> Excellent Claude. J'ajouterai:
>
> Voici en annexe une lettre du président du Collège des médecins au Dr Dutil
> qui traite de crise des urgences, de vente aux enchères des jeunes médecins,
> d'AMP et de mauvaise défense des droits des médecins par leurs syndicats.
>
> Note les dates. 12 ans presque jour pour jour... mêmes causes, mêmes
> intrigues, même constat pathétique.
>
> LB
>
>
>
>
>
>
>> From: Claude Fréchette <[EMAIL PROTECTED]>
>> Reply-To: [EMAIL PROTECTED]
>> To: [EMAIL PROTECTED] (URG-L Mailing List)
>> Subject: URG-L: Radio-Canada Archives
>> Date: Sun, 19 Jan 2003 00:56:28 -0500
>>
>> La nouvelle section "archives" de radio-canada regorge de moments
>> historiques marquants.
>>
>> Dans ce cas-ci par contre, le fameux Dr Grondin est encore bien actuel 32
>> ans plus tard...
>>
>> Claude Fréchette
>>
>> http://archives.radio-canada.ca/url.asp?page=http%3A%2F%2Farchives%2Eradio%2D
>> canada%2Eca%2F500f%2Easp%3FIDCat%3D17%26IDDos%3D213%26IDCli%3D1098%26IDLan%3D
>> 0%26IDMenu%3D17
>>
>> --- URG-L
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Voilà déjà dix ans de pratique et je me sens toujours comme le jeune auquel on dois toujours demander plus, comme si les cheveux blancs (et pourtant ça commence déjà...) amenait une certaine sérénité et sagesse afin d'exiger ce travail aux autres pour la simple raison “que nous avons déjà fait notre part dans les urgences”.
Comment ne pas être frustré de voir un médecin d’un territoire pratiquant en urgence, en soins intensifs, en hospitalisation, se porte volontaire pour aller dépanner un autre territoire alors que des médecins de ce même territoire soient en congés???? (fait vécu).
Il m'apparaît clair qu’au cours des dernières années bien des mds ont reconnu que la pratique de la médecine soit sans facteur contraignant. Ainsi:
- Exit la pratique hospitalière
- Exit l'urgence
- Exit l'obstétrique
- Exit les soins intensifs
Si nous ne voulons par que la pratique de médecine familiale devienne vraiment une médecine axé exclusivement en bureau et qu'ainsi soit retenu à jamais comme exclu ces point, il est impératif que l’urgence redevienne un endroit où DOIT pratiquer la majorité des médecins, afin de redécouvrir une partie de la médecine qui s’atténue de plus en plus. Milieu exigeant mais combien valorisant dans des conditions adéquates. J’entends trop souvent de la part de médecins que l’urgence “ce n’est pas fait pour moi”. Le seul problème c’est qu’on laisse sous entendre que les compétences sont problématiques alors que le plus souvent c’est la pratique en elle-même. On le voit avec la tentative du gvt de ramener ceux qui ont quitter. On se rabat sur ce point en oubliant que la plupart du temps c’est pour ne pas reprendre l’horaire... En passant avez-vous quelqu’un VU UN SEUL MÉDECIN DEMANDER LA FORMATION PRÉVU DANS L’ENTENTE AVEC LA FMOQ-GVT POUR REVENIR DANS LES URGENCES??? Je n’en ai pas vu un... Qui blâmerait avec les conditions actuelles...
Mais ce qui est de notre futur, des prochains “impliqués” sujet que l’on ne parle à peu près jamais. Nos futurs confrères doivent passer par la formation en médecine familiale, formation qui ne laisse que peu de place pendant la résidence pour l’urgence. Je l’ai vécu pendant ma résidence (que de bataille pour augmenter mes stages en urgence), et je le vois depuis plusieurs années. Combien de mois sur deux ans??? Où plutôt COMBIEN DE JOURS! Cela ne va pas en s’améliorant... Et on demande à ces médecins de s’insérer sans problèmes dans nos urgences bondées...
Les dernières statistiques de la même FMOQ nous démontrent que les jeunes forment la majeur partie des médecins pratiquant en urgence et que cette portion diminue avec les années de pratique (fait connu). Reconnaissons aussi que les nouveaux arrivant ne pratique pas autant dans ce domaine ce qui devient un cercle vicieux de plus en plus inquiétant. Bien des choses peuvent expliquer les problème existant, mais n’est-il pas inquiétant de voir que depuis 1970 les mêmes rengaines reviennent? Que les prévisions sur un contrôle bureaucratique au long des années et le fait de les voir survenir n’ont pas amené ces “hommes” à comprendre. Que non seulement ils ne comprennent pas, mais vont tenter encore plus de contrôles gouvernementales (loi 120, loi 142, etc.)?
Non seulement notre cher gouvernement ne reconnaît pas QU’IL EST UNE RESPONSABLE D’UNE GRANDE PARTIE du problème, mais le lecture de ces derniers textes me démontrent que personnes n’apprend non plus des omissions et erreurs passées.
La facilité de fait accepter la loi 142 par la FMOQ me laisse perplexe...
Ce qui m’inquiète le plus c’est que même entre nous rien de bien intéressant ne semble survenir. Les DRMG devaient servir à améliorer certaines points (discussions AMP, discussions sur les ententes inter-établissements pour les urgences) mais je ne vois là que des tentatives d’écoeurement mutuels et ou rien ne se règle... encore une fois. Un peu d’optimisme ne ferait pas de tort....
On doit reconnaître que la pratique de l’urgence nécessite une bonne part d’automutilation. Le seul problème est de savoir où est notre limite!
Espérons qu’un nouveau vent de fraîcheur soufflera sur la profession bientôt!
--
François Paquet, md
Département d'urgence
Hôtel-Dieu de Lévis
Centre Hospitalier affilié à l'Université Laval
Lévis
Président sortant du CMDP (et bien content!)
