Voici le libellé exact:
Merci Claude du temps pris pour nous transmettre ces informations.
Est-ce possible d'avoir le libellé exacte de l'examen en situation complexe. J'ai vu une version papier, il y a maintenant 4 mois.
La lecture voulant que 142 et AMP soient techniquement inopérant est ahurrissante puisque ce fut un argument de vente puissant lors des négo!
Bien amusez-vous bien dans nos urgences.
Alain C
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L'intervention en situation complexe
- Définition : prise en charge, évaluation extensive en raison de la complexité de l'état de santé du patient et/ou de son contexte social ( à titre indicatif : perte d'autonomie, intoxication médicamenteuse et autre, tachycardie stable, infarctus du myocarde ou AVC aigus) incluant l'examen, le traitement et tout autre service médical dispensé par le médecin et incluant également les contacts avec la famille ou tout autre tiers pouvant aider à la résolution du problème. Il n'est pas nécessaire que les services soient dispensés de façon continue dans le temps même pour la première demi-heure. - Caractéristiques :
? l'intervention doit durer au minimum une demi-heure.
? forfait limité à un par patient par séjour du patient au service d'urgence et ne peut être combiné à une facturation à l'acte par le même médecin durant la journée de facturation du forfait.
? Un forfait ne peut être facturé que par un seul médecin pendant le séjour du patient.
? Tarif pour la première demi-heure et, par la suite, par quart d'heure avec, au total, la limite d'une heure et demie pour un patient de moins de 70 ans et d'une heure trois quarts pour un patient de 70 ans et plus.
J’ajouterais aussi qu’il n’est pas nécessaire que la première demi-heure soit continue
et qu’on devrait avoir les codes pour facturer cet acte avant la fin mars.
Pour ce qui est de 142 et des AMP, faut vraiment pas se surprendre. Regarde ce qui
s’est passé avec la loi régissant les PREM. Cette loi est “active” depuis 2000 et ne
touchait avant que les spécialistes. Elle était, dans les faits, inapplicable car la Régie
Régionale de Montréal avait refusé de déposer son PREM et acceptait tous les spécia-
listes qui désiraient s’y installer, comment tu veux faire respecter une loi sur la répar-
tition des ressources si le pôle d’attraction principal ne la respecte pas!
Pour ce qui est du fait que 142 était un “argument de vente” durant les négos, je
voudrais rappeler à tout le monde que si le gouvernement décide de passer une
loi, il a toute la latitude pour mettre ce qu’il veut dedans. Les organismes concernés
ne peuvent que faire des suggestions et n’ont AUCUN droit de veto sur l’acceptation
ou non de ladite loi.
Lors de la réunion de mon association régionale (nous avons refusé le renouvellement
de l’entente), il était clair que les médecins présents rejetaient l’entente justement
parce qu’elle était associée avec la loi 142. Ils ne voulaient RIEN savoir de 142 et ce
même si les représentants de la FMOQ annonçaient clairement que la FMOQ exigeait
que les modalités d’application soient d’abord négociées avant leur application (ce
qui aurait pour effet de “castrer” la loi 142) et que la Fédé ne pouvait opposer son veto
contre la loi 142 si M. Legault décidait de la faire passer.
La loi 142 fut votée par l’Assemblée Nationale, mais avec des modalités d’application
restant à négocier avec la FMOQ (ce qui de fait, reportait aux calendes grecques son
application). La FMSQ a utilisé exactement la même méthode (le gouvernement était
pressé de régler) et demeure régie par la loi 142...selon des modalités d’application
à négocier.
Rendons à César ce qui est à César, les gens qui “vendaient” la loi 142 et les AMP
durant les négos se retrouvaient du coté du MSSS. C’était bon pour l’image...
Salut,
Claude Rivard
