Dans l'affaire Ren� Lacombe c. H�pital Maisonneuve-Rosemont, l'h�pital Maisonneuve-Rosemont �tait poursuivie comme seule d�fenderesse par le fr�re d'une patiente d�c�d�e � l'urgence de l'h�pital Maisonneuve-Rosemont en 1998, pendant qu'elle attendait sur une civi�re. Malgr� que le demandeur n'a fait entendre aucun expert, il a convaincu le juge Guthrie que le syst�me mis en place par l'h�pital �tait d�ficient. L'Honorable juge Gutherie a motiv� son jugement comme suit : Un h�pital doit veiller � ce que les lieux dans lesquels le patient est plac� soient exempts de p�ril pour sa sant� ou sa vie. Dans un certain sens, l'urgence est le n�vraxe d'un h�pital. Les gens qui arrivent en ambulance, bless�s ou malades, sont extr�mement vuln�rables pendant qu'ils attendent pour voir un m�decin. Laisser une vieille dame, qui ne pesait que 80 livres et qui avait un probl�me respiratoire, couch�e toute seule sur une civi�re dans un corridor de l'urgence entre 1 h 30 et 5 h 30, est une situation qui ne devrait pas �tre permise par l'H�pital. Le 1er f�vrier 1998, il n'existait pas de syst�me de sonnette pour les patients qui attendaient, couch�s sur des civi�res, dans les corridors de l'urgence. Nulle part dans la � politique de triage � (pi�ce D-3) ne retrouve-t-on d'instructions aux infirmi�res de l'urgence de l'H�pital concernant la r��valuation des patients cat�goris�s � � tour de r�le � qui devaient attendre des heures et des heures (dans le cas pr�sent, quatre heures) avant qu'ils ne puissent �tre vus par le m�decin omnipraticien de garde. L'H�pital pr�tend que la mort est arriv�e soudainement, ce qui a emp�ch� Mme Lacombe de donner l'alerte et demander de l'aide en temps opportun ou une infirmi�re, circulant dans le corridor, de s'apercevoir de sa d�tresse. C'est facile pour l'H�pital de pr�tendre cela mais il n'en demeure pas moins que, depuis plusieurs ann�es d�j� avant le 1er f�vrier 1998, l'H�pital tol�rait un syst�me d�ficient de suivi et de surveillance dans les corridors de l'urgence. L'H�pital n'a pas r�ussi � prouver que le d�c�s de Mme Lacombe n'�tait pas d� � une faute de sa part en tol�rant une situation dangereuse dans les corridors de l'urgence. �
Le juge Gutherie a condamn� l'h�pital � la somme de 9 000 $ pour compenser les dommages subis par le demandeur suite au d�c�s de sa soeur.
From: [EMAIL PROTECTED] (Catherine Bich) Reply-To: [EMAIL PROTECTED] To: [EMAIL PROTECTED] Subject: URG-L: point de vue nord-sud Date: Sun, 11 Jan 2004 3:40:31 -0500
> Tu remets les pendules � l'heure.C'est bien.
Ce que voulait dire ma copine,je crois,c'est que nous pourrions faire mieux avec ce que nous avons.Elle parlait d'organisation,pas de niveau de soins.
Parce que qu'en effet,nul ne saurait comparer les soins ici avec....l'absence de soins d'ailleurs.C'est malheureusement l'humanit� � deux vitesses.
Bye
> From: "Luc Bessette" <[EMAIL PROTECTED]>
> Date: 2004/01/10 Sat PM 08:33:18 EST
> To: [EMAIL PROTECTED]
> Subject: URG-L: point de vue nord-sud
>
> Je me rappelle un stage de m�decine � Ballabgarh dans le nord-ouest de
> l'Inde:
>
> Il n'y avait pas de malades dans les corridors... mais une moyenne de 3
> patients diff�rents par lit qui faisaient la rotation pour dormir.... un
> taux de mortalit� de 10% par jour!
>
> Un jour, je vois une jeune fille fi�vreuse... l'h�pital n'a pas
> l'antibiotique n�cessaire pour la traiter... le p�re est avis�... il s'en va
> qu�rir l'argent pour acheter le m�dicament aupr�s du propri�taire terrien
> pour lequel il travaille... cela repr�sente environ un an de salaire... � un
> taux usuraire...
