ration, de refaire les chambres et d'ajouter des
bureaux dans l'ancien. En faisant l'inventaire des nouvelles technologies
mises � la disposition du milieu de la sant�, ils ont aussi r�alis� qu'il
�tait possible d'augmenter la productivit� du personnel et d'am�liorer la
qualit� des soins en bannissant l'utilisation du papier. Le concept d'h�pital
num�rique �tait n�.
300 lits
D'une capacit� de 300 lits
r�partis sur 12 �tages - avec h�tel de 40 chambres au dernier plancher pour
les familles des malades - l'h�pital de Birmingham poss�dera un ordinateur
dans chaque chambre.
Les m�decins pourront y lire les r�sultats de
tests sanguins, visionner des radiographies, r�diger des ordonnances et
laisser leurs consignes aux infirmi�res. Ces derni�res pourront, elles aussi,
prendre des notes sur l'�tat du patient et v�rifier � l'aide d'un lecteur
optique si le m�dicament administr� est bien celui qui a �t� prescrit. En plus
d'�tre d�charg�es de t�ches r�p�titives comme prendre la temp�rature ou la
pression du malade : la machine s'en chargera.
Quant aux patients, ils pourront s'informer
sur leurs bobos, consulter Internet, envoyer des courriels et regarder la
t�l�vision sans bouger de leur lit. Et s'ils se l�vent, ils pourront �tre
localis�s o� qu'ils se trouvent dans l'h�pital gr�ce � un syst�me GPS !
Chuck Stark, vice-pr�sident senior aux op�rations pour Health South,
voit plusieurs avantages � l'int�gration des nouvelles technologies dans les
centres de sant�. Il y a moins de temps perdu � faire circuler l'information,
donc le personnel peut intervenir plus rapidement et se consacrer enti�rement
aux soins. Les patients, eux, passent moins de jours � l'h�pital et sont moins
susceptibles d'�tre victimes d'erreurs m�dicales.
De 600 $ � 1200
$US par jour
� C'est un service enti�rement orient� vers
l'utilisateur �, a d�clar� M. Stark, de passage � Qu�bec la semaine derni�re.
L'utilisateur-payeur, faut-il le pr�ciser. Il en co�te en moyenne 600 � 1200
$US par jour aux clients de l'h�pital de Birmingham, l'ancien ou le nouveau,
pour se faire soigner. Celui qui poss�de une assurance m�dicale peut s'en
sortir pour 120 $US par jour.
Trente-neuf logiciels et applications
ont �t� s�lectionn�s par Health South � travers le monde pour faire rouler
l'h�pital num�rique. Eon Media, de Qu�bec, a h�rit� de la portion �
information et divertissement � des patients. Le PatientStation, son produit
vedette, int�gre �galement quelques fonctions m�dicales, comme un lecteur
optique pour identifier et contr�ler le personnel soignant, le patient et les
m�dicaments qu'on administre � ce dernier. C'est l� un ajout de Pixys, la
soci�t� m�re.
Eon Media a �t� achet�e en janvier par l'entreprise de
San Diego, qui con�oit et commercialise des logiciels pour le milieu
hospitalier. Pixys est elle-m�me une filiale de Cardinal Health, une
multinationale de distribution pharmaceutique et de produits m�dicaux dont le
chiffre d'affaires d�passe les 40 milliards $.