Claude a �crit:

Je voudrais remercier ici tous les m�decins ayant contribu� � la nouvelle
> nomenclature et ayant
> demand� les ajouts suivants lors de mes appels � tous sur le Net:
> -Capacit� de r�p�tition des examens ordinaires lors de la remise des
> r�sultats et des complets
>   si indiqu�.

Mais le libell� dans l'amendement 82 dit

d) Ajouter le sous-paragraphe 2.2.6C suivant :
� 2.2.6C Examens et intervention au service d�urgence des centres hospitaliers et des
CLSC du r�seau de garde int�gr�
1) Examen ordinaire
chaque examen ordinaire implique dans tous les cas un contact avec le patient et
des notes pertinentes consign�es au dossier. Il comprend au moins l�un des services
suivants :
- le questionnaire et l�examen n�cessaires au diagnostic et au traitement d�une
affection mineure;
- l�initiation d�un traitement;
- l�appr�ciation d�un traitement en cours;
- l�observation de l��volution d�une maladie.

Il N,y a aucune mention de recharg� un ordinaire pour donner les r�sultats de tests.  
Pourrait-on m'indiquer o�  cela est indiqu�.

Pierre B
Title: Nouvelle nomenclature
Petit historique de ce qui a amené les changements dans la nomenclature.

Les médecins d’urgence dénonçaient l’ancienne nomenclature comme étant inadéquate pour le
travail d’urgence.   J’ai été proposé à la FMOQ par l’AMUQ pour faire partie d’un comité de révision
de la nomenclature à l’urgence il y a environ 20 mois.  Le comité était composé des Drs Bergeron,
Poulin (chef de St-Agathe, à forfait), Desrosiers et moi-même.  Nous nous sommes rencontrés à
de nombreuses reprises depuis la formation du comité en 2001, beaucoup de ces rencontres
avaient lieu avec les représentants du MSSS.

Je voudrais remercier ici tous les médecins ayant contribué à la nouvelle nomenclature et ayant
demandé les ajouts suivants lors de mes appels à tous sur le Net:
-Capacité de répétition des examens ordinaires lors de la remise des résultats et des complets
  si indiqué.
-Ajout de l’examen gynéco et ophtalmo dans le principal.  Désolé, l’examen pour douleur au
 rachis avec trouble de mobilité n’est pas passé au MSSS.
-Ajout de la situation complexe à la nomenclature.  On a rien inventé, l’Alberta nomme cet
 examen “Critical care”.  Merci au Dr Bruno Bernardin pour m’avoir fait parvenir la nomenclature
 de l’Alberta (an eye opening experience!).
-Augmentation des tarifs des actes et des forfaits (il était temps).
-Salaire pour les chefs.

En revanche on a perdu l’examen complet majeur (examen de toute façon très peu facturé et
qui n’avait pas nécessairement sa place à l’urgence).

La révision de la nomenclature est prête depuis septembre 2002.  Les tarifs liés aux définitions
furent fixés en décembre 2002.  J’aurais aimé que les codes et la nomenclature soient
disponibles en Janvier, mais des impératifs budgétaires (comprendre, faut pas que le budget
2001-2002 soit touché, donc on retarde le tout pour faire en sorte que les docteurs ne puissent
pas facturer avant la nouvelle année fiscale qui débute le 1er avril) ont prévalus sur le gros bon
sens qui disait qu’il fallait au plus sacrant améliorer la tarification à l’Urgence si on voulait y
attirer des docteurs...

Tout ce travail a été fait avant la loi 114, qui est, à mon humble avis...de la grosse merde.

Le futur n’est pas plus rose, la nouvelle nomenclature ne créera pas plus de docteurs.
Ma boule de cristal est trouble, mais j’y vois les éléments suivants:
-Les CLSC ne seront jamais une porte d’entrée du système (ça on le sait depuis longtemps).
-Les GMF (un hybride entre le CLSC et la clinique privée) ne pourront jamais décoller en région
  urbaine.
-L’inscription des clientèles va avoir comme effet direct de limiter l’accès aux soins médicaux,
 ce qui va aggraver le manque d’accès.
-Les PREM devront être appliqués par les RR et les DRMG, ce qui veut dire qu’ils ne seront
 jamais appliqués adéquatement.
-Devant cette autre “crise” qu’il aura lui-même créé, le gouvernement sera tenté de remettre
  sur la table une autre loi 114, qui va toucher TOUS les docteurs, pas seulement ceux à l’urgence.

Je demande donc aux chefs des urgences de bien regarder et surtout de documenter la
dégradation des conditions de pratique à venir (car elle viendra), notamment:
-L’augmentation du nombre d’inscriptions.
-Si possible, le % de patients qui quittent sans voir le médecin (nous sommes passés de 2% à
 presque 10% chez nous).
-Le nombre de congés de maladie chez le personnel infirmier.
-Le % des 24 et des 48 hrs des dernières années.
-L’usage des corridors comme unité d’observation (en heures ou en jours, chez nous c’est en
 semaines).

Comme nous n’avons pas de “clientèles inscrites” à l’urgence, notre rôle de “soupape du
système” deviendra accru et on aura à travailler plus dans des conditions encore plus débiles.

Le tout étant un simple calcul économique, ça coûte moins cher de parquer des patients à
l’urgence en attente de lits sur les étages que d’ouvrir des lits sur lesdits étages ou ailleurs
dans le réseau.  Un jour, un actuaire va regarder combien coûte le dépannage, le jumelage,
les temps supplémentaires à l’urgence et les salaires des urgentologues.  Tant que ça va
coûter moins cher que l’ouverture de lits ailleurs dans le réseau, on va rester dans la merde.

Car mon constat est le suivant en parlant de gros sous, on ne coûte pas encore assez cher
au MSSS...pour l’instant.

La table est mise pour les prochaines négos, préparer vos demandes d’avance.

Salutations,
--
Claude Rivard, md
Chef du Département de Médecine d'Urgence
CH Pierre-Boucher,
Longueuil, Qc
[EMAIL PROTECTED]


Le 25/03/03 08:25, «?Catherine Bich?» <[EMAIL PROTECTED]> a écrit?:

J'avoue que je suis très satisfaite de la nouvelle nomenclature à l'urgence.Le code de situation complexe est un vrai changement,très positif,qui rend enfin justice à tout le temps passé auprès de patients très malades ,qui colle à la réalité de l'urgence.Le premier de ces changements a été le forfait qui,n'en déplaise à certains,a été aussi une chose très positive.

Y'a de l'urgentologue derrière ce nouveau code-là,et derrière l'élargissement du principal.

Les forfaits...la nouvelle nomenclature...quand je compare avec ce que c'était quand j'ai commencé à travailler...c'est incomparable,en fait.

La loi 114 aurait-elle été...une bonne chose?

Non dans son essence,bien sûr.Mais peut-être bien que oui si l'on considère ce qu'elle a entraîné dans son sillage.Et je ne parle pas juste de gros sous.

Quoique,les gros sous,c'est bien sympathique aussi.Merci donc à ceux qui sont derrière ces améliorations.

C.

 


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