Le 24 juin 04, à 15:39, [EMAIL PROTECTED] a écrit :


je ne connais pas le rationnel pour l'utilisation de clonidine dans les DT,
as tu un peu de biscuit à nous faire partager ?


P Le Conte, Nantes
--- URG-L
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Le point de départ a été une analogie avec le sevrage aux morphiniques où la clonidine a montré depuis longtemps son efficacité. Quelques essais publiés, la dernière revue de la littérature (JAMA, 97) concluait à une efficacité en association avec un tranquillisant mais pas en monothérapie. Peut-être est-ce juste l'effet sédatif ?


Les récepteurs aux imidazolés (alpha-2-like présynaptiques)— point d'impact de la clonidine — du tronc cérébral , lorsqu'ils sont inhibés, entraînent des réactions de manque : tremblement,excitation etc.
On sait par ailleurs que l'administration répété de morphine (mais aussi de tabac, d'alcool etc.) a une action excitatrice sur ces récepteurs. D'où l'idée de substituer la stimulation par la morphine par la stimulation à la clonidine pour dissocier le sevrage "pharmacologique" du sevrage "psychologique".


Dr Philippe Michel
SAMU 95 --- réanimation polyvalente St Germain en Laye
— mes opinions sont les miennes et non celles du service —

Dans une dispute, la vérité a un pied sur chaque rive.
--- URG-L
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