Urgences: le comit� d'experts pourrait dispara�tre Le gouvernement Charest songe � d�manteler une structure cr��e pour r�soudre les probl�mes d'engorgement dans les h�pitaux
Isabelle Par� �dition du mardi 3 juin 2003 Mots cl�s : Qu�bec (province), Gouvernement, sant�, urgences, comit� d'experts Le gouvernement Charest songe � d�manteler le comit� d'experts sur les urgences mis sur pied � la fin des ann�es 1990 pour r�soudre les probl�mes chroniques d'engorgement dans les h�pitaux du Qu�bec. Alors qu'hier les urgences de la r�gion de Montr�al vivaient une autre journ�e d'achalandage intense, avec un taux d'occupation frisant les 150 %, Le Devoir a appris que le gouvernement lib�ral avait entrepris de �r��valuer la pertinence� de ce comit�. Compos� de 25 experts, dont des urgentologues et des infirmi�res, ce comit� consultatif, dirig� par le tr�s r�put� Dr Marc Afilalo, responsable des urgences � l'H�pital g�n�ral juif, a pour mandat d'apporter son soutien aux urgences en difficult� et de conseiller le gouvernement sur les choix judicieux � faire pour am�liorer la gestion des urgences et les soins qui y sont donn�s. Or, une lettre vient d'�tre adress�e par la direction des affaires m�dicales du minist�re de la Sant� aux 25 membres de ce comit�, leur faisant part de la r�flexion amorc�e sur leur sort. On y signale qu'en d�pit de cette �r��valuation�, les r�unions des experts d�j� pr�vues et les activit�s de soutien aux h�pitaux en cours sont maintenues jusqu'� nouvel ordre. Au m�me moment, plusieurs urgentologues de ce comit� ont appris que leurs contrats de collaboration avec le minist�re de la Sant�, qui venaient � �ch�ance en juin, ne seraient pas renouvel�s. Hier, au minist�re de la Sant�, on a confirm� qu'une r�flexion �tait bel et bien amorc�e sur le bien-fond� de ce comit�. �Il n'y a rien de chang� pour l'instant. Nous sommes en r��valuation de l'accompagnement qui est d�j� fait. Ce groupe nous a permis de faire un bon diagnostic des probl�mes dans les urgences, de constater les causes d'engorgement et de comprendre qu'elles sont multifactorielles�, a indiqu� hier Dominique Breton, porte-parole du minist�re de la Sant�. Alors que le gouvernement Charest r�p�te que la sant� constitue sa priorit� entre toutes, la porte-parole du minist�re n'a toutefois pu indiquer quelles raisons �taient invoqu�es pour justifier ce changement de cap. Cette derni�re n'a pas non plus voulu dire si des consid�rations budg�taires expliquaient cette remise en question. Une d�cision finale sur le sort du comit� devrait �tre arr�t�e au cours des prochaines semaines. Le sort du Centre de coordination nationale sur les urgences (CCNU), qui harmonise toutes les d�cisions minist�rielles relatives aux urgences, ne serait toutefois pas touch� par la r�flexion engag�e sur la survie du comit� d'experts, a-t-on pr�cis� au minist�re. Selon des sources bien inform�es, la r��valuation en cours ne serait pas �trang�re au casse-t�te financier que vit le gouvernement lib�ral, mais n'en serait pas l'unique raison. �Je crois qu'on veut changer le mandat de ce comit� et le restructurer, parce qu'on consid�re que les principaux probl�mes de l'urgence se situent en amont, � l'ext�rieur des h�pitaux. Pour l'instant, on ne conna�t pas vraiment les tenants et aboutissants de cette d�cision, mais ce serait une erreur d'abolir ce comit�, a indiqu� hier une source du milieu m�dical. Cr�� par l'ex-ministre de la Sant�, Pauline Marois, dans la foul�e du Forum sur les urgences, ce comit� d'experts avait remplac� le Groupe tactique d'intervention dans les urgences (GTI) dont le mandat �tait davantage associ� � celui d'une �police� des urgences. Le nouveau comit� s'�tait quant � lui vu confier le r�le de soutenir et d'accompagner les urgences mal en point. --- URG-L Pour quitter URG-L, envoyez un message a la liste ([EMAIL PROTECTED]) avec, COMME SUJET, le mot REMOVE (rien d'autre).