>
> � son retour, sa fille est morte... peu importe, la dette est contract�e...
> � taux usuraire... il ne pourra probablement pas la rembourser de toute sa
> vie... ses enfants seront assign�s au travail obligatoire par son cr�ancier
> pour �ponger la dette...
>
> Un autre jour, je parle au sp�cialiste en sant� publique..il me dit qu'il
> est oppos� au traitement m�dicamenteux de la tuberculose chez les patients
> non contagieux.. puisque l'Inde n'a pas les moyens de se payer ces
> m�dicaments...
>
> Un autre jour, � la clinique de p�diatrie..un enfant de 1an et demi.. 5
> lbs..les fesses pliss�es... aucune graisse ...d�nutrition s�v�re....
>
> Quand je suis revenu � Montr�al, j'ai fait un cours de n�onatalogie au
> Jewish... pr�matur� de 28 semaines... 3 semaines aux soins intensifs.. 2
> arr�ts cardio-respiratoires... convulse 11 heures par jour... 3 �me arr�t
> cardio-respiratoire..le r�sident met la p�dale douce... le patron est avis�
> du m�contentement de la famille... il y avait une photo du Sacr�-Coeur de
> J�sus au-dessus de son isolette...une voyante leur avait dit que leur fils
> ferait une grande contribution � l'humanit�... le patron a donn� un char de
> merde au r�sident...
>
> J'ai calcul� le co�t des soins du quasi-avorton... de quoi nourrir un
> village indien pendant 1 an et demi...
>
> D�sol�... je sais que les civi�res dans les corridors c'est pas sympa et je
> suis partisan du choix priv�/public... mais, excusez-moi..je n'ai pas
> vraiment envie de pleurer sur notre triste sort..et puis, la libanaise,
> peut-�tre qu'elle parlait de l'h�pital am�ricain � Beyrouth...
>
> Sans rancune mais peut-�tre y a-t-il int�r�t � voyager un peu....
>
> Luc Bessette
>
>
> >From: Michael Garner <[EMAIL PROTECTED]>
> >Reply-To: [EMAIL PROTECTED]
> >To: [EMAIL PROTECTED]
> >Subject: URG-L: point de vue nord-sud
> >Date: Fri, 09 Jan 2004 14:29:07 -0800
> >
> >Pour ajouter, il y a deux ans, � pareille date, une journ�e
> >particuli�rement
> >encombr�e mais pas exceptionnelle � l'urgence de Sacr�-C�ur, je regarde une
> >de nos internistes, originaire du Liban, en lui disant que "�a n'a aucune
> >exp�ce de bon sens"
> >
> >J'ai �t� assez surpris de l'entendre dire qu'elle n'avait m�me pas v�cu des
> >conditions semblables pendant la guerre au Liban...
> >
> >NB Ca s'est pas mal am�lior� depuis, mais le potentiel demeure
> >
> >M Garner
> >HSC
> >
> >
> >Je parlais justement avant-hier � une copine m�decin qui fait beaucoup de
> >travail en pays du tiers-monde et qui "compl�te" (entre deux missions) avec
> >du travail � l'urgence au Qu�bec,question de ne pas perdre la main avec la
> >m�decine "moderne".Elle a �videmment un point de vue diff�rent et je me
> >disais qu'elle serait peu impressionn�e par le genre de "scandale"que
> >constitue les taux d'occupation de nos urgences...
> >
> >Je m'attendais un peu � ce qu'elle me dise qu'on �tait g�t� et patati et
> >patata,mais oh surprise,elle m'a fait une r�ponse qui m'a �tonn�.Elle
> >trouve
> >relativement intol�rable que la premi�re ligne soit aussi peu accessible,et
> >que nos urgences d�bordent � ce point,compte tenu de notre richesse
> >relative.Elle d�plore entre autres le fait que bien des gens,dans notre
> >province,souffrent de pathologies aigues et chroniques et ne peuvent avoir
> >acc�s � un m�decin de famille pour leur suivi et prise en charge.
> >
> >Bref,elle ne nous a pas trait� d'enfants g�t�s,loin de l�.
> >
> >C.
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