Title: Message
Ce qui explique souvent les taux variables de succ�s de l'intubation dans la litt�rature sont non seulement les programmes de formation et d'assurance qualit� mais surtout l'utilisation de m�dicaments facilitant l'intubation avec les meilleurs taux obtenu par les syst�me PH utilisant la s�quence rapide, prouv�e s�curitaire lorsque faites par des param�dics.
 
Mais la statistique qui me concerne le plus, personnellement, c'est le taux d'�checs non reconnus (ie intubations oesophagiennes) avant l'arriv�e au centre hospitalier. C'est l� que le plus de patients peuvent mourrir d'un geste PH tel l'intubation...
 
Fran�ois
 

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Fran�ois de Champlain, MD, FRCPC, CSPQ

Urgentologue

H�pital G�n�ral de Montr�al

Centre Universitaire de Sant� de McGill

H�pital Charles-LeMoyne

Urgences-Sant�

 



-----Message d'origine-----
De : [EMAIL PROTECTED] [mailto:[EMAIL PROTECTED] De la part de axel ellrodt
Envoy� : 21 novembre, 2003 09:34
� : URG-L Mailing List
Objet : URG-L: Scoop and run

----- Original Message ----- From: remypoirson 
Les pam�dics ont aussi un taux d'�chec d'intubation plus important que ceux que l'on a en France. Une diff�rence ne serait-elle pas du � la pr�sence des "m�dics" � cot� des "para".
Le jeudi, 20 nov 2003, � 18:12 Europe/Paris, J.P. Blondeau Ca c'est une g�n�ralit� , est-elle �tay�e ?
Ca c'est une g�n�ralit� , est-elle �tay�e ?
Un peu comme "les anglais jouent mal au rugby". Ou "les blacks sont les meilleurs du monde".  Ou "le foot c'est 22 joueurs et � la fin l'Allemagne qui gagne".
Oui , OK les canadiens, c'est pas du hockey ni du base ball, c'est des jeux d'Europe)
 
Peut- �tre que �a d�pend de o� et quels malades, esszaient -ils d'intuber plus ou moins de malades ? Des morts ou quasi ?
Et quels sont les chiffres de la pratique quotidienne moyenne hors �tude de qualit� ? Myst�re ou pas ?
 
A moins que tu ne l'�taie, mais je doute que � partir de rares �tudes on puisse g�n�raliser.
 
Mieux vaut d'ailleurs parler de succ�s, c'est comme l'on s'indigne "aux urgences , on rate 2% des infarctus (etudes pluricentrique en Am�rique du nord, chez nous on ne sait pas vraiment) ce qui est un r�sultat EPOUSTOUFLANT de haute qualit� surtout lorsqu'on sait lesquels sont loup�s: les plus tordus. Enfin m� je m'�carte du sujet.
 
 
Les EMS (emergency medical services)  qui ont un programme de contr�le de qualit� ont des entrainements annuels en plus de leur pratique, et j'ai ou� dire de taux de succ�s de >95%.  Phil pourrait pr�ciser je crois qu'il en est l'emetteur...
 
 
Une revue rapide de medline montre qu'il existe pas mal d'etudes avec edes resultats parfois mauvais 80 % de succ�s ) et souvent tr�s bons > 95%). Plein d'�tudes sur paaramedics, deux �tudes fran�aise sur intubation par samu (doc ou IADE) 99 -91 % succ�s.
 
 
 
j'ai plac� les r�sum�s medline sur le site suivant, au cas o� ce serait trop lourd
----- Original Message ----- 
Sent: Friday, November 21, 2003 10:21 AM
Subject: URG-L: Scoop and run

Les pam�dics ont aussi un taux d'�chec d'intubation plus important que ceux que l'on a en France. Une diff�rence ne serait-elle pas du � la pr�sence des "m�dics" � cot� des "para".
Le jeudi, 20 nov 2003, � 18:12 Europe/Paris, J.P. Blondeau a �crit :

Article int�ressant pour ceux qui n’�taient pas au courant. Encore plus agressif que le � Scoop and run ï¿½ am�ricain?? Les SAMU en prennent pour leur rhume depuis quelque temps, non?

JPB

 

 

Vivement l'h�pital!

Des interventions trop pouss�es sur les lieux d'un accident augmentent le risque de mortalit� des victimes

Plus le personnel d'urgence envoy� sur le site d'un accident poss�de une formation pouss�e en traumatologie, plus les risques de mortalit� augmentent pour les victimes. Voil� l'�tonnante conclusion � laquelle arrive un groupe de chercheurs canadiens au terme d'une analyse r�trospective de plus de 9 000 accidents graves survenus entre 1993 et 1998, � Toronto, Montr�al et Qu�bec.

L'�tude, publi�e dans les pages de la revue scientifique Annalsof Surgery par Andr� Lavoie, du D�partement de m�decine sociale et pr�ventive de l'Universit� Laval, et par ses coll�gues montr�alais et torontois, d�montre que le taux de mortalit� se situe � 18 % lorsque des techniciens ambulanciers dispensent les services pr�-hospitaliers d'urgence sur le site d'un accident. Par contre, ce chiffre grimpe respectivement � 24 % et � 35 % lorsque l'intervention pr�-hospitali�re est men�e par des techniciens m�dicaux d'urgence (paramedics) ou par des m�decins. Quand les chercheurs restreignent leurs analyses aux cas de traumatismes graves dont les victimes auraient pu sortir vivantes, les statistiques de mortalit� passent � 26 % pour les ambulanciers, � 28 % pour les techniciens m�dicaux d'urgence et � 32 % pour les m�decins.

Pour Andr� Lavoie, la cause des r�sultats contre-intuitifs rapport�s dans l'�tude n'est pas un myst�re. "Plus la personne que vous envoyez sur le terrain peut appliquer de techniques pour stabiliser le patient, plus elle en fait. Ces manoeuvres peuvent avoir un effet n�gatif parce qu'elles retardent d'autant l'arriv�e du patient au centre de traumatologie." Pr�cisons que l'�tude portait sur trois villes dot�es de centres sp�cialis�s en traumatologie et que les cas consid�r�s (accidents de la route, accidents de travail, chutes, etc.) ne comprennent pas d'�v�nements comme les accidents cardiaques.

Le mieux, ennemi du bien
Les chercheurs ont tir� profit du fait que, au moment de l'�tude, Qu�bec, Montr�al et Toronto utilisaient trois types distincts de services pr�-hospitaliers d'urgence pour comparer les m�rites respectifs de chaque mode d'intervention. � Qu�bec, des techniciens ambulanciers dispensent les services de base (immobilisation, pansements, etc.) sur les sites d'accidents. � Toronto, le travail est assur� par des techniciens m�dicaux d'urgence, qui ont une formation sp�cialis�e dans ce type d'intervention, et, � Montr�al, des m�decins accompagnaient l'�quipe d'urgence. Ces deux groupes de sp�cialistes dispensent des soins plus �labor�s que les ambulanciers sur les lieux d'accidents. "Depuis deux ans, les m�decins montr�alais ne vont plus sur les sites d'accidents", pr�cise toutefois Andr� Lavoie.

Cependant, le d�bat persiste dans le monde m�dical quant � la pertinence d'inclure des m�decins dans les �quipes d'urgence d�p�ch�es sur les lieux d'accidents. Des pays europ�ens, notamment la France, l'Angleterre et l'Allemagne, utilisent encore cette strat�gie, souligne Andr� Lavoie. Ici m�me au Qu�bec, des discussions ont cours quant � l'�ventail de manoeuvres que les ambulanciers devraient avoir droit de pratiquer sur les victimes d'accidents. "Nos �tudes d�montrent que, pour augmenter les chances de survie d'une personne bless�e, il faut s'en tenir � l'essentiel sur le site de l'accident, prendre le patient et le transporter le plus vite possible dans un centre de traumatologie", conclut le chercheur.

Le commentaire �ditorial de la revue Annalsof Surgery invite le monde m�dical � ne pas "s'asseoir" sur les r�sultats de l'�tude canadienne: "S'ils sont convaincants, nous devons les mettre en pratique d�s maintenant. S'il nous faut plus de preuves, nous devons nous donner sans tarder un �ch�ancier pour r�aliser d'autres �tudes. Ne rien faire pour prot�ger notre biais en faveur d'interventions pr�-hospitali�res pouss�es irait � l'encontre de notre responsabilit� premi�re de ne pas faire de tort aux patients."


Dr R�my POIRSON
SAU SAMU SMUR de Roanne
[EMAIL PROTECTED]

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